Rien n'est facile à Bressoux-Droixhe - 15.000 habitants - où la famille Carcela a connu la galère. Ses parents ont souvent fait les brocantes, vendu leurs maigres avoirs pour acheter des chaussures de football et payer des stages d'été à un fils extrêmement doué. La précarité a été leur lot. Ceci explique aussi la générosité et la disponibilité de Medhi Carcela pour son ancien quartier.
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Rien n'est facile à Bressoux-Droixhe - 15.000 habitants - où la famille Carcela a connu la galère. Ses parents ont souvent fait les brocantes, vendu leurs maigres avoirs pour acheter des chaussures de football et payer des stages d'été à un fils extrêmement doué. La précarité a été leur lot. Ceci explique aussi la générosité et la disponibilité de Medhi Carcela pour son ancien quartier. " Il partage ses joies avec nous ", relate Patrice Lempereur, président du conseil de quartier à Bressoux-Droixhe. " Mehdi nous offre une nouvelle image, celle de la réussite. Avec l'accord du Standard, il est devenu le parrain de la branche jeunes du conseil de quartier. Je l'avais revu par hasard et il me parla des jeunes qui s'adressaient à lui. Il ne pouvait pas leur donner sa carte de banque, cela n'aurait servi à rien. Ces jeunes cherchent autre chose : un logement, du travail, des terrains de sport, etc. Ce sont des désoeuvrés, des prédélinquants, dit-on dans notre métier. Ils connaissent Mehdi, l'apprécient, lui parlent, évoquent leurs problèmes. Ils ont perdu en quelque sorte leurs repères et Mehdi leur permet de renouer des liens avec la société. Le Standardman a besoin de relations pour répondre à leurs attentes. Ce n'est pas évident à 20 ans. Ils savent que leur idole a réussi à force de volonté et d'hygiène de vie. Il ne cesse de leur répéter. Tout le monde peut réussir. Ce n'est pas facile mais c'est intéressant. Mehdi vient me voir et s'implique. C'est fabuleux car il apporte des idées et un souffle nouveau. Avant qu'il ne s'engage à nos côtés, la branche jeunes avait sept oui huit projets. Nous avons désormais de 40 à 50 initiatives ou idées à mettre en £uvre. Certaines sont très intergénérationnelles. A la Toussaint, des jeunes ont accompagné au cimetière des personnes âgées et à mobilité réduite qui voulaient se recueillir sur la tombe d'un être cher. Quand il a gelé à pierre fendre, des jeunes ont salé et dégagé les trottoirs de ceux qui sont dans l'impossibilité de le faire. A Pâques, ils ont organisé une chasse aux £ufs pour les enfants. Nous avons organisé des actions pour la fête de mères. Il y a donc tout un effort pour retisser des liens sociaux. Mehdi s'intéresse à tout cela et vient souvent me rendre visite. Via les jobs d'été, on espère réinsérer des jeunes dans le circuit du travail. A sa façon, avec ses mots à lui, qui sont aussi les leurs, il dégage des pistes, c'est important. D'autres réussissent, que ce soit via le sport ou les études. A Droixhe, on peut progresser comme ailleurs. Je ne dis pas que tout est parfait. Il reste beaucoup de travail. Avec l'apport de Mehdi, cela ira plus vite. Il a indiscutablement rendu beaucoup de fierté à notre quartier. "