LE NOUVEAU: BJÖRN ENGELS

Tout est toujours une question de perspective. Il y a celle qui dit que la carrière de Björn Engels, de retour en Pro League après des piges plus ou moins abouties en Grèce, en Ligue 1 et en Premier League, connaît un sérieux coup de frein. Ou plutôt celle, privilégiée par le joueur et son nouveau club, qui raconte que l'arrivée de l'éphémère international belge sur la pelouse du Bosuil témoigne surtout des ambitions débordantes d'un Great Old qui se rêve en haut de l'affiche.
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Tout est toujours une question de perspective. Il y a celle qui dit que la carrière de Björn Engels, de retour en Pro League après des piges plus ou moins abouties en Grèce, en Ligue 1 et en Premier League, connaît un sérieux coup de frein. Ou plutôt celle, privilégiée par le joueur et son nouveau club, qui raconte que l'arrivée de l'éphémère international belge sur la pelouse du Bosuil témoigne surtout des ambitions débordantes d'un Great Old qui se rêve en haut de l'affiche. Quand Engels était associé à Brandon Mechele au coeur de la défense brugeoise, rares sont ceux qui auraient parié qu'il serait doublé dans la hiérarchie internationale par son partenaire, passé très près d'une place dans la liste des 26 de Roberto Martínez. Champion de Belgique avec Bruges sous les ordres de Michel Preud'homme, Engels n'avait jamais trouvé sa place dans le système d'Ivan Leko à une période où il ne cachait pas ses envies de départ. Son tour d'Europe a connu des fortunes diverses. Au Pirée, il n'a joué qu'une quinzaine de rencontres et n'a pas pu aider ses couleurs à conserver leur titre après sept sacres consécutifs. Un prêt réussi à Reims plus tard, avec une saison bouclée parmi les meilleures défenses de Ligue 1, le Flandrien a été acheté par les Champenois pour être revendu dans la foulée à Aston Villa, tout juste promu en Premier League. Incontournable jusqu'au Boxing Day, au point d'être cité au rayon des Diables potentiels à chaque annonce de Roberto Martínez, il n'a connu que des défaites lors de ses huit dernières apparitions sous le maillot des Villans, avant d'alterner entre l'infirmerie et le banc de touche. Plus jamais invité dans le onze de Dean Smith, Engels tente donc la relance en Belgique, au sein d'un Antwerp qui semble plus ambitieux que jamais. Un défenseur en reconstruction au coeur d'une défense en chantier: au Bosuil, on aime décidément les travaux. 1. Didier super en retard C'est presque devenu une habitude: pas de Didier Lamkel Zé au rendez-vous fixé pour les tests physiques. Le Camerounais a annoncé son départ sur Instagram, avant de faire machine arrière suite au bonheur affiché dans le vestiaire par certains coéquipiers. 2. 1Demi-finale de la discorde En stage à Horst, le staff a suivi de près la demi-finale entre le Danemark et l'Angleterre. Un plaisir pour l'analyste data Stephen Foyston, beaucoup moins pour le coach Brian Priske et ses deux assistants danois. 3. Couverts en terre sainte Pour les fans du Great Old, le Bosuil est sacré. Un concept rentabilisé par les dirigeants anversois, qui proposaient cet été des tables à même la pelouse pour déguster un menu bien plus raffiné que celui que Ritchie De Laet aime réserver à ses adversaires. Si le Great Old se modernise à toute allure, la formation des jeunes est évidemment une question de temps. En décalage avec l'ascension supersonique des pensionnaires du Bosuil, l'écolage des jeunes Anversois recèle néanmoins quelques profils intéressants. Et si Zeno Van den Bosch n'est pas le plus médiatisé d'entre eux, il est peut-être bien le plus prometteur parmi les jeunes joueurs qui frappent de plus en plus fort à la porte du noyau professionnel dirigé par Brian Priske. Défenseur central capable de jouer avec beaucoup de calme malgré son très jeune âge, et doté d'une relance plutôt intéressante, Van den Bosch a signé son premier contrat professionnel avec le matricule 1 à la fin de l'été dernier. Le plus difficile commence pourtant: tenter de se faire une place dans un secteur de jeu où les tauliers sont légion du côté de Deurne et dans lequel les arrivées de Björn Engels et Dinis Almeida ne vont probablement pas faciliter ses perspectives de temps de jeu à court terme.