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SUPERFICIE 17.075.400 km2 HABITANTS 142.423.773 CAPITALE Moscou SITE www.rfs.ru LEONID SLUTSKY - 45 ans - Décrit comme le Mourinho russe, possède le charisme et le sens tactique du Special One. Il est un invité régulier des émissions TV et, contrairement à ses prédécesseurs, il est apprécié par les journalistes. Il est coach du CSKA Moscou depuis 2009, un mandat qu'il combine avec le poste de sélectionneur depuis 2015. LEONID SLUTSKY : Elle possède une nouvelle levée, très douée, qui atteint un niveau élevé. Elle a tout gagné. Ça en dit long mais dans notre poule, toutes les équipes peuvent se qualifier pour le tour suivant. Nous aussi, donc. SLUTSKY : Un handicap. Beaucoup de joueurs possèdent une grande expérience et peuvent inspirer les autres : Igor Akinfeev, Vasili Berezutski, Sergeï Ignashevich, Roman Shirokov, Igor Denisov... SLUTSKY : Pas encore. Nous jouons surtout en équipe. Aleksandr Golovin (CSKA) et Oleg Shatov (Zenit) peuvent devenir des ténors s'ils continuent à progresser. SLUTSKY : La Russie alignait sans doute la meilleure équipe de son histoire. Elle a battu les Pays-Bas 3-1 pour aller en demi-finales. Je me rappelle le coup de sifflet final : j'étais fou de joie. J'aimerais ressentir la même chose en tant qu'entraîneur. SLUTSKY : Arshavin a obtenu de bonnes statistiques à Arsenal. Il en a été le leader, un moment donné. Au début, Pavlyuchenko a beaucoup marqué pour Tottenham alors que l'entraîneur de Chelsea, Andre Villas-Boas, tentait de convaincre Zhirkov de rester à Londres. Mais ils ont eu du mal à s'adapter à l'Angleterre. Ils s'y sont rendus à un âge encore tendre, sans parler la langue. SLUTSKY : Non. La sélection comporte beaucoup de joueurs du CSKA et je vois la plupart des matches de championnat. Je peux donc jauger les qualités et la forme de tout le monde. J'ai été engagé en août et j'ai connu quelques mois difficiles mais nous sommes bien organisés. Le métier d'entraîneur est difficile. Si je perds quelques matches, je suis dehors. Si nous ne disputons pas un bon tournoi, ce sera pareil en équipe nationale. Alors, l'année prochaine, j'aurai le choix entre le Rotor Volgograd et l'Olympia Volgograd. (Rires)SLUTSKY : C'est positif. La Russie ne doit pas se fermer au reste du monde ni s'exclure de la globalisation. L'Allemagne est un des meilleurs pays en football et en 2009, elle faisait déjà appel à Cacau, un Brésilien. Pourquoi agirions-nous autrement ? Notre gardien, Guilherme Marinato, a un passeport russe, il apprend notre langue et paie ses impôts en Russie. Pourquoi ne le sélectionnerais-je pas ? Mais nous ne naturalisons pas n'importe qui : nous sommes attentifs au niveau.La fédération et Fabio Capello avaient uni leurs destins jusqu'à la Coupe du Monde 2018 mais le règne du gros salaire italien a pris fin en juillet 2015, après une élimination peu glorieuse au Mondial brésilien et seulement deux victoires en six matches de qualification. Celle-ci paraissait compromise mais l'affable Leonid Slutsky, T1 du CSKA a conduit la Russie à la deuxième place, en gagnant ses quatre derniers matches. La Russie ne nourrit pas d'ambitions démesurées. Elle le répète depuis des années : l'EURO est une étape de préparation pour 2018 et le Mondial quelle organise sur ses terres. La fracture au pied de son meneur, Alan Dzagoev, a renforcé ce sentiment. Le médian du CSKA est le cerveau créatif de l'équipe, depuis le milieu défensif. Maintenant, la Russie compte surtout sur les deux flancs : Kokorin et Shatov, coéquipier de Nicolas Lombaerts à Saint-Pétersbourg. Glushakov, le médian du Spartak, qui est plutôt un box-to-box qu'un distributeur, reprend le poste de Dzagoev, aux côtés des expérimentés Denisov et Shirokov, dans le dos de l'unique avant. En défense, le duo central du CSKA, Ignashevich-Vasili Berezutski, est une certitude, avec son jumeau Alekseï