Sise dans l'Espagne verte, Gijon est fière d'accueillir le départ de la principale course nationale et les 3.000 personnes qu'elle attire, sans oublier les 30 millions de téléspectateurs. Peu prospère, l'Asturie n'a pas ménagé ses efforts pour assurer sa promotion. 600 spots ont permis aux assidus de TVE Internacional de découvrir ses charmes touristiques. C'est qu'on lui préfère généralement la Catalogne. La météo doit y être pour quelque chose. Trois heures avant le début du contre-la-montre collectif, il pleut encore.
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Sise dans l'Espagne verte, Gijon est fière d'accueillir le départ de la principale course nationale et les 3.000 personnes qu'elle attire, sans oublier les 30 millions de téléspectateurs. Peu prospère, l'Asturie n'a pas ménagé ses efforts pour assurer sa promotion. 600 spots ont permis aux assidus de TVE Internacional de découvrir ses charmes touristiques. C'est qu'on lui préfère généralement la Catalogne. La météo doit y être pour quelque chose. Trois heures avant le début du contre-la-montre collectif, il pleut encore. Quick Step-Davitamon, une des dernières équipes à s'élancer pour les 28 kilomètres du prologue, est relax. La formation de Patrick Lefevere a connu un succès inespéré en début de saison, qui la délivre de toute pression à la Vuelta. En plaçant une roue pleine au vélo de Richard Virenque, le mécanicien Bart Leysen, un ancien coureur de Mapei et de Palmans-Collstrop, plaisante avec son collègue Jean-Marc Vandenberghe. Il ne manque pas de travail. Chaque coureur a trois vélos pendant la Vuelta, ainsi que des engins d'échauffement. " Ce n'est pas un luxe ", commente Jean-Marie Wampers, vainqueur de Paris-Roubaix en 1989 et RP de l'équipe pendant la Vuelta. Les coureurs disposent d'un bus ainsi que d'un véhicule pour le matériel et les soigneurs. Celui-ci contient entre autres une machine à laver et un séchoir. " Les coureurs ont cinq tenues. Quand Claude Criquielion a été champion du monde, en 1984, nous lavions nos maillots nous-mêmes, dans l'évier ". Les coureurs prennent le temps de signer des autographes. L'ambiance est plus décontractée qu'au Tour de France. L'intérêt des coureurs pour l'épreuve ibérique est moindre, même si Víctor Cordero, le directeur sportif de celle-ci, tente de faire croire le contraire : " 57 des 200 premiers coureurs du classement UCI prennent le départ. Nous devrions assister à la plus spectaculaire Vuelta des dix dernières années ". En fait, seuls les Espagnols se passionnent pour leur Tour. Ce n'est pas un hasard si les favoris s'appellent Aitor González, Oscar Sevilla, Igor González de Galdeano, Francisco Mancebo ou peut-être Juan Antonio Pecharromán, chez Quick Step-Davitamon la saison prochaine. L'équipe belge ne vise qu'une victoire d'étape. Il est à peu près certain que Virenque va abandonner après dix jours mais le Français est trop malin pour s'exprimer aussi brusquement : " Je prendrai ma décision après les Pyrénées ". Dès le contre-la-montre, Quick Step-Davitamon démontre ses ambitions. Il termine cinquième. Kurt Van de Wouwer, sans doute en partance, est soulagé que la pluie ait cessé. " Sinon, le parcours aurait été dangereux ". Surprenante, cette cinquième place ? Pas pour Tom Boonen, toujours sûr de lui. " Mission accomplie ". Boonen effectue ses débuts dans un grand Tour. " Je suis en forme. Pourquoi ne pas gagner une étape ?" Jurgen Van Goolen confirme ses qualités. Qu'en est-il du quatrième Belge de l'équipe ? Frank Vandenbroucke : " Je n'ai pas encore ma meilleure forme. La Vuelta doit m'aider à la retrouver. Je veux prouver ici, en Espagne, que je mérite ma place à Hamilton et briller au Mondial. Je suis frais, mentalement et physiquement ". Pour exceller en 2004, avec le maillot arc-en-ciel ? " Qui sait ? Je reviens de loin. Je serai meilleur la saison prochaine ".