Bernard Tapie a été l'homme en vue d'une époque mais est-il encore celui de ce début de siècle? Au fil des semaines, la réponse, négative, se précise de plus en plus. Avec le recul, on se rend compte qu'il complique la tâche de tout le monde, charge ses coaches de tous les maux du monde, etc. Même si les joueurs de l'OM ne voulaient plus travailler avec Ivic, ce dernier n'aura pas supporté que Tapie p...

Bernard Tapie a été l'homme en vue d'une époque mais est-il encore celui de ce début de siècle? Au fil des semaines, la réponse, négative, se précise de plus en plus. Avec le recul, on se rend compte qu'il complique la tâche de tout le monde, charge ses coaches de tous les maux du monde, etc. Même si les joueurs de l'OM ne voulaient plus travailler avec Ivic, ce dernier n'aura pas supporté que Tapie prenne toutes les décisions, change pas mal de plans à la dernière minute, etc. Tapie va-t-il en venir aux mains avec tous les Marseillais? Il y a eu ce conflit avec Pierre Dubiton, le directeur du club, qui n'est pas terminé. La semaine passée, "BT" a saqué José Anigo. Le divorce n'a pas été tendre. "Je ne supportais plus d'être un pantin, un animateur de séance plus qu'un entraîneur", a lancé Anigo. "Je lui ai dit ce que je pensais et il a rétorqué que c'était mon jour de gloire. A Lens, il m'a fait passer pour un con aux yeux de tout le monde. Tapie a dit ouvertement qu'on avait perdu à cause de moi. Il assure partout qu'il fait les choix, alors qu'il les assume. Ivic est parti parce qu'il n'avait pas les mains libres. Je ne suis pas un caméléon capable de tout subir de sa part". Tapie lui a rétorqué qu'il avait gagné six titres et une Coupe d'Europe. La réponse de José Anigo n'a pas tardé, comme un rappel du passé: "On sait comment vous les avez gagnés". La vie à deux devenait impossible. Il s'avère de plus en plus que le retour de Super-Nanard à Marseille n'était pas une bonne idéeé car le battant des années '80 est dépassé dans son management des hommes. Samedi passé, BT évoquait le transfert de Jardel, soulignait que Djorkaeff était le joueur idéal pour son club, etc. N'est-ce que de la poudre aux yeux? En fait, comme Franck Leboeuf le soulignait, l'OM a deux mois de retard dans tout son travail de reconstruction. On se demande ce que Vedran Runje et Daniel Van Buyten (ils ont joué à Bastia mais Waseige n'a pas voulu nous donner le résultat du scouting) font dans ce bâteau ivre dirigé par le duo formé par Josip Skoblar et Marc Lévy. Jospeh Yobo (qui a aussi joué à Bastia ) est déjà à Tenerife! (P.Bilic)