Le regroupement en tête des trois grands les plus traditionnels de D1 pourrait bien avoir un air de déjà vu. Celui de championnats où on commençait par se battre comme des seigneurs en septembre, la fleur au fusil, et où on se quittait au mois de mai en se serrant la main avec l'amabilité de champions de golf. Ça, c'est uniquement si on regarde le classement. Sur le terrain, c'est autre chose. Nos trois grands en bavent déjà pas mal. C'est la dure loi du foot pro du 21e siècle et Genk essaye de " jouer avec " mais n'y arrive pas.
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Le regroupement en tête des trois grands les plus traditionnels de D1 pourrait bien avoir un air de déjà vu. Celui de championnats où on commençait par se battre comme des seigneurs en septembre, la fleur au fusil, et où on se quittait au mois de mai en se serrant la main avec l'amabilité de champions de golf. Ça, c'est uniquement si on regarde le classement. Sur le terrain, c'est autre chose. Nos trois grands en bavent déjà pas mal. C'est la dure loi du foot pro du 21e siècle et Genk essaye de " jouer avec " mais n'y arrive pas. Le Club Bruges, un champion qui avait effectué un recrutement tellement intelligent depuis des mois, en est déjà contraint à aligner une kyrielle de néo-pros. Il a plus d'une équipe sur le flanc du fait de blessures diverses de longue durée et même d'une pneumonie dans le cas de Tomislav Butina. Tout se passe bien pour l'instant ; du gardien miracle Stijn Stijnen à l'avant percutant Jeanvion Yulu-Matondo. Mais pour combien de temps ? Dimanche à Beveren, les Brugeois sont passés par le chas de l'aiguille et on comprend pourquoi le Standard a été balayé de Sclessin par l'équipe à dominante ivoirienne une semaine plus tôt. Aucune honte à avoir : Beveren joue bien et se crée beaucoup d'occasions. Au Cercle de Bruges - une des surprises les plus négatives de cette entame -, Dominique D'Onofrio a de nouveau bousculé son onze de base (il était obligé cette fois) mais le résultat était très encourageant C'est ça qui est génial avec le Standard cette saison. Malgré des départs, des blessures et des sélections discutables, les Rouches sont à nouveau en tête en étant encore loin d'avoir atteint leur vitesse de croisière ! Anderlecht, c'est une autre histoire. Après un match de Ligue des Champions (le mardi), les joueurs se plaignent déjà d'être un peu fatigués pour jouer le week-end. Or, l'été n'est pas encore terminé et on joue encore sur des pelouses impeccables. Qu'est-ce que ça va être dans deux mois, quand novembre aura tout alourdi ; les jambes et les terrains ? Mais tout le monde en parle : le Standard est-il avantagé parce qu'il ne joue pas de Coupe d'Europe ? On ne le saura qu'en fin de saison. Car il faut éviter de tomber dans le piège d'expliquer automatiquement une contre-performance par un match de milieu de semaine. Très fin psychologue, Trond Sollied avait coutume de dire que plus Bruges jouait de matchs en Ligue des Champions, plus elle était forte en championnat. Un coach qui soutient l'inverse plombe inévitablement le moral de ses joueurs... A propos de travail mental, c'est intéressant de voir dans les pages qui suivent ce qui explique les parcours actuels de Westerlo, Charleroi et La Louvière. De Mouscron aussi, où tout a l'air de se déglinguer mais où le nouveau président Edward Van Daele ne sombre pas dans le pessimisme. Chapeau ! Le foot, c'est aussi le champion du monde des paradoxes. Prenez un Charleroi qui cadenasse ses terrains mais qui s'aligne, à l'extérieur, avec des maillots dont la couleur peut rappeler chez certains les tutus de leur petite s£ur, les dessins animés de la Panthère Rose ou... Palerme. Pas question d'établir ici des parallèles faciles entre la capitale mythique de la Sicile et celle du Pays Noir au niveau de leurs dirigeants politiques. Parlons plutôt du maillot des pensionnaires du stade Renzo Barbera. Il est rose aussi et ils sont en train de voler haut dans le classement de la Serie A. Il y a dix jours, ils battaient l'Inter Milan 3-2. Trois buts, Monsieur Mathijssen ! Vous avez bien lu ? Blague à part, Palerme était en Serie B il y a deux ans et on verra en Coupe de l'UEFA ce qu'elle vaut vraiment. Et pour terminer, une bonne nouvelle concernant votre magazine préféré. Les derniers chiffres contrôlés par le CIM (Centre d'information sur les médias) font état qu'en duo avec son homologue néerlandophone, Sport/Foot Magazine poursuit sa croissance pour la troisième année consécutive en affichant une hausse de 5 %, soit 468.500 lecteurs ! Champagne... Rosé ?par John BaeteLE STANDARD est-il avantagé parce qu'il ne joue pas de Coupe d'Europe ?