Carcela et talent est presque devenu un pléonasme. C'est davantage mentalement que le chemin est encore long. Périodes d'absence, frivolité, nonchalance, riment encore avec le jeune gaucher du Standard. Une forme d'arrogance dans son jeu, dans ses attitudes lui est souvent reprochée ; sa dégaine du gars mal réveillé également.
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Carcela et talent est presque devenu un pléonasme. C'est davantage mentalement que le chemin est encore long. Périodes d'absence, frivolité, nonchalance, riment encore avec le jeune gaucher du Standard. Une forme d'arrogance dans son jeu, dans ses attitudes lui est souvent reprochée ; sa dégaine du gars mal réveillé également. " Même s'il ne le montre pas spécialement, il est très fier d'avoir réussi au Standard. Il aime ce club ", assure Adam. " Mais il a la mononucléose depuis qu'il est né ", paraphrase joliment son manager José Vidal. Philippe Dallemagne, entraîneur de Mehdi, des -17 et -19 au Standard : " Il pouvait se montrer un peu je m'enfoutiste, voire irrespectueux. Entre 15 et 18 ans, on a dû le recadrer quelque peu. Il a pris conscience de l'importance de son métier un peu plus tard que les autres. Il a le même âge qu' Axel Witsel mais était moins mûr que lui. C'est aussi pour ça qu'il est arrivé plus tard qu'Axel en équipe première. Quand vous venez de quartiers comme Droixhe, le danger est d'être encensé par les copains dont certains tentent de vous emmener sur une pente glissante. Mais au fond de lui, c'est un bon garçon. Je suis enseignant à Ans dans une école primaire à discrimination positive. Il n'hésite pas à venir faire un coucou aux petits qui l'adorent. " José Jeunechamp, entraîneur des Espoirs du Standard, corrobore : " Ce que j'apprécie chez lui, c'est son honnêteté. Si vous lui donnez quelque chose, il vous le rend au quintuple. Il a un grand c£ur, c'est quelqu'un de sain. C'est vrai, il m'a parfois soûlé. J'ai parfois dû lui botter le cul. " " De 7 à 10 ans, on lui a collé l'étiquette du jeune turbulent, parce qu'il venait de Droixhe, que c'était un enfant de quartier ", se remémore son père, Francisco. " Moi j'ai préféré me taire. Je n'ai pas commis la même erreur que mon père, qui a évolué en D3 espagnole à Huelva, avec mon frère, Constant. Il aurait pu faire une plus grande carrière encore, mais mon père a décidé de le changer de club dès qu'il s'est trouvé sur le banc. Il s'est alors retrouvé au Lorca, un petit club espagnol de la région liégeoise. C'est pourquoi, quand il se retrouvait sur le banc, je fermais ma boîte, je souffrais en moi-même. "