L'une des particularités de PhilippeSaint- Jean est qu'il propose des solutions et, après discussion, laisse les joueurs adopter celle qui leur semble receler le plus de garanties. Après l'échec face au Lierse, ceux-ci ont préféré abandonner le 4-3-3 pour revenir au 4-4-2, qui leur est plus familier. " Je n'ai pas eu besoin de leur poser la question ", précise l'entraîneur des Hurlus. " J'ai senti moi-même qu'ils étaient plus à l'aise en 4-4-2 e...

L'une des particularités de PhilippeSaint- Jean est qu'il propose des solutions et, après discussion, laisse les joueurs adopter celle qui leur semble receler le plus de garanties. Après l'échec face au Lierse, ceux-ci ont préféré abandonner le 4-3-3 pour revenir au 4-4-2, qui leur est plus familier. " Je n'ai pas eu besoin de leur poser la question ", précise l'entraîneur des Hurlus. " J'ai senti moi-même qu'ils étaient plus à l'aise en 4-4-2 et j'ai voulu les rassurer, dans la période de basse conjoncture que l'on traverse actuellement. Personnellement, je regrette d'avoir dû prendre cette option. Le système précédent (un 4-3-3 avec des variantes, dans lequel le 4-4-2 était déjà inclus) offrait plus de spectacle et avait été utilisé lors de notre belle série du début de saison. PacoSanchez, qui est le futur meneur de jeu de l'équipe, préfère aussi un système variable. Les jeunes assimilent plus facilement ces données. " Samedi, au Germinal Beerschot, le 4-4-2 a semblé être la bonne option pendant une mi-temps. Les Hurlus menaient 0-1 au repos et s'étaient créé les meilleures occasions. Puis, Cadu est monté au jeu et la physionomie du match a changé. Philippe Saint-Jean a eu la désagréable sensation de revivre un scénario trop bien connu. L'histoire s'est répétée : " Le match aurait dû être joué à la mi-temps. On pouvait mener 0-3. Puis, alors qu'on avait toutes les cartes en mains pour gagner, des erreurs individuelles de joueurs expérimentés nous ont été fatales ". Cette fois, c'est SamirBeloufa, pourtant intransigeant jusque-là et applaudi par ses anciens supporters du Kiel, qui a malencontreusement précipité la défaite de ses couleurs. Que faire, maintenant ? " A part donner des entraînements la nuit, je ne peux rien faire de plus ", estime l'entraîneur des Hurlus. " Il faut continuer à travailler et ne pas paniquer, même si la situation devient préoccupante. Il faut conserver la même volonté, la même envie de bien faire et rester serein. Pas évident, alors que des matches plus difficiles que celui du GBA nous attendent ". Comme pour lui compliquer encore un peu plus la tâche, les défenseurs AlexandreTeklak et GrégoryLorenzi ont écopé de leur troisième carton jaune et seront suspendus pour la visite de Charleroi, ce soir. Les joueurs, en tout cas, commencent à regarder derrière eux au classement : ils s'inquiètent des résultats de Saint-Trond et de Mons. (D. Devos.)D.Devos