Infrastructures Période de liftings

C'est là que le bât blessait lorsque le club est monté en D2, il y a un an. Après des aménagements de fortune, la Neuville va prochainement subir un nouveau lifting avec l'amélioration de l'éclairage, des business seats et des travaux de stabilisation. Coût : 2,5 millions pris en charge à 60 % par la Région et à 40 % par la Ville.
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C'est là que le bât blessait lorsque le club est monté en D2, il y a un an. Après des aménagements de fortune, la Neuville va prochainement subir un nouveau lifting avec l'amélioration de l'éclairage, des business seats et des travaux de stabilisation. Coût : 2,5 millions pris en charge à 60 % par la Région et à 40 % par la Ville. L'école des jeunes, qui regroupe 550 jeunes (soit 200 de plus que celle du Sporting), a également rendu un dossier d'aménagement du site de Marchienne. Cela coûtera 1,8 million d'euros (60 % par la Région, 40 % par la Ville). Ce mastodonte (4 terrains) qui s'autogère en ASBL génère un coût de 300.000 euros par an mais sert de vitrine au club. C'est également sur le site de Marchienne, dans l'ancien stade communal, que l'équipe Première s'entraîne, à proximité des quatre terrains de l'école des jeunes. Sans le président Aziz Alibhaï, l'Olympic n'existerait plus. " Les recettes représentent le strict minimum ", affirme Pol Marchal, le secrétaire du club. " Et trouver des sponsors n'est pas évident. Surtout dans notre zone économique. Pour mettre un panneau à 250 euros, il y a toujours quelqu'un mais pour attirer des gros sponsors, c'est plus difficile. " Heureusement que l'Olympic peut compter sur le soutien de Match et Carsid, qui représentent 50 % des recettes sponsoring. Car, l'Olympic marche également sur les plates-bandes du Sporting, les deux clubs chassant le même gibier. Donc, c'est sur le président que l'on compte pour boucler les 80 % du million d'euros de budget. Comme tous les clubs de D2 qui sont toujours en conflit avec la Ligue Pro, l'Olympic ne touche rien en droits TV malgré l'arrivée de l' Exqi League. Quant au merchandising, il est pratiquement à l'état embryonnaire avec une petite boutique au sein du stade de la Neuville où on peut acheter des maillots et des écharpes. Le club a longtemps été au bord du gouffre. En 2000, après avoir été placé en concordat judiciaire, l'Olympic était poussé par la ville à la fusion avec Marchienne. Un prêt de 250.000 euros avait été consenti, les dirigeants des deux clubs se chargeant de le rembourser. La présidence de Daniel Vegis (toujours en poste dans un rôle honorifique depuis l'arrivée d'Alibhaï, il y a trois ans) n'a pas porté ses fruits. Mais l'investisseur indien a changé cette donne. Alibhaï détient désormais 100 % de l'actionnariat. Les dettes ont été presque toutes effacées et le club a même arraché une promotion en D2. Un projet de synergie existe entre l'Olympic et Ivoire Académie. Depuis lors, le club s'est professionnalisé, notamment sous la conduite de Julie Taddeï, partie en fin de saison dernière et dont les fonctions ont été redistribuées au sein du club. Si l'avenir sportif ne s'est pas dégagé, le financier a trouvé une relative stabilité. La Ville de Charleroi et la Région interviendront pour les travaux du stade de la Neuville et dans ceux de l'école des jeunes. Mais la Ville alloue également un subside à l'école des jeunes en fonction du nombre d'enfants. Ainsi, l'Olympic reçoit 5.730 euros (750 pour le fonctionnement et 5.000 pour les tournois internationaux). La montée en D2 n'a généré aucune hausse du chiffre des spectateurs : à peine 400 entrées payantes et 250 abonnements. Dans un stade de 8.000 places. " Nous comptons beaucoup de vieux supporters et il n'y a pas eu de renouvellement. Nous n'avons pas su sensibiliser la nouvelle génération qui préfère le Sporting ", explique Pol Marchal, le secrétaire du club. Cette faible assistance n'apporte pas l'ambiance attendue. Dommage pour une équipe qui, par son statut d'historique, suscitait encore beaucoup d'engouement dans la région. En D3, il y a quelques années, les Dogues étaient encore suivis par 5.000 personnes ! par stéphane vandevelde