Passer par la toute petite porte : cette expression, Charleroi l'a conjuguée à tous les temps au cours des dix derniers mois. Sur le terrain, le maintien n'a été acquis qu'en toute fin de parcours. Grâce au renoncement de Lommel ? Pas nécessairement : quand les Limbourgeois ont été scratchés, le Sporting avait commencé à prendre l'ascendant sur eux. Leur maintien, les Zèbres le doivent avant tout à eux-mêmes. A un Dante Brogno qui a su l...

Passer par la toute petite porte : cette expression, Charleroi l'a conjuguée à tous les temps au cours des dix derniers mois. Sur le terrain, le maintien n'a été acquis qu'en toute fin de parcours. Grâce au renoncement de Lommel ? Pas nécessairement : quand les Limbourgeois ont été scratchés, le Sporting avait commencé à prendre l'ascendant sur eux. Leur maintien, les Zèbres le doivent avant tout à eux-mêmes. A un Dante Brogno qui a su leur rendre du c£ur à l'ouvrage après une première ligne droite catastrophique (4 points sur 36). Mais aussi aux joueurs transférés en cours de saison : Boeka, mais surtout Laquait, Macquet et Sama. Dans la coulisse aussi, il y eut pas mal de sueurs froides. Le Sporting a été menacé de faillite. Ce spectre s'est un peu éloigné, mais il reste présent : à la mi-juillet, la direction devra à nouveau prouver au tribunal qu'elle a remis de l'ordre dans ses finances et trouvé de nouvelles sources de revenus. Cette menace de faillite conditionnait évidemment l'obtention de la licence. Charleroi l'a reçue en début de semaine passée, mais là aussi, il faudra accepter un contrôle permanent de l'Union Belge. Que peut-on reprocher à Etienne Delangre, qui coachait l'équipe en début de championnat ? Pas grand-chose. Il a hérité d'un noyau en chantier et ses essais ont été accompagnés d'une multitude d'erreurs individuelles, surtout défensives. Le Sporting a aussi été pas mal servi par la malchance à cette période. Brogno a pu travailler avec un noyau renforcé et il a assez vite vu clair. Après des débuts catastrophiques, il a imposé un style reconnaissable à son équipe et l'a conduite vers quelques victoires retentissantes : à Bruges, contre Lokeren, etc. Pendant ce temps-là, le douzième homme du Mambourg jouait son rôle à la perfection. En plusieurs occasions, ce stade est redevenu un enfer. Les Carolos sont toujours prêts à vibrer, à partir du moment où les Zèbres mouillent leur maillot. Cette rage de vaincre retrouvée leur a sans aucun doute été insufflée par le nouveau coach. Et maintenant ? Il est peu probable que l'équipe soit renforcée pour la saison prochaine. Vu la situation financière, conserver le noyau actuel serait déjà un bel exploit. Charleroi a toutefois déjà réalisé un bon transfert : le retour de Lendvai, absent depuis un an et demi, va à coup sûr revigorer toute la ligne médiane. Lendvai en médian défensif et Macquet devant lui, c'est prometteur.n