Voici plusieurs semaines que l'on multiplie la rumeur selon laquelle Ronaldo allait à nouveau revêtir le maillot de la Seleçao. En juin, Scolari annonçait qu'il allait le convoquer. De nombreuses personnes se demandaient comment on pouvait aligner un joueur qui n'avait plus disputé une rencontre depuis le 21 novembre 99. Le sélectionneur brésilien avait...

Voici plusieurs semaines que l'on multiplie la rumeur selon laquelle Ronaldo allait à nouveau revêtir le maillot de la Seleçao. En juin, Scolari annonçait qu'il allait le convoquer. De nombreuses personnes se demandaient comment on pouvait aligner un joueur qui n'avait plus disputé une rencontre depuis le 21 novembre 99. Le sélectionneur brésilien avait trouvé la parade: "Un joueur comme Ronaldo est capable sur une action de faire la différence". Il y a trois semaines, Scolari convoquait Ronaldo alors que jusque-là, le joueur n'avait été vu à l'oeuvre qu'au cours de rencontres amicales contre une équipe d'amateurs le 23 juillet, contre la formation nigériane de l'Eniymba le 19 août (35 minutes avec un goal et un assist) et contre Bastia le 31 août (25 minutes). Depuis, Ronaldo avait fait son retour dans une rencontre à enjeu le 20 septembre lors du match aller de Coupe de l'UEFA contre Brasov. Huit jours plus tard, il entamait le match retour mais, après une demi-heure, s'occasionnait une élongation et devait quitter le terrain. La veille de son départ pour le Brésil, l'entraîneur interiste Hector Cuper avouait ne pas comprendre: "C'est insensé qu'il rentre au pays puisqu'il est blessé". Même son de cloche au Brésil, où le célèbre kiné Baldo Nivaldo attaqua le sélectionneur au cours d'une émission télévisée: "C'est une honte. Je me demande si Ronaldo est irremplaçable ou s'il a été sélectionné pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le sport". Mercredi dernier, Ronaldo a dû se rendre à l'évidence. Il n'était pas capable de tenir sa place. Il abandonnait ses équipiers et une belle prime car son contrat avec Nike prévoit la convocation permanente du joueur et ne tolère qu'une absence maximum de deux ans. Et la dernière sélection remontait au 9 octobre 1999 à l'occasion d'un match amical contre la Hollande. "C'est vrai, cette clause existe", a admis le joueur. "Mais mon rapport avec la firme n'est pas uniquement commercial. Il est également d'estime et d'amitié". La maison Nike a annoncé qu'elle n'avait pas l'intention de casser le contrat.