Il est sans aucun doute l'un des joueurs qui nous a le plus enthousiasmés durant la dernière décennie, un artiste capable de marier les plus beaux gestes techniques (virgule, passe aveugle) à l'efficacité. S'il a tout remporté que ce soit en club (Ligue des Champions, deux Liga) ou avec la sélection (Coupe du Monde 2002), Ronaldinho a encore faim de succès. Ou plutôt un objectif majeur avant de dire adieu au plus haut niveau : la Coupe du Monde 2014, chez lui, au Brésil.

C'est dans cette optique qu'il fallait comprendre son retour au pays il y a un an après des derniers mois difficiles du côté du Milan AC. A Flamengo, le club le plus populaire du Brésil, Ronnie allait redonner vie à quelques superbes fulgurances. Mano Menezes, qui reprit la Seleçao après l'échec en Afrique du Sud, tendit une première fois la main à Ronaldhino le 17 novembre 2010 pour un match au Qatar avant de lui redonner sa chance en septembre dernier face au Ghana. Avant cela, l'enfant de Porto Alegre n'avait plus porté le maillot auriverde depuis dix-huit mois, ne faisant visiblement pas partie des plans de Dunga qui l'avait placé comme réserviste des 23 sélectionnés pour la Coupe du Monde 2010. Mercredi dernier, face à la Bosnie à Saint-Gall (victoire 2-1) Ronnie faisait son retour avec la Seleçao et, cette fois, comme titulaire.

Même s'il n'a rien perdu de son toucher de balle, le génial Brésilien, placé derrière les deux attaquants Damiano et Neymar, est apparu emprunté et n'a jamais pu rythmer les échanges. Menezes, qui lui a pourtant toujours apporté son soutien déclarant vouloir en faire un de ses cadres en vue de " leur " Coupe du Monde, avait après la rencontre la critique acerbe : " Il était en dessous de ses standards habituels. A plusieurs reprises, il n'a pas réussi à faire la dernière passe pour terminer les mouvements, ce qui est d'ordinaire sa caractéristique première. "

A 31 ans, Ronnie semble souffrir quand le rythme augmente. Si ses partenaires, dont Ganso (" c'est un génie... ce serait toujours mieux de l'avoir avec nous) qui l'a remplacé face à la Bosnie à la 60e, ne le lâchent pas, ce n'est pas le cas de la vox populi. A la question posée par le site brésilien IG Esportes " Quel joueur doit quitter la Seleçao ?", 63 % des sondés pointaient Ronaldinho. Coupable d'une bévue incroyable, Julio Cesar est arrivé en deuxième position avec 20 % des suffrages. Depuis le début de l'année, Ronnie semble retomber dans ses travers (clubbing et autres joyeusetés de la nuit), les cinq mois d'arriérés de salaire non-payés par la société Traffic qui était à la base de son transfert vers Flamengo n'aident évidemment en rien. Son grand-frère et agent, Roberto Assis a déjà menacé les dirigeants rubro-negro d'un nouveau départ pour l'Europe si le différend financier n'était pas réglé....

THOMAS BRICMONT

La société à la base de son transfert lui doit cinq mois de salaire.

Il est sans aucun doute l'un des joueurs qui nous a le plus enthousiasmés durant la dernière décennie, un artiste capable de marier les plus beaux gestes techniques (virgule, passe aveugle) à l'efficacité. S'il a tout remporté que ce soit en club (Ligue des Champions, deux Liga) ou avec la sélection (Coupe du Monde 2002), Ronaldinho a encore faim de succès. Ou plutôt un objectif majeur avant de dire adieu au plus haut niveau : la Coupe du Monde 2014, chez lui, au Brésil. C'est dans cette optique qu'il fallait comprendre son retour au pays il y a un an après des derniers mois difficiles du côté du Milan AC. A Flamengo, le club le plus populaire du Brésil, Ronnie allait redonner vie à quelques superbes fulgurances. Mano Menezes, qui reprit la Seleçao après l'échec en Afrique du Sud, tendit une première fois la main à Ronaldhino le 17 novembre 2010 pour un match au Qatar avant de lui redonner sa chance en septembre dernier face au Ghana. Avant cela, l'enfant de Porto Alegre n'avait plus porté le maillot auriverde depuis dix-huit mois, ne faisant visiblement pas partie des plans de Dunga qui l'avait placé comme réserviste des 23 sélectionnés pour la Coupe du Monde 2010. Mercredi dernier, face à la Bosnie à Saint-Gall (victoire 2-1) Ronnie faisait son retour avec la Seleçao et, cette fois, comme titulaire. Même s'il n'a rien perdu de son toucher de balle, le génial Brésilien, placé derrière les deux attaquants Damiano et Neymar, est apparu emprunté et n'a jamais pu rythmer les échanges. Menezes, qui lui a pourtant toujours apporté son soutien déclarant vouloir en faire un de ses cadres en vue de " leur " Coupe du Monde, avait après la rencontre la critique acerbe : " Il était en dessous de ses standards habituels. A plusieurs reprises, il n'a pas réussi à faire la dernière passe pour terminer les mouvements, ce qui est d'ordinaire sa caractéristique première. " A 31 ans, Ronnie semble souffrir quand le rythme augmente. Si ses partenaires, dont Ganso (" c'est un génie... ce serait toujours mieux de l'avoir avec nous) qui l'a remplacé face à la Bosnie à la 60e, ne le lâchent pas, ce n'est pas le cas de la vox populi. A la question posée par le site brésilien IG Esportes " Quel joueur doit quitter la Seleçao ?", 63 % des sondés pointaient Ronaldinho. Coupable d'une bévue incroyable, Julio Cesar est arrivé en deuxième position avec 20 % des suffrages. Depuis le début de l'année, Ronnie semble retomber dans ses travers (clubbing et autres joyeusetés de la nuit), les cinq mois d'arriérés de salaire non-payés par la société Traffic qui était à la base de son transfert vers Flamengo n'aident évidemment en rien. Son grand-frère et agent, Roberto Assis a déjà menacé les dirigeants rubro-negro d'un nouveau départ pour l'Europe si le différend financier n'était pas réglé.... THOMAS BRICMONTLa société à la base de son transfert lui doit cinq mois de salaire.