Bernd bis

Saint-Trond, Anderlecht et Gand. Les trois premières rencontres du calendrier 2019/2020 de l'Excel promettaient aux Hurlus de gros morceaux en guise d'entrée. Mais puisque l'appétit vient en mangeant, les pensionnaires du Canonnier ne se font pas prier pour plumer les Canaris (0-1), cuire les Mauves (0-0) et se farcir les Buffalos (2-1). En trois joutes, Mouscron compte alors déjà sept unités et surfe sur la vague de son excellent deuxième tour de la saison passée, malgré les multiples départs habituels que subit son noyau, chaque été.

Force est de constater que Bernd Hollerbach a su jusqu'ici mélanger intelligemment les ingrédients mis à sa disposition pour trouver la bonne recette, le plus souvent présentée sous forme d'un 3-5-2. C'est donc en candidat aux PO1, puisque ce sont les mots de ses joueurs, que le technicien allemand pénètre pour la première fois de sa jeune carrière de coach dans l'arène de Sclessin.

Ses hommes, justement, peut-être un peu trop sûrs de leur fait, se prennent une belle gifle en Cité Ardente. Le revers 4-1, qui aurait pu s'avérer plus lourd sans un csc de Kostas Laifis, a le mérite de remettre l'église au milieu du village. Les Mouscronnois ont besoin d'une meilleure assise défensive, en particulier à cause du départ de Noë Dussenne, d'ailleurs rouche depuis le début du mois, et qui a poussé Hollerbach a réinventer sa dernière ligne.

Déjà contre Gand, l'Allemand fait redescendre les trois poumons de Franck Boya d'un cran, qui en profite au passage pour scorer, en attendant la signature tardive d'un spécialiste au poste. L'ancien adjoint de Felix Magath démontre ensuite des facultés d'adaptation en changeant de système pour la réception d'Eupen, revenant à un classique 4-3-3 pour priver les Pandas du peu d'idées qu'il leur reste.

Une fois encore, Bernd bis vise juste et l'Excel valide, facilement au terme d'un match moribond (2-0), un bon dix points sur quinze possibles, dont sept à la maison. C'est également l'occasion de revoir l'acteur principal du feuilleton de l'été chez les Picards : JeanButez, jusqu'ici sur le banc dans l'espoir d'un transfert qui n'arrivera jamais, reprend sa place dans les cages au détriment d'un Vaso Vasic méritant.

Si, au milieu, Marko Bakic doit encore confirmer son dernier exercice encourageant, qui a convaincu les décisionnaires mouscronnois de mettre la main au panier - chose assez rare pour la signaler -, le Monténégrin Deni Hocko a livré quelques bonnes prestations. Devant, c'est le grand point d'interrogation. La retraite de Mbaye Leye, le retour au bercail de Taiwo Awoniyi et, tout récemment, la fuite de Frantzdy Pierrot vers l'enfer de la Ligue 2 mais la chaleur de Guingamp... Les éléments déterminants laissent l'attaque hurlu orpheline de buteurs dignes de ce nom.

La victoire sur Eupen a au moins permis de faire le plein de confiance de côté-ci de la feuille de match. Sami Allagui, d'un pénalty rageur, a fait trembler des filets belges, douze ans après les derniers, sous les couleurs de Roulers. Puis, Jonah Osabutey a clôturé les débats sur un beau service de Nemanja Antonov, mué étonnamment en joker de luxe au profit de Rafal Pietrzak, autre nouveau venu. Enfin, Stipe Perica, annoncé comme la perle rare, est appelé à enfiler les pions. Le poulain du giron de Fali Ramadani, agent visiblement toujours soucieux de la bonne santé des Mouscronnois, est prêté sans option par l'Udinese.

in/out

IN

Hocko (FC Famalicão, Por), Osabutey (Werder Brême, Ger), Allagui (FC St. Pauli, Ger), Ciranni (Fortuna Sittard, Ned), Pietrzak (Wisla Cracovie, Pol), Campins (libre), Buatu Mananga (Rio Ave FC, Por), Omoigui (FC Fuenlabrada, Esp), Perica (Udinese Calcio, Ita), Queirós (FC Porto, Por), Wimmer (Stoke City, Eng), Guarneri (AC Milan, Ita), García (Manchester City, Eng).

OUT

Leye (arrêt), Amallah & Vojvoda (Standard), Gkalitsios (Anorthosis Famagusta, Cyp), Kalonji (Union Titus Pétange, Lux), Diedhiou (FC Sochaux, Fra), Dussenne (Standard), Pierrot (EA Guingamp, Fra).

