Alain Van Buyten (26 ans), ne souffre pas du fait qu'on a tendance à le comparer à son frère et il avoue sans complexe: "Il n'y a de toute façon aucune comparaison possible. Il est bien meilleur que moi. On pourrait penser que je suis un peu jaloux mais c'est loin d'être le cas. éa me motive plus qu'autre chose, en réalité. Quand Daniel est revenu de la Coupe du Monde, nous avons été nous entraîner trois fois ensemble. J'ai été fort impressionné par sa technique. Elle est phénoménale sa progression depuis qu'il est à Marseille! Il y a désormais un fossé entre lui et moi. éa me rassure, en fait, car maintenant, je suis convaincu que ma marge de progression est encore immense".
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Alain Van Buyten (26 ans), ne souffre pas du fait qu'on a tendance à le comparer à son frère et il avoue sans complexe: "Il n'y a de toute façon aucune comparaison possible. Il est bien meilleur que moi. On pourrait penser que je suis un peu jaloux mais c'est loin d'être le cas. éa me motive plus qu'autre chose, en réalité. Quand Daniel est revenu de la Coupe du Monde, nous avons été nous entraîner trois fois ensemble. J'ai été fort impressionné par sa technique. Elle est phénoménale sa progression depuis qu'il est à Marseille! Il y a désormais un fossé entre lui et moi. éa me rassure, en fait, car maintenant, je suis convaincu que ma marge de progression est encore immense". Les deux frères étaient, en effet, très proches à plus d'un point de vue.Pour les Van Buyten, la famille est sacrée et d'ailleurs, Alain vit encore chez ses parents: "La famille est une valeur qui se perd de plus en plus, malheureusement. Mais nous nous serrons les coudes. Mentalement, je suis fort et je pense que c'est grâce à mes parents qui sont toujours là. Régulièrement, un membre de la famille descend voir Daniel à Marseille car sinon, il se sent mal. Avec mon frère, j'allais très souvent m'entraîner après l'école et, avec notre père, nous allions souvent pêcher. Maintenant, c'est évidemment plus difficile. En tout cas, je suis impatient d'aller pêcher une fois en mer avec Daniel..." Cela dit, il avoue que son hobby principal, c'est les filles. Cette saison, le club de Strombeek est en plein changement. Il s'est rapproché de ce qui restait du RWDM et a donc quitté le Singel pour le Stade Machtens. La saison prochaine, le club se nommera FC Brussels. L'équipe de Danny Ost, qui avait déjà été renforcée par le Brésilien Riva Dos Santos et Yves Buelinckx, le fut aussi par des ex-joueurs molenbeekois mais l'adaptation de ces derniers ne fut pas évidente. "Grosse amélioration dans le groupe"Alain: "Mais il y a enfin de l'ambiance et une bonne mentalité dans le groupe. En début de saison, personne ne se connaissait et c'était difficile. La situation était spéciale et il y avait beaucoup de pression. Personne ne s'y entendait réellement. Le noyau devenait de plus en plus large. Il n'y avait quasiment pas d'automatismes et l'organisation a fait vraiment défaut sur le terrain. On était également en surnombre aux entraînements. Maintenant, plus on se rapproche du match, plus l'entraîneur réduit le groupe. Il fait ses choix. On ne peut que s'améliorer. Personnellement, je considère toute cette évolution comme étant très positive. En plus, j'ai ressenti l'arrivée des nouveaux joueurs comme un nouveau challenge et j'ai repoussé mes limites".L'épisode Waseige au Standard a fort interpellé Daniel Van Buyten parce qu'il connaît bien le Liégeois: "Robert Waseige est mon entraîneur préféré et le Standard, mon club favori. Pour moi, c'est le meilleur entraîneur belge et c'est inadmissible ce qu'on lui a fait. Il lui fallait du temps et le véritable problème résidait dans le groupe de joueurs. Ce club ne suit vraiment pas un fil conducteur. Je pense que depuis que mon frère a quitté Sclessin, il reste deux ou trois joueurs qui évoluaient avec lui". C'est au Sporting de Charleroi, avec Waseige, que Van Buyten a vécu le pire moment de sa carrière: "Lorsqu'on a été jouer en Réserves à Molenbeek, j'ai reçu un coup direct à la cheville droite et cela m'a occasionné une double entorse. J'étais vraiment dégoûté. Mon frère venait de passer dans le noyau A et je sentais que j'en étais capable également. Cette blessure a stoppé net ma progression. J'ai beaucoup de regrets par rapport à cet épisode car je pense que j'aurais été capable de saisir ma chance".Alain adore évoluer contre des équipes très offensives car il a dès lors beaucoup plus de travail à réaliser. En Belgique, il avoue avoir un faible pour Danny Boffin mais celui qui l'impressionne le plus, c'est Timmy Simons. Il trouve sa polyvalence et sa percussion incroyables. Au niveau international, c'est Paolo Maldini qu'il préfère. Son meilleur souvenir est le match contre le FC Metz pour l'inauguration du Stade du Pays de Charleroi car c'est la première fois qu'il jouait devant autant de spectateurs... Tim Baete