"Constructive ", tel est le qualificatif employé par Ivan De Witte à propos de la réunion de la Ligue pro vendredi dernier. Le président a encore effectué la navette entre le local du G4 et celui du G11. Pourtant, la réunion n'a pas commencé paisiblement : d'emblée, le Standard a tancé le président. En cause, le retard de la traduction en français des propositions du G4 : les Rouches ne l'ont reçue que le jour de la réunion. Aussi constructive ait été l'ambiance, il n'y a pas eu de décision, comme on s'y attendait. Quel visage présentera le championnat la saison proc...

"Constructive ", tel est le qualificatif employé par Ivan De Witte à propos de la réunion de la Ligue pro vendredi dernier. Le président a encore effectué la navette entre le local du G4 et celui du G11. Pourtant, la réunion n'a pas commencé paisiblement : d'emblée, le Standard a tancé le président. En cause, le retard de la traduction en français des propositions du G4 : les Rouches ne l'ont reçue que le jour de la réunion. Aussi constructive ait été l'ambiance, il n'y a pas eu de décision, comme on s'y attendait. Quel visage présentera le championnat la saison prochaine ? Nul ne le sait, a dû admettre De Witte lundi. Celui-ci doit maintenant s'adresser aux chaînes TV sans format définitif, ce qu'il qualifie de " très ennuyeux ". Cependant, il ne peut pas attendre. Quelles sont les certitudes ? Il n'y en a qu'une : la saison prochaine, la D1 se jouera encore à seize, puisqu'on ne peut modifier les règles du jeu en cours de championnat. On a donc enterré tous les plans concernant la montée et la descente, ou du moins les a-t-on reportés, au cas où le v£u d'un retour à 18 reviendrait sur la table. Sinon, De Witte aurait immédiatement démissionné, précise-t-il. Qu'advient-il des playoffs ? On devait effectuer une évaluation après deux ans, soit maintenant. Les avis divergent. Si, le 10 décembre, douze clubs se sont prononcés en faveur d'un retour à un championnat à 18, c'est notamment parce que personne, supporters, joueurs et entraîneurs, n'apprécie les playoffs. Le G4, lui, veut les maintenir mais est disposé à les adapter en conservant le nombre de points acquis durant le championnat régulier, pour que les efforts consentis ne soient pas vains. Vendredi dernier, tout le monde n'était pas d'accord. A juste titre, plusieurs clubs ont remis en cause le sens des playoffs, si on conserve le nombre de points. Pour sortir de l'impasse, Roland Duchâtelet, le président de Saint-Trond, propose de réaliser, à court terme, une enquête auprès des amateurs de football, pour voir s'ils souhaitent conserver les playoffs. Samedi, De Witte a été chargé de sonder les clubs : sont-ils prêts à prendre leur décision en fonction des résultats de cette enquête limitée à une question ? Les premières réactions n'ont pas été très positives. Si sondage il y a, il doit être plus large. Il n'est pas urgent non plus puisque la décision de maintenir les playoffs entre dans les attributions de la Ligue pro, qui peut attendre pour ce faire l'élaboration du nouveau calendrier en juin. Duchâtelet a également réalisé une note détaillée sur la répartition des droits TV. Durant la dernière décennie, pour rencontrer les v£ux des grands clubs, elle a évolué en leur faveur : les ténors perçoivent jusqu'à 400 % de plus que le dernier du classement. " Le geste financier que les grands clubs sont maintenant prêts à faire en échange du maintien d'un championnat à seize avec playoffs ne constitue qu'une correction, insuffisante ", selon le président trudonnaire. PETER T'KINT Il n'y a qu'une seule certitude : la saison prochaine, la D1 se jouera encore à 16.