MOINS OLD, PLUS GREAT?

On ne prend pas du tout les mêmes, et on recommence quand même. Un an après l'arrivée d' Ivan Leko pour dynamiser le jeu du Great Old, trop dépendant des exploits de Dieumerci Mbokani et Didier Lamkel Zé sous les ordres de Laszlo Bölöni, l'Antwerp entame une deuxième fois son virage vers la modernité. Sans Lucien D'Onofrio cette fois, lui qui semblait être le frein principal du passage du matricule 1 vers une vision plus en phase avec l'évolution du jeu. Exit donc Franky Vercauteren, venu jouer les pompiers en confiant sa destinée offensive à son buteur congolais et son dynamiteur camerounais comme Bölöni avant ...

On ne prend pas du tout les mêmes, et on recommence quand même. Un an après l'arrivée d' Ivan Leko pour dynamiser le jeu du Great Old, trop dépendant des exploits de Dieumerci Mbokani et Didier Lamkel Zé sous les ordres de Laszlo Bölöni, l'Antwerp entame une deuxième fois son virage vers la modernité. Sans Lucien D'Onofrio cette fois, lui qui semblait être le frein principal du passage du matricule 1 vers une vision plus en phase avec l'évolution du jeu. Exit donc Franky Vercauteren, venu jouer les pompiers en confiant sa destinée offensive à son buteur congolais et son dynamiteur camerounais comme Bölöni avant lui, et changement de dynamique avec l'arrivée d'un Brian Priske déjà cité au Standard ou à Genk ces derniers mois. Arrivé avec un staff pléthorique dans son sillage, le Danois prépare un 4-2-3-1 enjolivé par les millions injectés par Paul Gheysens sur le marché des transferts. Avec Björn Engels derrière, Michel-Ange Balikwisha au milieu et Michael Frey devant, en attendant sans doute d'autres recrues, le Great Old s'est déjà offert un renfort de choix dans chaque ligne, faisant presque oublier que les Anversois ont perdu Mbokani, le prometteur milieu de terrain Martin Hongla et le Soulier d'Or Lior Refaelov. Sans même évoquer la situation de Didier Lamkel Zé, une nouvelle fois écarté d'emblée par le coach pour des raisons disciplinaires et qui ne peut désormais plus compter sur Lucien D'Onofrio pour faciliter sa réintégration dans le groupe. La reconstruction s'annonce autour d'un football vertical et offensif, déjà prôné par Priske à la tête de Midtjylland. Derrière un Frey qui tient pour l'instant la corde pour s'installer en pointe, on peut donc s'attendre à voir se multiplier les profils explosifs, celui de Balikwisha en tête. Si le coach danois a déclaré voir sa recrue rouche plutôt à droite, le rôle derrière l'attaquant pourrait être confié à Pieter Gerkens, et la dernière place se disputerait entre Nana Ampomah et Manuel Benson, avec un avantage pour ce dernier dont le profil semble plaire à l'entraîneur. Derrière eux, il faudra choisir deux hommes parmi les Verstraete ( Birger et Louis), Frank Boya et Faris Haroun, dans un autre de ces secteurs où Priske aura l'embarras du choix pour lutter sur plusieurs fronts. Derrière, l'indéboulonnable Ritchie De Laet, auteur d'une saison exceptionnelle sous les ordres de Leko puis Vercauteren, semble être un partant certain dans un secteur qui a accueilli pas mal de nouvelles têtes: Engels, mais aussi Jelle Bataille ou Dinis Almeida pour une arrière-garde qui devrait donc repasser à quatre éléments après une saison à trois sous Leko, puis plutôt à cinq avec Vercauteren. Puisqu'il se dit que la gloutonnerie de l'été anversois n'est sans doute pas encore complètement rassasiée, on peut s'attendre à découvrir un Great Old mieux armé que jamais au bout du mercato, pour tenter d'assouvir la soif de victoire d'un Paul Gheysens qui rêve de coiffer les lauriers jusqu'ici réservés à son grand rival Bart Verhaeghe.