Gweny Defleur : " Mon premier souvenir footballistique remonte à un match en Coupe des Vainqueurs de Coupe entre le FC Malinois et Anderlecht en 1988-89. Deux choses m'avaient subjugué à cette occasion : les couleurs Sang et Or des joueurs locaux, ainsi que la prestation étincelante de leur gardien, Michel Preud'homme. Du coup, ma décision était prise : j'allais être fan de ce club et de son n°1 emblématique. Et c'est toujours d'application trente ans plus tard. Dans les deux cas (il rit).

Un jour, à l'occasion d'une journée portes ouvertes au stade, j'ai été frappé par le nombre de fans qui s'exprimaient en français. J'ai pris langue avec l'un ou l'autre d'entre eux et l'idée a ainsi germé de créer un club de supporters francophones. Il a finalement été tenu sur les fonts baptismaux il y a dix ans. Avec une appellation de circonstance : Wallinois, une contraction de Wallonie et Malinois. Et un emblème, lui aussi, significatif : un coq wallon, mais aux couleurs rouge et jaune.

Au départ, je ne savais trop comment ce choix allait être accepté. D'autant qu'en qualité de fan-club adhérent, l'un de nous avait la possibilité de se glisser au coeur de la célèbre fanfare qui chauffe le public malinois avant les matches à domicile. En tant que porte-drapeau, dès la première heure, il n'y avait pas moyen de me louper puisque je me situais - et me situe toujours - au beau milieu de la dernière rangée. Difficile de passer inaperçu dans ces conditions. Pourtant, je n'ai jamais fait l'objet de coups de sifflet. Que du contraire, même !

A cet égard, le YRFC Malines peut franchement servir d'exemple. En l'espace de toutes ces années, je n'ai jamais assisté à la moindre bisbille communautaire dans les tribunes. On a le sentiment, là-bas, de faire tous partie de la même famille, qu'on soit d'expression flamande ou francophone. D'ailleurs, je n'hésite jamais à emmener ma fille, Aliza, au stade. Elle a beau n'avoir que dix ans, je sais qu'elle ne risque rien dans cette ambiance bon enfant qui fait partie de l'ADN du club."

Une cinquantaine de membres

" Les Wallinois comptent aujourdui une cinquantaine de membres disséminés dans toute la Wallonie : Liège, Ciney, Couvin, Anderlues, Fosses-la Ville en ce qui me concerne. Lors des matches à domicile, nous avons toujours le même point de ralliement à deux-trois heures du coup d'envoi : le café "Glasgow" exploité sur la Grand-Place de Malines par le fils de l'ancienne gloire des Sang et Or, Torke Lemberechts. Autant rester dans la "famille" quand on veut se rincer le gosier.

Depuis la création de notre fan-club, il tombe sous le sens que nous avons connu à la fois des joies et des peines. Mais le summum, c'est évidemment cette année 2019, contrastée à souhait. D'un côté, il faut se rendre à la raison : concernant le match-fixing, il n'y a pas de fumée sans feu. Mais pourquoi s'acharner sur Malines ? Le feu ne couvait-il pas tout autant sous la brande lors d'un certain Eupen-Mouscron ? Or, là, le dossier a été classé sans suite. Comprenne qui pourra !

A présent, il semble que la licence malinoise pour la campagne 2020-21 fasse d'ores et déjà l'objet de réserves. Et Mouscron, dans ce cas ? On n'en parle pas ? Voilà des années que l'on sait que des trucs pas très cathos se passent là-bas. Pourtant, comme par enchantement, les Hurlus échappent toujours à une sentence. J'avoue que tout cela, et d'autres choses encore, échappent à mon entendement."

En quête d'un nouveau parrain

" Comme, par exemple, les sanctions qui ont été infligées au club : s'il y a eu tentative de corruption, notre place n'est manifestement pas en D1A. Mais pourquoi nous priver des épreuves de coupe, tant sur le plan national qu'européen, alors que les joueurs ont décroché la timbale au Heysel ? Perso, je reste convaincu que jamais le club n'aurait réussi le doublé s'il n'y avait eu "l'affaire". Celle-ci a tout bonnement sublimé tout le monde avec le résultat final que l'on sait.

Au sein des Wallinois, on est heureux, évidemment, de se retrouver en D1A plutôt qu'en D1B, voire plus bas. Mais un détail nous chagrine quand même : la plupart d'entre nous sommes de jeunes quadras. L'Europe, on était tous trop jeunes, jadis, pour la vivre en déplacement. On se faisait déjà une joie de l'aborder enfin cet été. A cause des décideurs, c'est partie remise. Dommage car des contacts avaient déjà été pris avec des organisateurs de voyages pour ces périples à l'étranger.

A court terme, nous devons solutionner autre chose : la nomination d'un parrain. Parmi les joueurs francophones du club, cet honneur a déjà échu à Olivier Renard, AlessandroCordaro et Xavier Chen. Yannick Ferrera avait pris le relais comme coach mais puisqu'il a été remplacé en cours de saison, on doit se tourner vers quelqu'un d'autre. Avec Clément Tainmont ou Thibaut Peyre, la succession ne devrait pas poser le moindre problème"...

