Le football anglais a traversé le désert mais il dispose maintenant d'une levée talentueuse. On pense à Dele Alli et Harry Kane de Tottenham et à Ross Barkley d'Everton, tous trois nominés pour le PFA Young Player of the Year Award et bientôt acteurs de l'EURO. Le sélectionneur anglais Roy Hodgson est fan de Barkley depuis longtemps. Il a déjà emmené le médian offensif au Brésil il y a deux ans, l'alignant dans les trois matches de poule et le titularisant même contre le Costa Rica.
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Le football anglais a traversé le désert mais il dispose maintenant d'une levée talentueuse. On pense à Dele Alli et Harry Kane de Tottenham et à Ross Barkley d'Everton, tous trois nominés pour le PFA Young Player of the Year Award et bientôt acteurs de l'EURO. Le sélectionneur anglais Roy Hodgson est fan de Barkley depuis longtemps. Il a déjà emmené le médian offensif au Brésil il y a deux ans, l'alignant dans les trois matches de poule et le titularisant même contre le Costa Rica. Hodgson a toutefois critiqué son poulain : " Il perd trop souvent le ballon. Ross doit mieux choisir le moment de réaliser une action et celui de conserver le ballon. " Barkley a suivi ce conseil. La campagne précédente a été gâchée par une atteinte aux ischiojambiers mais le médian a beaucoup progressé cette saison. Hodgson a déjà annoncé qu'il comptait le titulariser en France. " Cette année, Ross a gagné en maturité et en discipline. " Ross Barkley, né à Liverpool, aurait pu choisir l'équipe nationale du Nigeria puisque son père est d'origine africaine mais il n'a plus de liens avec cette branche de la famille. Le jeune Ross a d'ailleurs préféré le nom de famille de sa mère. " Je lui dois tout ", déclare le joueur, qui se rendait parfois en courant au centre d'entraînement d'Everton. C'est elle qui l'a soutenu durant la période la plus sombre de sa vie, fin 2010. A 17 ans, alors qu'il était sur le point d'éclater à Everton, il s'est occasionné une double fracture de la jambe en U19 contre la Belgique, après une collision malencontreuse avec son coéquipier Andre Wisdom. On a même craint pour sa carrière. Après une année de rééducation, le jeune homme a retrouvé sa forme par le biais de locations à Sheffield Wednesday et à Leeds United. En 2013, Roberto Martinez l'a lancé en équipe première d'Everton. En soutien de Romelu Lukaku, Ross Barkley étale ses qualités cette saison : vista, technique, force dans les duels, profondeur et deux pieds en or. Il en est à douze buts et dix assists. Certains analystes et entraîneurs décèlent en lui le successeur de Wayne Rooney tandis que d'autres voient en lui la réincarnation de Paul Gascoigne, la folie en moins. Albion s'attend en tout cas à ce que Barkley devienne aussi influent que ses illustres prédécesseurs dans les mois à venir, à commencer par la demi-finale de la FA Cup, samedi prochain à Wembley. Face au Manchester United de... Wayne Rooney. Pour un passage de témoin définitif ? PAR MATTHIAS STOCKMANS