Ronaldo a finalement signé pour le Real Madrid et le président des champions de Belgique Jos Vaessen est super heureux. Voilà qui va encore rendre l'affiche plus attrayante. Quand on est président d'un club, qui jongle avec les calculs afin de pouvoir vivre de ses rêves, c'est très sain d'avoir ce type de réflexion. Mais on en a un peu assez de voir à quel point cela peut déteindre sur les supporters.
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Ronaldo a finalement signé pour le Real Madrid et le président des champions de Belgique Jos Vaessen est super heureux. Voilà qui va encore rendre l'affiche plus attrayante. Quand on est président d'un club, qui jongle avec les calculs afin de pouvoir vivre de ses rêves, c'est très sain d'avoir ce type de réflexion. Mais on en a un peu assez de voir à quel point cela peut déteindre sur les supporters. Aujourd'hui, quand un club belge va vivre un tirage au sort européen, les fans -déformés par les médias - prient pour un grand nom. Ils ne sont plus supporters, ils sont financiers en puissance, ou encore soldat napoléonien tendance Waterloo: autant mourir en beauté au champ d'honneur. Entre argent et gloire, le supporter 2002 a souvent perdu sa vraie substance. Il devrait plutôt espérer un tirage favorable sur le plan sportif: un nom pas trop ronflant qu'on analyserait sous toutes ses coutures pour voir à quelle sauce son équipe préférée va le bouffer. Mais non, le supporter contemporain est inconsciemment traumatisé par les problèmes d'argent du foot belge et le manque de carrure internationale de ses clubs.Un peu de confiance en soi, que diable. Sur base des récents indices des compétitions européennes, la Belgique pouvait qualifier deux équipes en Ligue des Champions, le champion et le vice-champion et voilà Genk (contre Real, Roma, AEK Athènes) et Bruges (Barcelone, Galatasaray, Lokomotiv Moscou) dans les poules de la plus grande compétition interclubs du monde. Et s'ils ne terminaient pas parmi les deux premiers des poules, ils pourraient encore participer à la coupe de l'UEFA où ils retrouveraient éventuellement Anderlecht et Mouscron qui ont fait des tirages relativement favorables avec les Norvégiens de Staebak et les Tchèques (encore!) du Slavia Prague. Il y a deux ans, personne ne pensait qu'Anderlecht irait en quarts de finale de la Ligue des Champions et pourtant il y est parvenu. Parce que le club anderlechtois possédait une équipe de calibre européen mais qu'on ne le savait pas. Et cette saison? Bruges joue bien, Genk se cherche peut-être encore un peu, Anderlecht est meilleur que la saison passée et Mouscron pas plus mauvais. La vérité européenne du terrain doit encore être dite, mais -on le sait- les Belges sont bons en endurance. Prenez les Diables en Coupe du Monde. Plus ils jouaient, meilleurs ils étaient. Parce que les complexes tombaient ou que la meilleure équipe se dégageait? Un peu des deux, mais autant y croire de toute façon. Et que les fans arrêtent de s'inquiéter des budgets de leurs clubs favoris et de croire sur parole leurs dirigeants qui jurent qu'ils ne peuvent se payer les joueurs qu'ils dont ils rêvent. Anderlecht ne peut évidemment pas se payer un Ronaldo mais il pourrait bien évidemment renforcer son équipe s'il n'avait pas 44 contrats de joueurs à honorer par mois, non?Samedi les Diables Rouges vont donner la réplique au Heysel à la Bulgarie dans le premier match de qualification pour l'EURO 2004 au Portugal. On verra si Aimé Anthuenis aura déjà définitivement stabilisé son équipe, une vertu qu'il avait mise en avant successivement à Genk et Anderlecht avant d'ôter tous leurs repères à ses joueurs mauves la saison passée. Mais c'est ça, le métier d'entraîneur: s'ils ne parviennent pas à tirer le meilleur de leur groupe, c'est qu'ils le rendent plus mauvais. Quand on pense que Robert Waseige recevait des félicitations de tous les suiveurs de la presse internationale pour le parcours des Belges au Mondial - en particulier pour le match contre le Brésil - et qu'il ne parvient pas à obtenir plus qu'une dernière place actuellement au classement, il y a de quoi se poser des questions. D'autant qu'à peu de choses près, c'est ce groupe-là qui était en tête de la compétition début janvier à égalité avec Bruges. Bob ze Coach refuse, en tout cas, de parler de crise et estime que ses Rouches en ont encore sous la pédale. Mais bon, ils ont quand même montré un horrible visage jusqu'à présent. Et on ne peut que trouver la victoire historique des Dragons bien sympathique. Un exploit qui renforce encore la thèse de ceux qui disent qu'un football national ne peut-être dynamique que dans la diversité et le nombre. Le Standard est dans le G5 et Mons pas. Cherchez l'erreur? John Baete