à suivre DIOGO QUEIROS

"Ce prêt a été possible grâce aux bonnes relations entretenues entre les deux clubs depuis le prêt du médian mexicain Omar Govea au Royal Excel Mouscron. " En voilà une bonne nouvelle. En début de semaine dernière, l'Excel dévoile le nom de l'homme censé apporter de la stabilité à sa défense.

Diogo Queiros, un gamin de 21 printemps, biberonné à la sauce Porto et prêté sans option, lui non plus, par les Dragons. Soit une belle preuve de désaveu vis-à-vis de Jonathan Buatu, arrivé cet été au même poste en provenance du Portugal mais qui se cantonne pour l'instant au banc de touche.

Si Diogo aurait préféré un autre type de location, sachant son avenir bouché dans le Nord du pays de Cristiano alors qu'il était aussi cité en France à Nantes et Rennes, le natif de Matosinhos, dans le Grand-Porto, débarque avec un beau CV dans le Hainaut. Remarqué à onze ans pour enfiler le célèbre maillot bleu et blanc, il embraye sur plusieurs titres et performances majeurs.

Champion d'Europe des moins de dix-sept ans, en 2016 du côté de l'Azerbaïdjan, il remporte la même compétition, deux ans plus tard et une catégorie au-dessus, grâce à un succès 3-4 au bout du suspense contre l'Italie de Moise Kean, auteur d'un doublé ce soir-là.

L'été dernier, il porte le brassard de la Seleçao lors de la Coupe du Monde U20 en Pologne, mais bien qu'il dispute l'ensemble des rencontres de sa patrie, la génération 99 des Lusitaniens ne peut faire mieux qu'une maigre troisième place en poule, tenue en échec par l'Afrique du Sud.

Entre-temps, Queiros soulève la Youth League, version juvénile de la C1, avec les espoirs de Porto en se défaisant de l'équipe la plus titrée du tournoi, en l'occurrence Chelsea (3-1). Une jeunesse dorée qui ne lui permet pourtant pas d'ouvrir les portes de la première, disputant 47 rencontres pour le bien de la réserve des Portugais, qui évolue en D2 locale, et deux petites préparations estivales avec le noyau A.

