La nouvelle est tombée vendredi sur le coup de 16 heures: le RWDM est rayé des tablettes de l'Union Belge. "La dette fédérale s'élevait la semaine passée à 39.000 euros", dit Jean-Paul Houben, secrétaire général de la maison de verre. "On m'a parlé d'un fax, d'une garantie bancaire: on n'a rien vu et le RWDM aurait pu être radié plus tôt. C'est évidemment un drame mais qu'y pouvons-nous? Le trou est probablement immense. A Molenbeek, on parlait d...

La nouvelle est tombée vendredi sur le coup de 16 heures: le RWDM est rayé des tablettes de l'Union Belge. "La dette fédérale s'élevait la semaine passée à 39.000 euros", dit Jean-Paul Houben, secrétaire général de la maison de verre. "On m'a parlé d'un fax, d'une garantie bancaire: on n'a rien vu et le RWDM aurait pu être radié plus tôt. C'est évidemment un drame mais qu'y pouvons-nous? Le trou est probablement immense. A Molenbeek, on parlait déjà de 70.000 euros, et même plus dans peu de temps. Chez nous, vendredi, le RWDM devait 39.000 euros. S'il avait payé cette somme, il n'aurait pas été question de radiation immédiate mais de nombreux dossiers ont été introduits (clubs, joueurs, etc.) chez le curateur et auraient pu devenir plus tard des dettes fédérales, donc des possibilités de radiation. L'Union Belge ne pouvait pas donner un chiffre pour l'ensemble des dettes car la situation évoluait tous les jours. Le 16 août, l'ardoise fédérale s'élevait à 39.000 euros mais c'est la suite de la facture, floue, qui aura fait peur aux repreneurs". Une suite juridique? Johan Vermeersch a laissé entendre qu'il pourrait y avoir des suites juridiques. En fait une action au tribunal aurait des chances d'aboutir ou du moins d'obliger la fédération à une attitude différente lorsqu'un club est mis en liquidation. Car deux questions n'offrent pas de réponses claires au niveau juridique. La première concerne l'obligation pour le repreneur de payer les dettes dues à l'Union Belge, condition sine qua non de la cession du matricule. Si l'obligation semble légale de jure, elle le serait moins de facto puisqu'elle positionne alors l'Union Belge comme créancier prioritaire. Or, la loi fixe une hiérarchie parmi les créanciers. Le juge devra dire si les règlements de l'UB sont compatibles ou non avec la loi. L'autre question litigieuse qui dérange dans le cas d'une liquidation est que l'Union Belge est incapable de chiffrer le montant exact des dettes fédérales. La partie due à l'UB (essentiellement des taxes) est connue mais les autres dettes, regroupées également sous le vocable "fédérales", qui sont en fait les dettes dues suite à un jugement d'un comité de l'UB (essentiellement la commission du statut du joueur) ne le sont nullement. Cet état de fait décourage tout repreneur potentiel attentif. (P. Bilic/G. Lassoie)