J'ai aimé Le retour de la sérénité au Brussels

Enfin une victoire dans un match à 6 points. Et une nouvelle confirmation que quand ça se calme dans la coulisse, l'équipe peut retrouver son football. On a revu des joueurs qui s'extériorisaient. Si Johan Vermeersch acceptait de copier Jos Vaessen, le Brussels ne s'en portera que mieux. Depuis que Vaessen se cale dans la tribune et ne fait plus des déclarations à l'emporte-pièce, Genk va quand même beaucoup mieux. C'est là-bas que Johan Vermeersch et Abbas Bayat devraient aller prendre des leçons. Dender confirme qu'il est trop juste pour la D1. Son coach dit que le groupe s'entraîne très bien mais ce n'est pas assez. Si cette équipe ne transfère pas intelligemment au mercato d'hiver, elle est cuite. Reste à voir si la direction a les moyen...

Enfin une victoire dans un match à 6 points. Et une nouvelle confirmation que quand ça se calme dans la coulisse, l'équipe peut retrouver son football. On a revu des joueurs qui s'extériorisaient. Si Johan Vermeersch acceptait de copier Jos Vaessen, le Brussels ne s'en portera que mieux. Depuis que Vaessen se cale dans la tribune et ne fait plus des déclarations à l'emporte-pièce, Genk va quand même beaucoup mieux. C'est là-bas que Johan Vermeersch et Abbas Bayat devraient aller prendre des leçons. Dender confirme qu'il est trop juste pour la D1. Son coach dit que le groupe s'entraîne très bien mais ce n'est pas assez. Si cette équipe ne transfère pas intelligemment au mercato d'hiver, elle est cuite. Reste à voir si la direction a les moyens de faire ces efforts. Au hasard d'une exposition sur le foot, j'ai croisé le président de l'Union Belge. Nous avons eu une bonne discussion, c'était très détendu. Il m'a dit : -Nous sommes arrivés dans une situation où je dois taper sur la table. Je lui ai répondu : -Il est plus que grand temps, Monsieur le président. J'ai vraiment eu l'impression qu'il était devenu conscient de la gravité de la situation. Il comprend que notre football perd dangereusement ses plumes, à l'image de toute la Belgique. Il voit maintenant qu'un président de club prend des mesures spectaculaires quand son équipe ne tourne pas et semble décidé à faire la même chose. J'ai eu l'impression que des choses allaient changer très prochainement. Je ne parierais plus sur l'avenir de René Vandereycken chez les Diables Rouges. Je ne dis pas qu'il faut lui tendre un poteau et une corde mais il doit lui aussi comprendre que sa place n'est plus à l'Union Belge. Au Cercle, on râle de ne pas avoir battu le Club et je le comprends. Ça fait toujours mal de se retrouver les mains vides quand on a montré les plus belles choses. Jonathan Blondel a osé déclarer que le Club avait dominé ce match. Ah bon ? J'ai vu un Cercle plus entreprenant, plus créatif, plus attractif. Mais il y a la réalité du classement : le Club reste en tête grâce à ses deux buts chanceux. J'aimerais bien qu'on ait un leader plus convaincant. Une équipe qui ne se contente pas d'enchaîner les petites victoires sur un seul but d'écart. Les hommes de Jacky Mathijssen ne m'ont toujours pas convaincu. Si Anderlecht était moins moribond et si le Standard n'avait pas subitement perdu de son charme, le Club ne serait jamais en tête. On est actuellement condamné à constater que le moyen supérieur est bon... C'est malheureux car les assistances de cette saison montrent que les gens ont envie de revenir au stade. Tout ce public mérite un autre spectacle. Moi, je continue à rechercher les ingrédients qui me permettraient de m'enflammer. J'en trouve au Cercle et épisodiquement à Mouscron, mais pas ailleurs. Petit match européen à Aalborg, petit résultat. On sait que les Nordiques ne sont pas des poètes. Alors, que les Anderlechtois ne viennent pas se plaindre d'être tombés contre des types qui mettaient le pied. Leur piètre prestation au Beerschot n'a fait que confirmer une évidence : ce Sporting-là est très malade et le C4 de Vercauteren a couronné une période plus que délicate. Je m'interroge sur la gestion du banc, qu'on qualifie comme le meilleur de Belgique. Frankie Vercauteren ne voulait-il pas faire tourner son effectif quand des gars n'en pouvaient plus ? Il continuait à faire jouer des types en méforme, blessés ou à moitié rétablis. Fallait-il absolument que les transferts reçoivent le maximum de temps de jeu ? C'était incompréhensible. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing) propos recueillis par pierre danvoye