Des lendemains qui chantent, enfin ?

La saison de la confirmation n'a jamais vraiment réussi à Charleroi. Celle qui arrive doit pourtant apporter la validation du nouveau statut carolo. De simple candidat au top 6 à réel postulant pour le titre ? L'Europe en plus, Karim Belhocine va devoir apprendre à courir plusieurs lièvres à la fois. Reste qu'avec une équipe inchangée, seulement privée de NÚrio Fortuna, le bal des ambitions est ouvert. Le fait est qu'il y a cinq ans, Guillaume Gillet n'aurait pas choisi Charleroi pour se rappeler aux bons souvenirs de la Pro League. Une arrivée qui traduit une nouvelle donne dans le paysage du football belge. Celle qui veut qu'i...

La saison de la confirmation n'a jamais vraiment réussi à Charleroi. Celle qui arrive doit pourtant apporter la validation du nouveau statut carolo. De simple candidat au top 6 à réel postulant pour le titre ? L'Europe en plus, Karim Belhocine va devoir apprendre à courir plusieurs lièvres à la fois. Reste qu'avec une équipe inchangée, seulement privée de NÚrio Fortuna, le bal des ambitions est ouvert. Le fait est qu'il y a cinq ans, Guillaume Gillet n'aurait pas choisi Charleroi pour se rappeler aux bons souvenirs de la Pro League. Une arrivée qui traduit une nouvelle donne dans le paysage du football belge. Celle qui veut qu'il faut aujourd'hui compter avec les Carolos. Sportivement et financièrement surtout. Les millions attendus de la revente de Victor Oshimen du LOSC vers le Calcio avec la taxe de passage zébrée (entre 15 et 20% de la plus-value) appuient la thèse d'un club qui ne se fixe plus de limite. Mais qui refuse de se transformer en simple planche à billets. Sauf énorme surprise, le Sporting ne gaspillera pas les quelques six millions d'euros de la vente de NÚrio pour le premier venu. Ce n'est pas le style de la maison. Et il est peu probable que cela change d'ici au 5 octobre. Le noyau n'est pourtant pas encore bouclé. Les Zèbres joueront la montre jusqu'au bout pour se dénicher un attaquant de rupture capable de venir concurrencer Shamar Nicholson, Kaveh Rezaei, Frank Tsadjout et le jeune Anthony Descotte. Un deal compliqué, qui doit élargir le champ de possibles offensifs sans bloquer l'éclosion du jeune Descotte. Parce que si la claque reçue à Saint-Étienne (4-0, avec trois buts en fin de match) ne reflète pas une préparation sérieuse, elle aura au moins eu le mérite de mettre le doigt sur la difficulté des Zèbres à convertir leurs occasions. La grande nouveauté de l'été carolo est à aller chercher beaucoup plus bas sur l'échiquier. Au système figé de l'an dernier se dessine une équipe capable cette saison d'évoluer à trois ou quatre derrière. Le 3-4-2-1 travaillé en stage en Allemagne fin juin semble avoir convaincu le groupe. Celui-ci s'y était une première fois essayé avec succès contre Anderlecht (0-1) en début de préparation. Une expérience ensuite réitérée à domicile contre le Fola Esch (2-1). Le choix d'un système n'élude jamais bien longtemps celui des hommes censés l'animer. Clairement, Belhocine veut une alternative au tempérament offensif de Joris Kayembe-Ditu sur le côté gauche. Stergos Marinos et Gjoko Zajkov n'entrent de leur côté plus dans ses plans. Pour les remplacer, le Franco-Algérien rêve d'un défenseur central droitier capable de s'intégrer dans la rotation défensive et d'évoluer aussi bien à l'arrière droit que dans l'axe. En résumé, jamais l'éventail tactique carolo n'aura paru aussi étendu à ce stade de la saison. A contrario, le bloc très compact de la saison écoulée semble encore souffrir parfois de ces modulations tactiques. En cela, le retour de Marco Ilaimaharitra apparait comme providentiel. Opéré d'une pubalgie en mai, le Malgache n'était pas attendu si tôt au rendez-vous. Une certitude dans le jeu qui ne sera pas de trop pour éviter la crainte toujours réelle d'un faux départ.