Saint-Trond, Anderlecht et Gand. Les trois premières rencontres du calendrier 2019/2020 de l'Excel promettaient aux Hurlus de gros morceaux en guise d'entrée. Mais puisque l'appétit vient en mangeant, les pensionnaires du Canonnier ne se font pas prier pour plumer les Canaris (0-1), cuire les Mauves (0-0) et se farcir les Buffalos (2-1). En trois joutes, Mouscron compte alors déjà sept unités et surfe sur la vague de son excellent deuxième tour de la saison passée, malgré les multiples départs habituels que subit son noyau, chaque été. Force est de constater que Bernd Hollerbach a su jusqu'ici mélanger intelligemment les ingrédients mis à sa disposition pour trouver la bonne recette, le plus souvent présentée sous forme d'un 3-5-2. C'est donc en candidat aux PO1, puisque ce sont les mots de ses joueurs, que le technicien allemand pénètre pour la première fois de sa jeune carrière de coach dans l'arène de Sclessin. Ses hommes, justement, peut-être un peu trop sûrs de leur fait, se prennent une belle gifle en Cité Ardente. Le revers 4-1, qui aurait pu s'avérer plus lourd sans un csc de Kostas Laifis, a le mérite de remettre l'église au milieu du village. Les Mouscronnois ont besoin d'une meilleure assise défensive, en particulier à cause du départ de Noë Dussenne, d'ailleurs rouche depuis le début du mois, et qui a poussé Hollerbach a réinventer sa dernière ligne. Déjà contre Gand, l'Allemand fait redescendre les trois poumons de Franck Boya d'un cran, qui en profite au passage pour scorer, en attendant la signature tardive d'un spécialiste au poste. L'ancien adjoint de Felix Magath démontre ensuite des facultés d'adaptation en changeant de système pour la réception d'Eupen, revenant à un classique 4-3-3 pour priver les Pandas du peu d'idées qu'il leur reste. Une fois encore, Bernd bis vise juste et l'Excel valide, facilement au terme d'un match moribond (2-0), un bon dix points sur quinze possibles, dont sept à la maison. C'est également l'occasion de revoir l'acteur principal du feuilleton de l'été chez les Picards : JeanButez, jusqu'ici sur le banc dans l'espoir d'un transfert qui n'arrivera jamais, reprend sa place dans les cages au détriment d'un Vaso Vasic méritant. Si, au milieu, Marko Bakic doit encore confirmer son dernier exercice encourageant, qui a convaincu les décisionnaires mouscronnois de mettre la main au panier - chose assez rare pour la signaler -, le Monténégrin Deni Hocko a livré quelques bonnes prestations. Devant, c'est le grand point d'interrogation. La retraite de Mbaye Leye, le retour au bercail de Taiwo Awoniyi et, tout récemment, la fuite de Frantzdy Pierrot vers l'enfer de la Ligue 2 mais la chaleur de Guingamp... Les éléments déterminants laissent l'attaque hurlu orpheline de buteurs dignes de ce nom. La victoire sur Eupen a au moins permis de faire le plein de confiance de côté-ci de la feuille de match. Sami Allagui, d'un pénalty rageur, a fait trembler des filets belges, douze ans après les derniers, sous les couleurs de Roulers. Puis, Jonah Osabutey a clôturé les débats sur un beau service de Nemanja Antonov, mué étonnamment en joker de luxe au profit de Rafal Pietrzak, autre nouveau venu. Enfin, Stipe Perica, annoncé comme la perle rare, est appelé à enfiler les pions. Le poulain du giron de Fali Ramadani, agent visiblement toujours soucieux de la bonne santé des Mouscronnois, est prêté sans option par l'Udinese. IN Hocko (FC Famalicão, Por), Osabutey (Werder Brême, Ger), Allagui (FC St. Pauli, Ger), Ciranni (Fortuna Sittard, Ned), Pietrzak (Wisla Cracovie, Pol), Campins (libre), Buatu Mananga (Rio Ave FC, Por), Omoigui (FC Fuenlabrada, Esp), Perica (Udinese Calcio, Ita), Queirós (FC Porto, Por), Wimmer (Stoke City, Eng), Guarneri (AC Milan, Ita), García (Manchester City, Eng). OUT Leye (arrêt), Amallah & Vojvoda (Standard), Gkalitsios (Anorthosis Famagusta, Cyp), Kalonji (Union Titus Pétange, Lux), Diedhiou (FC Sochaux, Fra), Dussenne (Standard), Pierrot (EA Guingamp, Fra). "Ce prêt a été possible grâce aux bonnes relations entretenues entre les deux clubs depuis le prêt du médian mexicain Omar Govea au Royal Excel Mouscron. " En voilà une bonne nouvelle. En début de semaine dernière, l'Excel dévoile le nom de l'homme censé apporter de la stabilité à sa défense. Diogo Queiros, un gamin de 21 printemps, biberonné à la sauce Porto et prêté sans option, lui non plus, par les Dragons. Soit une belle preuve de désaveu vis-à-vis de Jonathan Buatu, arrivé cet été au même poste en provenance du Portugal mais qui se cantonne pour l'instant au banc de touche. Si Diogo aurait préféré un autre type de location, sachant son avenir bouché dans le Nord du pays de Cristiano alors qu'il était aussi cité en France à Nantes et Rennes, le natif de Matosinhos, dans le Grand-Porto, débarque avec un beau CV dans le Hainaut. Remarqué à onze ans pour enfiler le célèbre maillot bleu et blanc, il embraye sur plusieurs titres et performances majeurs. Champion d'Europe des moins de dix-sept ans, en 2016 du côté de l'Azerbaïdjan, il remporte la même compétition, deux ans plus tard et une catégorie au-dessus, grâce à un succès 3-4 au bout du suspense contre l'Italie de Moise Kean, auteur d'un doublé ce soir-là. L'été dernier, il porte le brassard de la Seleçao lors de la Coupe du Monde U20 en Pologne, mais bien qu'il dispute l'ensemble des rencontres de sa patrie, la génération 99 des Lusitaniens ne peut faire mieux qu'une maigre troisième place en poule, tenue en échec par l'Afrique du Sud. Entre-temps, Queiros soulève la Youth League, version juvénile de la C1, avec les espoirs de Porto en se défaisant de l'équipe la plus titrée du tournoi, en l'occurrence Chelsea (3-1). Une jeunesse dorée qui ne lui permet pourtant pas d'ouvrir les portes de la première, disputant 47 rencontres pour le bien de la réserve des Portugais, qui évolue en D2 locale, et deux petites préparations estivales avec le noyau A.