A la découverte de Pascal Scimè, le troisième larron de Complètement Foot.
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A la découverte de Pascal Scimè, le troisième larron de Complètement Foot. Cela me flatte même si je n'ai pas cette prétention. Si je véhicule cette image, c'est parce que j'essaie de faire au mieux mon boulot. J'aime dénicher des informations que l'amateur de foot ne possède pas. C'est un travail non quantifiable. Je regarde des matches, je visite des sites italiens, portugais, allemands... Il y a 20 ans, cette information n'était pas à notre portée. Aujourd'hui, il suffit d'un peu chercher pour la trouver. C'est un fils d'ouvrier italien qui a opté pour des études en journalisme et en sciences politiques. Gamin, je rêvais d'être journaliste sportif. Ado, j'ai voulu m'orienter vers une formation plus... sérieuse. Après mes études, j'ai d'ailleurs travaillé comme relation publique pour une entreprise d'électroménagers ! Etudiant, j'avais réalisé des piges en télé pour Michel Lecomte et, un jour, l'opportunité d'obtenir un contrat en radio s'est présentée. A la base, je n'étais pas amateur de foot en radio. J'y ai pris goût à l'unif et, aujourd'hui, j'adore. C'est le média le plus complet et le plus difficile. Ce serait plus simple de se mettre d'accord à l'avance mais je n'en vois pas l'intérêt. Peut-être que cela fonctionne de la sorte ailleurs mais pas chez nous. On part du principe que chaque avis est pertinent. Marc a tendance à être optimiste. Je ne suis pas pessimiste mais réaliste. J'ai joué au foot, j'ai fait des études et j'ai compris que ce n'est pas toujours le sportif qui régit le sportif. Aujourd'hui, j'hésiterais à inscrire mes enfants dans un club. Des joueurs de 8 ans sont scoutés, des entraîneurs de jeunes ne pensent qu'aux titres, des parents insultent les gamins... Il est digéré et nous avons encore des contacts. J'étais un peu au courant de ce qui se tramait. Nous avons eu plusieurs semaines pour repenser l'émission. Une autre personnalité a pris sa place. Marc a son style et n'a pas peur de faire parler de lui avec des prises de position courageuses. C'est un autre challenge. Le public est plus large et les sujets sont donc moins techniques. En soirée, tous les matches étaient finis, le travail était mâché et on était sûr de toucher un public de passionnés. Mais d'après les échos reçus, nous sommes dans le bon. PAR SIMON BARZYCZAK