Le nouveau Jean Butez

Jean Butez (25 ans) est enfin, avec un an de retard, dans un grand club. L'été 2019, il s'en était fallu d'un cheveu pour qu'il signe un contrat au Club Bruges, mais Simon Mignolet avait une longueur d'avance. Ça avait été un coup dur, mais Butez n'est pas de ceux qui cherchent la confrontation en pareils moments. Poli et bien élevé, il a attendu une nouvelle chance. L'Antwerp la lui a offerte. Il a paraphé un contrat de quatre saisons dans la métropole.
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Jean Butez (25 ans) est enfin, avec un an de retard, dans un grand club. L'été 2019, il s'en était fallu d'un cheveu pour qu'il signe un contrat au Club Bruges, mais Simon Mignolet avait une longueur d'avance. Ça avait été un coup dur, mais Butez n'est pas de ceux qui cherchent la confrontation en pareils moments. Poli et bien élevé, il a attendu une nouvelle chance. L'Antwerp la lui a offerte. Il a paraphé un contrat de quatre saisons dans la métropole. Le Français a gravi les échelons un à un. Lille l'a prêté une première fois à Mouscron en 2017. Le LOSC le juge bon gardien, mais l'équipe n'a pas le temps de le découvrir. À Mouscron, il doit attendre sa chance jusqu'à l'arrivée de Bernd Storck. Celui-ci lance des jeunes et Butez préserve ses filets à huit reprises durant le superbe second tour du club. C'est la troisième meilleure performance du championnat, après Sinan Bolat et Danny Vukovic. Les supporters le proclament meilleur Hurlu. Butez dévoile des qualités qui intéressent Bruges, le Standard et, déjà, l'Antwerp : il est fort sur sa ligne et clairvoyant à la relance. Les négociations échouent à cause de son prix. Mignolet est plus cher, mais il offre plus de sécurité. Butez doit donc confirmer. Une fois sa tête débarrassée de ses soucis et la période des transferts quasi achevée, il reprend sa place dans les cages de Mouscron, occupées par Vaso Vasic. Butez surmonte bien sa déception sous la direction de Bernd Hollerbach. À nouveau, il affiche des qualités au-dessus de la moyenne. L'AS Monaco prend contact : le club souhaite le caser au Cercle, désormais entraîné par Storck, durant le mercato hivernal. Une fois de plus, son prix pose problème. Son automne a été partiellement gâché par une fracture du bras, occasionnée fin octobre lors d'un match contre Charleroi. Il ne sera opérationnel qu'après le Nouvel An. Plus mûr et encore plus confiant en ses moyens, il a alors convaincu l'Antwerp. Encore un ancien Standardman à Anvers. Dragan Lausberg est un nom qui ne vous dit encore rien. Il y a un an, c'est Robbe Quirynen que nous avions choisi pour cette rubrique. Un jeune formé à l'Antwerp. Il s'est montré quelques fois en tout début de saison, même sur la scène européenne. Après ça, il a disparu de la circulation. Pour les gars du cru, ce n'est pas facile de se faire une place en équipe pro, surtout quand le club a des ambitions grandissantes. Dragan Lausberg est donc face à une mission périlleuse. Comme Bruny Nsimba, il a pu s'entraîner avec le noyau A cet été, et il a participé au stage en Allemagne. Ils sont gauchers. Nsimba est un offensif, Lausberg un défensif. Le transfuge de l'académie liégeoise est plein de bonne volonté, on dit de lui que c'est un gars très positif. Il était en fin de contrat au Standard, où une grave blessure au genou a mis un coup d'arrêt à son parcours. Avant ça, il avait évolué à Saint-Trond et à Louvain. Il était capitaine en sélections nationales U16 et U17. Il y a des qualités de leader évidentes chez ce joueur qui a de gros atouts offensifs, mais surtout un gros abattage défensif.