Gweny Defleur : " Mon premier souvenir footballistique remonte à un match en Coupe des Vainqueurs de Coupe entre le FC Malinois et Anderlecht en 1988-89. Deux choses m'avaient subjugué à cette occasion : les couleurs Sang et Or des joueurs locaux, ainsi que la prestation étincelante de leur gardien, Michel Preud'homme. Du coup, ma décision était prise : j'allais être fan de ce club et de son n°1 emblématique. Et c'est toujours d'application trente ans plus tard. Dans les deux cas (il rit). Un jour, à l'occasion d'une journée portes ouvertes au stade, j'ai été frappé par le nombre de fans qui s'exprimaient en français. J'ai pris langue avec l'un ou l'autre d'entre eux et l'idée a ainsi germé de créer un club de supporters francophones. Il a finalement été tenu sur les fonts baptismaux il y a dix ans. Avec une appellation de circonstance : Wallinois, une contraction de Wallonie et Malinois. Et un emblème, lui aussi, significatif : un coq wallon, mais aux couleurs rouge et jaune. Au départ, je ne savais trop comment ce choix allait être accepté. D'autant qu'en qualité de fan-club adhérent, l'un de nous avait la possibilité de se glisser au coeur de la célèbre fanfare qui chauffe le public malinois avant les matches à domicile. En tant que porte-drapeau, dès la première heure, il n'y avait pas moyen de me louper puisque je me situais - et me situe toujours - au beau milieu de la dernière rangée. Difficile de passer inaperçu dans ces conditions. Pourtant, je n'ai jamais fait l'objet de coups de sifflet. Que du contraire, même ! A cet égard, le YRFC Malines peut franchement servir d'exemple. En l'espace de toutes ces années, je n'ai jamais assisté à la moindre bisbille communautaire dans les tribunes. On a le sentiment, là-bas, de faire tous partie de la même famille, qu'on soit d'expression flamande ou francophone. D'ailleurs, je n'hésite jamais à emmener ma fille, Aliza, au stade. Elle a beau n'avoir que dix ans, je sais qu'elle ne risque rien dans cette ambiance bon enfant qui fait partie de l'ADN du club." " Les Wallinois comptent aujourdui une cinquantaine de membres disséminés dans toute la Wallonie : Liège, Ciney, Couvin, Anderlues, Fosses-la Ville en ce qui me concerne. Lors des matches à domicile, nous avons toujours le même point de ralliement à deux-trois heures du coup d'envoi : le café "Glasgow" exploité sur la Grand-Place de Malines par le fils de l'ancienne gloire des Sang et Or, Torke Lemberechts. Autant rester dans la "famille" quand on veut se rincer le gosier. Depuis la création de notre fan-club, il tombe sous le sens que nous avons connu à la fois des joies et des peines. Mais le summum, c'est évidemment cette année 2019, contrastée à souhait. D'un côté, il faut se rendre à la raison : concernant le match-fixing, il n'y a pas de fumée sans feu. Mais pourquoi s'acharner sur Malines ? Le feu ne couvait-il pas tout autant sous la brande lors d'un certain Eupen-Mouscron ? Or, là, le dossier a été classé sans suite. Comprenne qui pourra ! A présent, il semble que la licence malinoise pour la campagne 2020-21 fasse d'ores et déjà l'objet de réserves. Et Mouscron, dans ce cas ? On n'en parle pas ? Voilà des années que l'on sait que des trucs pas très cathos se passent là-bas. Pourtant, comme par enchantement, les Hurlus échappent toujours à une sentence. J'avoue que tout cela, et d'autres choses encore, échappent à mon entendement." " Comme, par exemple, les sanctions qui ont été infligées au club : s'il y a eu tentative de corruption, notre place n'est manifestement pas en D1A. Mais pourquoi nous priver des épreuves de coupe, tant sur le plan national qu'européen, alors que les joueurs ont décroché la timbale au Heysel ? Perso, je reste convaincu que jamais le club n'aurait réussi le doublé s'il n'y avait eu "l'affaire". Celle-ci a tout bonnement sublimé tout le monde avec le résultat final que l'on sait. Au sein des Wallinois, on est heureux, évidemment, de se retrouver en D1A plutôt qu'en D1B, voire plus bas. Mais un détail nous chagrine quand même : la plupart d'entre nous sommes de jeunes quadras. L'Europe, on était tous trop jeunes, jadis, pour la vivre en déplacement. On se faisait déjà une joie de l'aborder enfin cet été. A cause des décideurs, c'est partie remise. Dommage car des contacts avaient déjà été pris avec des organisateurs de voyages pour ces périples à l'étranger. A court terme, nous devons solutionner autre chose : la nomination d'un parrain. Parmi les joueurs francophones du club, cet honneur a déjà échu à Olivier Renard, AlessandroCordaro et Xavier Chen. Yannick Ferrera avait pris le relais comme coach mais puisqu'il a été remplacé en cours de saison, on doit se tourner vers quelqu'un d'autre. Avec Clément Tainmont ou Thibaut Peyre, la succession ne devrait pas poser le moindre problème"...