Sur deux fronts

P aul Gheysens et Luciano D'Onofrio entament leur troisième saison à la tête de l'Antwerp en D1A. Pour la première fois, ils doivent lutter sur deux fronts. László Bölöni sait ce que c'est puisque, il y a une dizaine d'années, au Standard, il a dû concilier coupe d'Europe et championnat. La différence, c'est qu'à Sclessin, il pouvait compter sur un noyau plus étoffé qualitativement tandis qu'à l'Antwerp, il est toujours en train de construire. De plus, l'Antwerp ne peut pas jouer ses matches européens au Bosuil.

Alors qu'il gagnait difficilement chez lui l'an dernier, l'Antwerp n'a cette fois laissé aucune chance à des équipes comme Waasland-Beveren et Saint-Trond.

Comme lors de son retour en D1A, il doit donc s'entraîner à deux endroits différents. Lors des semaines européennes, il travaille en effet à Bruxelles afin de s'habituer aux dimensions du stade Roi Baudouin. Sans oublier les déplacements en République tchèque et aux Pays-Bas. Pour la première fois depuis son arrivée à Deurne, Bölöni a donc dû faire tourner.

Cela lui a coûté des points à Charleroi et Waregem. La fatigue mentale associée à la fatigue physique et à une série de blessures ont pesé trop lourd. Il n'est donc pas surprenant que l'Antwerp ait demandé (et obtenu) le report du match face à Gand, entre les deux rencontres face à l'AZ. Une primeur en Belgique mais le manager du calendrier a déjà fait savoir qu'en phase de poules, ce ne serait pas possible. Au moment de faire les transferts, D'Onofrio et son staff ont tenu compte d'un programme plus lourd et ils ont fait en sorte d'élargir le noyau, en quantité et en qualité. L'Antwerp peut désormais dire qu'il possède à tous les postes un plan B presque aussi fort que le plan A. C'était déjà le cas à quelques positions la saison passée mais pas lors de la première année.

Moins de stabilité

Ce qui est étonnant, c'est que Sinan Bolat, le roi des clean sheets, ait déjà dû se retourner un peu plus souvent cette saison que l'an dernier. C'est moins dû au départ de Jelle Van Damme (qui commençait à souffrir en D1A) qu'à un concours de circonstances : le gaucher nigérian Junior Pius, qui devait le remplacer, s'est immédiatement blessé tandis que Dino Arslanagic et Matheus Borges ont manqué la préparation. Ce sont donc des réservistes de l'an dernier - Abdoulaye Seck et Dylan Batubinsika - qui ont dû tenir la baraque. Et pas toujours avec autant de succès. C'est pourquoi le Néerlandais Wesley Hoedt (25 ans) a été loué à Southampton. Un joueur avec un passé...à l'AZ. Il est impossible de savoir ce qu'apportera Defour mais, comme Haroun est resté, la pression est moindre.

Plus de spectacle

Deuxième surprise : alors qu'il gagnait difficilement chez lui l'an dernier, l'Antwerp n'a cette fois laissé aucune chance à des équipes comme Waasland-Beveren et St-Trond. On aurait aimé voir ce que cela donnait contre Gand mais il faudra patienter. En tout cas, l'Antwerp a déjà inscrit beaucoup de buts. Lior Refaelov et Dieumerci Mbokani y sont pour beaucoup. Avec les arrivées du Japonais Koji Miyoshi et de Kevin Mirallas, ça devrait continuer et si Benson perce et que Ivo Rodrigues confirme, cette équipe sera séduisante.

IN/OUT

IN

Pius (Paços de Ferreira, Por), De Laet (Aston Villa, Eng), Hongla (Granade, Esp), Coopman (KV Ostende), A. de Sart (STVV), Miyoshi (Kawasaki Frontale, Jpn), Mirallas (Everton, Eng), Manuel (KRC Genk), Defour (Burnley), Gano (KRC Genk), Hoedt (Southampton, Eng).

