FORCES ET FAIBLESSES

En prolongeant Dimitri Mohamed pour deux saisons mi-juin, la direction avait envoyé un premier signal. Celui qui consiste à penser qu'au bord du gouffre, le REM a choisi de confier sa destinée à ses glorieux anciens. De l'expérience donc, et des fins connaisseurs de la Pro League. En plus d'un staff qui sent bon la nostalgie avec Mbo Mpenza en directeur sportif, Enzo Scifo en T1, José Jeunechamps et Émile Mpenza en adjoints, les rênes d...

En prolongeant Dimitri Mohamed pour deux saisons mi-juin, la direction avait envoyé un premier signal. Celui qui consiste à penser qu'au bord du gouffre, le REM a choisi de confier sa destinée à ses glorieux anciens. De l'expérience donc, et des fins connaisseurs de la Pro League. En plus d'un staff qui sent bon la nostalgie avec Mbo Mpenza en directeur sportif, Enzo Scifo en T1, José Jeunechamps et Émile Mpenza en adjoints, les rênes de l'équipe seront confiées à des doyens comme Christophe Lepoint, Clément Tainmont ou Christophe Diandy. Les départs souhaités de Deni Hocko et Marko Bakic vont par contre laisser un trou dans le milieu des Hurlus et n'ont qualitativement pas encore été remplacés actuellement. En redonnant leur chance à des joueurs et un coach sur une voie de garage ces derniers mois (voire ces dernières années), le REM la joue contraint et forcé à l'économie. Avec tous les risques que cela comprend. Dans la liste des entraîneurs à crédit, Enzo Scifo arrive en dernier. Le revoir sur un banc fera plaisir aux mélancoliques. La légende des Diables arrive avec une envie manifeste de prouver que le petit milieu du football belge a eu tort de le boycotter depuis son départ des Diablotins en juillet 2016. Homme de peu de mots, lui seul sait les leçons qu'il aura tirées de ses échecs passés. Relégué à l'échelon inférieur, l'Excel n'a crié dans l'oreille de personne vouloir remonter en D1A dès la saison prochaine. Difficile d'établir un ordre de priorité quand les caisses sont vides. Du coup, le REM avancera à tâtons en début de saison. La faute, dans un premier temps, à ce conflit financier existant entre les Hurlus et le LOSC, qui a donné lieu à une interdiction temporaire de transferts finalement levée le 8 juillet dernier. C'est ce qu'on appelle boire le calice jusqu'à la lie. Sur le fond, personne ne sait donc vraiment si Mouscron doit avancer la peur au ventre ou continuer de croire en sa bonne étoile.