Cet été, à 35 ans, Ronny Gaspercic a retrouvé la PrimeraDivisión à Albacete. Le Limbourgeois n'a joué qu'à partir de la neuvième journée, grâce à la blessure, grave, de son concurrent, Raúl Valbuena. Mais le club est dans les tréfonds du classement.
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Cet été, à 35 ans, Ronny Gaspercic a retrouvé la PrimeraDivisión à Albacete. Le Limbourgeois n'a joué qu'à partir de la neuvième journée, grâce à la blessure, grave, de son concurrent, Raúl Valbuena. Mais le club est dans les tréfonds du classement. Ronny Gaspercic : En effet. Dès le début, la lutte a été faussée à cause de ça. A l'entraînement, je me suis coincé le doigt. Plus tard, j'ai souffert du genou. Beaucoup ont pensé que c'était dû à mon âge mais je l'attribue à un simple coup de malchance. Dans ces conditions, il était logique que l'entraîneur entame le championnat avec Raul Valbuena. Oui. J'ai dû prendre mon mal en patience. La concurrence est très dure ici. Je ne suis pas du style à aller demander des comptes à l'entraîneur ni à exprimer mon mécontentement. Je ne demande pratiquement jamais rien. Je ne réagis que si on n'est pas correct avec moi. La seule manière pour moi de faire mes preuves était de m'entraîner dur et de prouver que je n'étais pas venu à Albacete pour me tourner les pouces. A certains moments, ça m'a traversé l'esprit mais je suis suffisamment fort mentalement pour surmonter ce genre de passage à vide. Je sais ce que je veux et ce dont je suis capable. Rien que pour moi-même, je veux prouver quelque chose, pas pour les autres. Je n'oublie pas non plus qu'Albacete est venu me chercher en D2. Je veux l'en remercier. Désormais, je vis saison par saison. Le malheur des uns... Ainsi va la vie. Je regrette qu'il se soit fracturé le poignet. On parle de deux à quatre mois d'indisponibilité, ce qui modifie complètement ma situation. D'un coup, me revoilà titulaire pour quelques matches. Ma saison a enfin recommencé. De nouveaux sentiments m'animent. C'était bon pour ma confiance, en tout cas. Encaisser à un moment pareil est le pire qui puisse arriver à un gardien. L'essentiel était aussi de prendre un point. La semaine précédente, j'avais joué en Coupe. Nous avions gagné 0-1 et je me savais en bonne forme. Nous marquons très difficilement. Même si l'entraîneur ne le demande pas explicitement, nous évoluons très prudemment, très près de notre but. Pour atteindre nos attaquants, nous devons donc combler des espaces énormes. Nous misons sur la sécurité mais ça ne nous réussit pas vraiment. Nous nous inclinons souvent sur un but d'écart. Nous devrions peut-être jouer davantage le résultat. Pas du tout mais nous ne descendrons pas. Deux victoires nous renverraient dans le ventre mou. Il y a peu de différences entre les 12 ou 13 dernières équipes. Nous ne devons pas nous tracasser. Si nous devons vraiment nous battre, nous montrerons ce dont nous sommes capables. Plutôt et nous y sommes heureux, ma famille et moi. L'ambiance est très conviviale, même si nous habitons dans une autre région. Selon les normes espagnoles, Albacete est un club aux moyens modestes qui présente pourtant de bons résultats. On respecte beaucoup les joueurs. D'un autre côté, la pression est là. Le club ne se satisfait pas d'un rôle anonyme. Donc, nous devons prendre rapidement des points. par Fréderic Vanheule