OUT

Vleminckx (Oppuurs), Jezina (Slaven Koprivnica, Cro), Nöstlinger (RKC, Ned), Simão (AEK, Gre), Bernier (Dudelange, Lux), Owusu (Ajman, VAE), Van Damme (Lokeren), Govea (Z. Waregem), Diaby (KSC Lokeren), Bolingi (KAS Eupen), Nazarina (Karpaty Lviv, Ukr), Hairemans (YR KV Malines), Touré (AFC Tubize).

À suivre Kevin Mirallas

Pas un mais deux (ex-) Diables Rouges, pas deux mais trois joueurs de Premier League : sur papier, l'Antwerp est sur le bon chemin pour bousculer la hiérarchie du football belge. Wesley Hoedt vient renforcer la défense ; Steven Defour, l'entrejeu ; et Kevin Mirallas, l'attaque.

Tout comme Chadli, Mirallas est un trentenaire liégeois qui effectue ses débuts en championnat de Belgique. Il avait en effet quitté le Standard pour Lille dès les équipes d'âge. Dans le nord de la France, il a grandi dans l'ombre d' Eden Hazard et de Patrick Kluivert. À l'EURO espoirs, aux Pays-Bas, il était le centre-avant de la génération des Diables Rouges qui a brillé lors des dix dernières années. Habile balle au pied et fort techniquement, il n'est toutefois pas très grand et ce n'est pas un véritable finisseur. Plus tard, devenu professionnel, il n'a jamais percé comme numéro 9 mais surtout sur le flanc. À gauche mais surtout à droite.

De Lille, il est parti à Saint-Étienne puis à l'Olympiacos mais c'est à Everton qu'il a passé l'essentiel de sa carrière. Le club anglais l'a cédé à l'Antwerp mais avait fait une croix sur lui depuis un an et demi et l'a déjà prêté à l'Olympiacos ainsi qu'à la Fiorentina par le passé. Après son départ, le Liverpool Echo a fait un bilan de ses années chez les Toffees. Selon le journal, Mirallas était a big talent, un joueur autour duquel on aurait pu construire l'équipe car il était capable de faire sauter les défenses les plus fermées. Mais il avait un problème et c'est à cause de cela que son départ a laissé les fans relativement indifférent : il n'était pas régulier. Quelle carrière aurait-il faite s'il avait brillé chaque semaine et marqué plus souvent ?

