Trois mois après son renvoi, Ariel Jacobs évoque Lokeren. Et il soupire souvent. " En général, ce n'était jamais assez. Nous avions gagné ? Le jeu n'était pas bon. Un match nul ? Nous aurions dû gagner. On m'avait prévenu mais de fait, Lokeren est un club difficile. Les joueurs souffraient de la situation. Le président Roger Lambrecht attendait trop d'un noyau affaibli par rapport à la saison précédente ".
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Trois mois après son renvoi, Ariel Jacobs évoque Lokeren. Et il soupire souvent. " En général, ce n'était jamais assez. Nous avions gagné ? Le jeu n'était pas bon. Un match nul ? Nous aurions dû gagner. On m'avait prévenu mais de fait, Lokeren est un club difficile. Les joueurs souffraient de la situation. Le président Roger Lambrecht attendait trop d'un noyau affaibli par rapport à la saison précédente ". Goran Drulic, HakimBouchouari et AristideBancé, les avants les plus productifs, n'avaient pas été remplacés : " Les cassettes sont le seul critère pour embaucher un joueur à Lokeren. Je devais les visionner moi-même. Nul n'avait vu jouer GoranMaznov. En sept saisons, il n'avait marqué que 16 buts. Le directeur sportif Willy Verhoost m'a répondu qu'il avait marqué au Mondial. Oui, contre l'Equateur... Par contre, AdekambiOlufade, qu'on nous avait proposé, n'avait joué qu'une demi-heure au Mondial et ce n'était pas assez bon... Il éclate à Gand. Tout était à l'avenant ". A son renvoi, Lokeren avait inscrit sept buts : " Le coach est le bouc émissaire des erreurs des dirigeants. On me reprochait aussi d'aligner Besnik Hasi ou Runar Kristinsson ou les deux de concert car j'étais trop défensif avec Hasi... Sa place était destinée à Vukomanovic. J'ignore pourquoi. Il ne prend jamais ses responsabilités ". Comme les autres Slaves, hormis Hasi, Vukomanovic est le joueur de Dejan Vjelkovic, le manager maison du Sporting. " Lokeren voulait aussi se défaire de Runar mais il n'a trouvé aucun remplaçant. Ses jours restent comptés, puisque le club a enrôlé le Congolais MarcelMbayo et le Serbe Ivan Jovanovic ". Jacobs avait à peine concédé deux défaites que la direction dînait avec Slavo Muslin : " Elle a alimenté les spéculations et accru la pression. Ce fut pis quand Moscou le renvoya. Pourtant, il ne semble pas avoir quitté Lokeren en si bons termes que ça. Lambrecht voulait le garder mais Muslin en avait marre. Pour forcer son départ, il a levé le pied. Comme le président me l'a dit, c'est ce qui explique le revers 5-1 en Coupe à Beveren ". Jacobs s'étonne de l'indifférence générale : " Les joueurs étaient opposés au retour de Muslin, à part les Slaves. Je ne comprends pas quel lien unit Muslin au président. Il obtient toujours carte blanche, moi j'avais carte noire. Il ne prend pas plus de points, pourtant. Après un nouveau revers, un ami m'a récemment envoyé un sms : la mayonnaise ne prend pas encore, c'est de la sauce mousseline " . JAN HAUSPIE