Import-export

Exactement 42 des 57 footballeurs enrôlés durant ce mercato hivernal par les seize clubs de D1A sont étrangers. Soit 74%. En même temps, les clubs ont vendu 58 étrangers, en moyenne quatre par équipe. Beaucoup de clubs restent des sociétés d'import-export. À chaque période de transferts, les belles paroles sur l'éclosion des talents du cru s'envolent. Seul le KRC Genk, qui possède pourtant un matelas confortable, a fait savoir que le départ d'un pion aussi important que Sander Berge devait être résolu en interne. Il a par ailleurs fait savoir qu'il comptait encore investir dans son académie.

Anderlecht s'est surtout renforcé en-dehors du terrain.

Ce mercato a été le théâtre de constructions de plus en plus bizarres. On a acheté des joueurs pour les louer. Comme le défenseur ostendais Wout Faes, transféré au Stade de Reims mais prêté immédiatement à Ostende. Ça rapporte un peu d'argent à l'équipe du Littoral, dont la comptabilité fait apparaître un nouveau déficit de 9,6 millions durant la saison 2018-2019, la perte totale s'élevant à 23,2 millions.

L'histoire nous apprend qu'on trouve rarement la perle rare en janvier. C'est à Anderlecht qu'ont eu lieu les mouvements les plus spectaculaires. Mais en-dehors du terrain. L'arrivée de Karel Van Eetvelt et de Wouter Vandenhaute a renforcé l'encadrement mais en football, la vérité se situe sur le gazon et nulle part ailleurs. Marc Coucke a commis une erreur de jugement en prenant le pouvoir. Il a passé le balai dans le personnel en oubliant de renforcer efficacement l'équipe, convaincu que la présence et le charisme de Vincent Kompany résoudraient beaucoup de problèmes.

© BELGAIMAGE

Quoi qu'il en soit, Anderlecht va entamer un nouveau chapitre de son histoire. Il a peu de marge financière. Ses achats ne sont pas impressionnants, d'ailleurs. Le Serbe Dejan Joveljic n'a encore que vingt ans et n'a disputé que quatre matches de championnat à l'Eintracht Francfort. Le Croate Marko Pjaca semblait promis à un avenir en or en 2016, lors de son transfert pour 23 millions du Dinamo Zagreb à la Juventus, mais depuis, il n'a pas concrétisé ses promesses et est devenu un éternel espoir, en partie à cause de blessures. Reste à voir s'il va éclore à Anderlecht. Le transfert de ce genre de footballeurs constitue toujours un risque, comme on l'a vu l'été dernier avec celui tant applaudi de Samir Nasri.

La récente campagne de transferts n'a pas été marquée par une ligne claire, ne serait-ce que parce qu'il faut saisir les opportunités du moment. Le Club Bruges a fini par combler son manque de force de frappe en embauchant le Tchèque Michael Krmencik, un avant rapide et puissant qui offre des possibilité de variation grâce à sa consistance mais qui doit être intégré au système. Cette tâche est taillée à la mesure de Philippe Clement. L'entraîneur a tranché par sa sérénité durant une période qui a incité certains à parler d'un passage à vide.

Quant à son voisin le Cercle, il a saisi sa dernière bouée de sauvetage et a engagé huit nouveaux joueurs, offrant même un contrat de longue durée à certains d'entre eux. Le noyau comporte désormais vingt étrangers et huit Belges. Sa rétrogradation étant quasi acquise, on ne sait pas trop bien ce qui va se passer.

Malines a misé sur la continuité et n'a pas embauché le moindre joueur pour son noyau A. L'ambiance reste fantastique. Même samedi, quand Malines a encaissé un troisième but face à La Gantoise, les supporters ont continué à chanter. Le football reste une fête derrière les casernes.

Import-export Exactement 42 des 57 footballeurs enrôlés durant ce mercato hivernal par les seize clubs de D1A sont étrangers. Soit 74%. En même temps, les clubs ont vendu 58 étrangers, en moyenne quatre par équipe. Beaucoup de clubs restent des sociétés d'import-export. À chaque période de transferts, les belles paroles sur l'éclosion des talents du cru s'envolent. Seul le KRC Genk, qui possède pourtant un matelas confortable, a fait savoir que le départ d'un pion aussi important que Sander Berge devait être résolu en interne. Il a par ailleurs fait savoir qu'il comptait encore investir dans son académie. Ce mercato a été le théâtre de constructions de plus en plus bizarres. On a acheté des joueurs pour les louer. Comme le défenseur ostendais Wout Faes, transféré au Stade de Reims mais prêté immédiatement à Ostende. Ça rapporte un peu d'argent à l'équipe du Littoral, dont la comptabilité fait apparaître un nouveau déficit de 9,6 millions durant la saison 2018-2019, la perte totale s'élevant à 23,2 millions. L'histoire nous apprend qu'on trouve rarement la perle rare en janvier. C'est à Anderlecht qu'ont eu lieu les mouvements les plus spectaculaires. Mais en-dehors du terrain. L'arrivée de Karel Van Eetvelt et de Wouter Vandenhaute a renforcé l'encadrement mais en football, la vérité se situe sur le gazon et nulle part ailleurs. Marc Coucke a commis une erreur de jugement en prenant le pouvoir. Il a passé le balai dans le personnel en oubliant de renforcer efficacement l'équipe, convaincu que la présence et le charisme de Vincent Kompany résoudraient beaucoup de problèmes. Quoi qu'il en soit, Anderlecht va entamer un nouveau chapitre de son histoire. Il a peu de marge financière. Ses achats ne sont pas impressionnants, d'ailleurs. Le Serbe Dejan Joveljic n'a encore que vingt ans et n'a disputé que quatre matches de championnat à l'Eintracht Francfort. Le Croate Marko Pjaca semblait promis à un avenir en or en 2016, lors de son transfert pour 23 millions du Dinamo Zagreb à la Juventus, mais depuis, il n'a pas concrétisé ses promesses et est devenu un éternel espoir, en partie à cause de blessures. Reste à voir s'il va éclore à Anderlecht. Le transfert de ce genre de footballeurs constitue toujours un risque, comme on l'a vu l'été dernier avec celui tant applaudi de Samir Nasri. La récente campagne de transferts n'a pas été marquée par une ligne claire, ne serait-ce que parce qu'il faut saisir les opportunités du moment. Le Club Bruges a fini par combler son manque de force de frappe en embauchant le Tchèque Michael Krmencik, un avant rapide et puissant qui offre des possibilité de variation grâce à sa consistance mais qui doit être intégré au système. Cette tâche est taillée à la mesure de Philippe Clement. L'entraîneur a tranché par sa sérénité durant une période qui a incité certains à parler d'un passage à vide. Quant à son voisin le Cercle, il a saisi sa dernière bouée de sauvetage et a engagé huit nouveaux joueurs, offrant même un contrat de longue durée à certains d'entre eux. Le noyau comporte désormais vingt étrangers et huit Belges. Sa rétrogradation étant quasi acquise, on ne sait pas trop bien ce qui va se passer. Malines a misé sur la continuité et n'a pas embauché le moindre joueur pour son noyau A. L'ambiance reste fantastique. Même samedi, quand Malines a encaissé un troisième but face à La Gantoise, les supporters ont continué à chanter. Le football reste une fête derrière les casernes.