P aul Gheysens et Luciano D'Onofrio entament leur troisième saison à la tête de l'Antwerp en D1A. Pour la première fois, ils doivent lutter sur deux fronts. László Bölöni sait ce que c'est puisque, il y a une dizaine d'années, au Standard, il a dû concilier coupe d'Europe et championnat. La différence, c'est qu'à Sclessin, il pouvait compter sur un noyau plus étoffé qualitativement tandis qu'à l'Antwerp, il est toujours en train de construire. De plus, l'Antwerp ne peut pas jouer ses matches européens au Bosuil. Comme lors de son retour en D1A, il doit donc s'entraîner à deux endroits différents. Lors des semaines européennes, il travaille en effet à Bruxelles afin de s'habituer aux dimensions du stade Roi Baudouin. Sans oublier les déplacements en République tchèque et aux Pays-Bas. Pour la première fois depuis son arrivée à Deurne, Bölöni a donc dû faire tourner. Cela lui a coûté des points à Charleroi et Waregem. La fatigue mentale associée à la fatigue physique et à une série de blessures ont pesé trop lourd. Il n'est donc pas surprenant que l'Antwerp ait demandé (et obtenu) le report du match face à Gand, entre les deux rencontres face à l'AZ. Une primeur en Belgique mais le manager du calendrier a déjà fait savoir qu'en phase de poules, ce ne serait pas possible. Au moment de faire les transferts, D'Onofrio et son staff ont tenu compte d'un programme plus lourd et ils ont fait en sorte d'élargir le noyau, en quantité et en qualité. L'Antwerp peut désormais dire qu'il possède à tous les postes un plan B presque aussi fort que le plan A. C'était déjà le cas à quelques positions la saison passée mais pas lors de la première année. Ce qui est étonnant, c'est que Sinan Bolat, le roi des clean sheets, ait déjà dû se retourner un peu plus souvent cette saison que l'an dernier. C'est moins dû au départ de Jelle Van Damme (qui commençait à souffrir en D1A) qu'à un concours de circonstances : le gaucher nigérian Junior Pius, qui devait le remplacer, s'est immédiatement blessé tandis que Dino Arslanagic et Matheus Borges ont manqué la préparation. Ce sont donc des réservistes de l'an dernier - Abdoulaye Seck et Dylan Batubinsika - qui ont dû tenir la baraque. Et pas toujours avec autant de succès. C'est pourquoi le Néerlandais Wesley Hoedt (25 ans) a été loué à Southampton. Un joueur avec un passé...à l'AZ. Il est impossible de savoir ce qu'apportera Defour mais, comme Haroun est resté, la pression est moindre. Deuxième surprise : alors qu'il gagnait difficilement chez lui l'an dernier, l'Antwerp n'a cette fois laissé aucune chance à des équipes comme Waasland-Beveren et St-Trond. On aurait aimé voir ce que cela donnait contre Gand mais il faudra patienter. En tout cas, l'Antwerp a déjà inscrit beaucoup de buts. Lior Refaelov et Dieumerci Mbokani y sont pour beaucoup. Avec les arrivées du Japonais Koji Miyoshi et de Kevin Mirallas, ça devrait continuer et si Benson perce et que Ivo Rodrigues confirme, cette équipe sera séduisante. IN Pius (Paços de Ferreira, Por), De Laet (Aston Villa, Eng), Hongla (Granade, Esp), Coopman (KV Ostende), A. de Sart (STVV), Miyoshi (Kawasaki Frontale, Jpn), Mirallas (Everton, Eng), Manuel (KRC Genk), Defour (Burnley), Gano (KRC Genk), Hoedt (Southampton, Eng). OUT Vleminckx (Oppuurs), Jezina (Slaven Koprivnica, Cro), Nöstlinger (RKC, Ned), Simão (AEK, Gre), Bernier (Dudelange, Lux), Owusu (Ajman, VAE), Van Damme (Lokeren), Govea (Z. Waregem), Diaby (KSC Lokeren), Bolingi (KAS Eupen), Nazarina (Karpaty Lviv, Ukr), Hairemans (YR KV Malines), Touré (AFC Tubize). Pas un mais deux (ex-) Diables Rouges, pas deux mais trois joueurs de Premier League : sur papier, l'Antwerp est sur le bon chemin pour bousculer la hiérarchie du football belge. Wesley Hoedt vient renforcer la défense ; Steven Defour, l'entrejeu ; et Kevin Mirallas, l'attaque. Tout comme Chadli, Mirallas est un trentenaire liégeois qui effectue ses débuts en championnat de Belgique. Il avait en effet quitté le Standard pour Lille dès les équipes d'âge. Dans le nord de la France, il a grandi dans l'ombre d' Eden Hazard et de Patrick Kluivert. À l'EURO espoirs, aux Pays-Bas, il était le centre-avant de la génération des Diables Rouges qui a brillé lors des dix dernières années. Habile balle au pied et fort techniquement, il n'est toutefois pas très grand et ce n'est pas un véritable finisseur. Plus tard, devenu professionnel, il n'a jamais percé comme numéro 9 mais surtout sur le flanc. À gauche mais surtout à droite. De Lille, il est parti à Saint-Étienne puis à l'Olympiacos mais c'est à Everton qu'il a passé l'essentiel de sa carrière. Le club anglais l'a cédé à l'Antwerp mais avait fait une croix sur lui depuis un an et demi et l'a déjà prêté à l'Olympiacos ainsi qu'à la Fiorentina par le passé. Après son départ, le Liverpool Echo a fait un bilan de ses années chez les Toffees. Selon le journal, Mirallas était a big talent, un joueur autour duquel on aurait pu construire l'équipe car il était capable de faire sauter les défenses les plus fermées. Mais il avait un problème et c'est à cause de cela que son départ a laissé les fans relativement indifférent : il n'était pas régulier. Quelle carrière aurait-il faite s'il avait brillé chaque semaine et marqué plus souvent ?