Quand Marc Brys, débutant en D1, a annoncé, l'année dernière, vouloir être le champion de la colonne de droite, maints sourcils se sont froncés. Le Germinal Beerschot pourtant fait mieux encore : septième, avec une jeune équipe, recelant beaucoup de talents belges. Avec un minimum de forces offensives mais un maximum d'organisation et d'engagement, l'équipe a opté pour un système au sein duquel chacun avait sa part de tâches défensives. Le club avait fait son budget sur base de 45 points, il en a gagné 44. Cette année, le club mise sur 50 unités. A première vue, il n'a pas une meilleure équipe, même si elle a changé. Le club a compensé le départ de nombreux Belges par le transfert d'étrangers. Les Sud-Américains améliorent le bagage technique, même si nous doutons que le Germinal Beerschot pratique d'emblée un football samba. Il n'est même pas sûr que les Brésiliens soient titularisés d'emblée.

Tactiquement, Brys hésite entre le 4-4-2 de l'an dernier ou un système avec un avant-centre et un entrejeu renforcé.

DéFENSE

Derrière, Brys s'appuie sur les automatismes qui lui ont permis d'encaisser si peu de buts. Une différence : il a déjà un arrière droit, Chris van Der Weerden, venu de Twente. Bart Van Zundert constitue une alternative à ce poste comme, avec Kris De Wree, dans l'axe, si quelque chose arrive au brillant duo de l'an dernier : Carl Hoefkens et Kurt Van Dooren. A gauche , Pieterjan Monteyne est une certitude. Il subit la concurrence du Brésilien Jorge Luis (qu'on appelle le Roberto Carlos du G. Beerschot) et du jeune Kenny Thompson, blessé la saison dernière. Dans le but, Luciano a livré un brillant premier tour mais dès qu'il a été cité dans des grands clubs (Bruges et le Standard), il a cafouillé. Même si Bram Verbist le menaçait, Luciano reste indispensable, comme interprète de la colonie brésilienne.

ENTREJEU

Avec Daniel Cruz, le Germinal Beerschot a un des footballeurs les plus doués du championnat belge mais il ne fonctionne pas bien au centre d'un quatuor médian, car son passage de la possession à la perte du ballon laisse à désirer. A droite, par contre, il peut faire la différence sur une action. Il peut également constituer une solution centrale dans un entrejeu à cinq et Brys pourrait aussi l'aligner comme deuxième avant dans un 4-4-2. D'autres hommes savent récupérer le ballon : Wim De Decker, Agyeman Dickson, une des jeunes révélations l'automne passé, et Karel Snoeckx. En 4-4-2, deux de ces trois joueurs évoluent dans l'axe. A gauche, Mohamed Camara, repêché du noyau B par Brys l'an dernier, en concurrence avec le Brésilien Marcelo De Sousa et Luiz. A droite, un autre nouveau Brésilien, Felipe Alves de Sousa constitue une alternative à Cruz, puisque John Machete, blessé, n'a pas été engagé pour remplacer Steve Cooreman, parti à Gand.

Attaque

Devant, Jurgen Cavens reçoit une dernière chance de prouver qu'il n'a pas perdu tout son talent. En 4-4-2, on peut s'attendre à ce qu'il soit épaulé par Kristof Snelders mais l'entraîneur peut tout aussi bien opter pour un seul avant. Ce pourrait être le Brésilien Carlos Eduardo Costa da Silva, Cadu pour faire simple. De tous les nouveaux Brésiliens, il est le plus proche d'une place de titulaire, avec Luis, l'ailier. Enfin, trois jeunes issus de l'école du club ont déjà fait des apparitions l'année dernière : Mohamed Messoudi, Prince Asubonteng et le tout jeune Moussa Dembele.

CONCLUSIon

Brys doit confirmer son brillant début de l'année dernière, avec une équipe qui n'avait rien à perdre ni à gagner. Sur base des talents enrôlés à l'étranger, on est en droit d'attendre davantage du Germinal Beerschot cette saison. Une place en bas de la première colonne constituerait un beau résultat. Reste à voir si ces Brésiliens parviendront à former avec les Belges un ensemble aussi homogène que l'année dernière. Il faut aussi espérer que les talentueux jeunes locaux qui ont pointé du nez l'année dernière ne soient pas complètement bloqués par les nouveaux. Dickson, Prince et Cie ont trop de talent pour moisir sur le banc ou dans la tribune. Ce ne serait pas une bonne chose pour l'avenir du football belge ni pour l'école de jeunes du Germinal Beerschot, si réputée.