Berezutski en doublure. Les arrières gauche et droit, Kombarov et Smolnikov, sont fournis par le Spartak et le Zenit. Artem Dzyuba gagne également sa vie dans la ville des tsars et semble enfin devenir l'avant dont a besoin l'équipe. Il n'a pas inscrit un seul but entre ses débuts en 2011 et 2014 mais il a inscrit huit buts durant la campagne de qualification.KONSTANTIN KLESHEV SOVETSKY SPORT" Sur papier, la Russie ne semble pas à même de passer le premier tour mais le sélectionneur a en tout cas un bon équilibre, avec une majorité de joueurs du Zenit et du CSKA Moscou. Nul ne semble invincible dans le groupe, même si Leonid Slutski n'a pas une seule vraie vedette et qu'il s'appuie surtout sur l'expérience de Sergey Ignashevich (36 ans), Vasili Berezutski (33 ans) et du gardien Igor Akinfeev (30 ans). Dans l'entrejeu, Roman Shirokov (34 ans), le meneur du CSKA, joue un rôle crucial, de même que le médian défensif Igor Denisov (32 ans, Dinamo Moscou). Ils sont tous deux très mûrs. Je ne m'attends pas à ce qu'Oleg Shatov et Aleksandr Kokorin, qui n'ont encore que 25 ans, jouent un rôle majeur dans ce tournoi. "- Alan Dzagoev, le médian de 25 ans du CSKA Moscou, meilleur Russe du tournoi 2012, s'est fracturé un os du pied pendant le match du titre contre Rubin Kazan. Il est remplacée par Dmitri Torbinski (Krasnodar). - Leonid Slutsky a repris Roman Neustädter dans sa présélection, le 23 mai, alors que le défenseur de 28 ans de Schalke 04 n'avait pas encore la nationalité russe. Il est né en Ukraine et a joué en catégories d'âge allemandes. ARTEM DZYUBA : Je l'espère. Avec le groupe actuel, nous ne pouvons pas jouer aussi mal. Nous pouvons donc briguer un billet pour le tour suivant. DZYUBA : Trois équipes fortes. Sur papier, l'Angleterre est favorite mais je pense que nous sommes à égalité. Certains groupes paraissent plus difficiles que le nôtre. Entamer le tournoi contre l'Angleterre n'est pas un inconvénient car ses supporters bruyants, qui viennent en masse, vont nous plonger d'emblée dans l'ambiance du tournoi. Si nous gagnons ce match, nous serons vraiment en confiance. Je me réjouis de jouer. Quand j'ai vu le tirage au sort, à la télévision, j'ai déjà senti l'adrénaline gicler dans mes veines. J'espère que nous serons épargnés par les blessures et les suspensions. DZYUBA : Joe Hart, un de mes gardiens préférés. Je serais l'homme le plus heureux du monde si je marquais contre lui. Wayne Rooney est leur leader mais j'aime aussi le style de jeu de Theo Walcott. C'est un ailier redoutable, que le sélectionneur n'a toutefois pas repris. Tant mieux pour nous. DZYUBA : J'aime ce genre de football et j'espère pouvoir les battre avec mes propres armes. Gareth Bale est un Gallois atypique. Il y a aussi Aaron Ramsey mais Bale a quand même un autre niveau. Avec tout mon respect pour Ryan Giggs, que j'admire beaucoup, cette équipe est sans doute la plus forte de toute l'histoire galloise. Je suppose que cette équipe voudra se montrer contre l'Angleterre. Nous ne devons pas la craindre. DZYUBA : Elle peut créer la surprise. Personne n'attend quelque chose d'elle mais elle n'est pas un adversaire facile. On peut la comparer à nous : de son statut d'outsider, elle est en mesure de réussir quelque chose de beau. Si nous étions éliminés au premier tour, nous aurions échoué. Si nous passons, nous devons revoir nos ambitions, sans exagérer. Seules la France et l'Allemagne peuvent franchement viser les demi-finales. Les autres devront franchir obstacle par obstacle. DZYUBA : Il a changé l'ambiance et créé un climat positif. Il n'est pas seulement un battant mais aussi un homme gentil, agréable. Et un bon entraîneur. Il était fait pour ce job. Il nous a convaincus que nous pouvions également être des vainqueurs. Je suis déjà un de ses supporters ! " Nous ne naturalisons pas n'importe quels joueurs. Nous sommes attentifs à leur niveau. " LEONID SLUTSKY