Geert Foutré

Quand Marc Brys, débutant en D1, a annoncé, l'année dernière, vouloir être le champion de la colonne de droite, maints sourcils se sont froncés. Le Germinal Beerschot pourtant fait mieux encore : septième, avec une jeune équipe, recelant beaucoup de talents belges. Avec un minimum de forces offensives mais un maximum d'organisation et d'engagement, l'équipe a opté pour un système au sein duquel chacun avait sa part de tâches défensives. Le club avait fait son budget sur base de 45 points, il en a gagné 44. Cette année, le club mise sur 50 unités. A première vue, il n'a pas une meilleure équipe, même si elle a changé. Le club a compensé le départ de nombreux Belges par le transfert d'étrangers. Les Sud-Américains améliorent le bagage technique, même si nous doutons que le Germinal Beerschot pratique d'emblée un football samba. Il n'est même pas sûr que les Brésiliens soient titularisés d'emblée. Tactiquement, Brys hésite entre le 4-4-2 de l'an dernier ou un système avec un avant-centre et un entrejeu renforcé. Derrière, Brys s'appuie sur les automatismes qui lui ont permis d'encaisser si peu de buts. Une différence : il a déjà un arrière droit, Chris van Der Weerden, venu de Twente. Bart Van Zundert constitue une alternative à ce poste comme, avec Kris De Wree, dans l'axe, si quelque chose arrive au brillant duo de l'an dernier : Carl Hoefkens et Kurt Van Dooren. A gauche , Pieterjan Monteyne est une certitude. Il subit la concurrence du Brésilien Jorge Luis (qu'on appelle le Roberto Carlos du G. Beerschot) et du jeune Kenny Thompson, blessé la saison dernière. Dans le but, Luciano a livré un brillant premier tour mais dès qu'il a été cité dans des grands clubs (Bruges et le Standard), il a cafouillé. Même si Bram Verbist le menaçait, Luciano reste indispensable, comme interprète de la colonie brésilienne. Avec Daniel Cruz, le Germinal Beerschot a un des footballeurs les plus doués du championnat belge mais il ne fonctionne pas bien au centre d'un quatuor médian, car son passage de la possession à la perte du ballon laisse à désirer. A droite, par contre, il peut faire la différence sur une action. Il peut également constituer une solution centrale dans un entrejeu à cinq et Brys pourrait aussi l'aligner comme deuxième avant dans un 4-4-2. D'autres hommes savent récupérer le ballon : Wim De Decker, Agyeman Dickson, une des jeunes révélations l'automne passé, et Karel Snoeckx. En 4-4-2, deux de ces trois joueurs évoluent dans l'axe. A gauche, Mohamed Camara, repêché du noyau B par Brys l'an dernier, en concurrence avec le Brésilien Marcelo De Sousa et Luiz. A droite, un autre nouveau Brésilien, Felipe Alves de Sousa constitue une alternative à Cruz, puisque John Machete, blessé, n'a pas été engagé pour remplacer Steve Cooreman, parti à Gand. Devant, Jurgen Cavens reçoit une dernière chance de prouver qu'il n'a pas perdu tout son talent. En 4-4-2, on peut s'attendre à ce qu'il soit épaulé par Kristof Snelders mais l'entraîneur peut tout aussi bien opter pour un seul avant. Ce pourrait être le Brésilien Carlos Eduardo Costa da Silva, Cadu pour faire simple. De tous les nouveaux Brésiliens, il est le plus proche d'une place de titulaire, avec Luis, l'ailier. Enfin, trois jeunes issus de l'école du club ont déjà fait des apparitions l'année dernière : Mohamed Messoudi, Prince Asubonteng et le tout jeune Moussa Dembele. Brys doit confirmer son brillant début de l'année dernière, avec une équipe qui n'avait rien à perdre ni à gagner. Sur base des talents enrôlés à l'étranger, on est en droit d'attendre davantage du Germinal Beerschot cette saison. Une place en bas de la première colonne constituerait un beau résultat. Reste à voir si ces Brésiliens parviendront à former avec les Belges un ensemble aussi homogène que l'année dernière. Il faut aussi espérer que les talentueux jeunes locaux qui ont pointé du nez l'année dernière ne soient pas complètement bloqués par les nouveaux. Dickson, Prince et Cie ont trop de talent pour moisir sur le banc ou dans la tribune. Ce ne serait pas une bonne chose pour l'avenir du football belge ni pour l'école de jeunes du Germinal Beerschot, si réputée. Geert Foutré