Les qualifications Amsud sont particulièrement laborieuses pour le Brésil qui n'a pas été capable de prendre la mesure du Pérou (1-1) dans un stade Morumbi de Sao Paolo comble. Certes l'entrejeu des visiteurs était bien étoffé mais cela n'explique pas tout. Les Brésiliens ont manqué d'imagination et ont préféré jouer la carte personnelle. De quoi rendre furieux les 50.000 supporters qui n'ont pas eu le loisir d'apprécier un bel explo...

Les qualifications Amsud sont particulièrement laborieuses pour le Brésil qui n'a pas été capable de prendre la mesure du Pérou (1-1) dans un stade Morumbi de Sao Paolo comble. Certes l'entrejeu des visiteurs était bien étoffé mais cela n'explique pas tout. Les Brésiliens ont manqué d'imagination et ont préféré jouer la carte personnelle. De quoi rendre furieux les 50.000 supporters qui n'ont pas eu le loisir d'apprécier un bel exploit individuel. D'ailleurs, ils ont dû patienter jusqu'à la 31e minute pour qu'un des leurs, Marcelinho Carioca, décoche le premier tir cadré. Heureusement pour la Seleçao, elle a une nouvelle fois pu compter sur un coup d'éclat de son vieux Romario qui, à la 65e, inscrivait déjà son huitième but dans cette compétition. A 35 ans, l'attaquant du Vasco de Gama n'a pas fini de surprendre et a déclaré qu'il avait bien l'intention de continuer jusqu'à 2004. D'ici-là, il aura encore amélioré son total de 53 buts et se sera rappoché du record (77 buts) appartenant à Pelé. La cote de la Seleçao a fortement dégringolé ces derniers temps. Ainsi si, en 1994, le cachet pour un match amical tournait autour des 45 millions de francs, il n'est plus que de 18 actuellement. Si à l'époque, la fédération brésilienne percevait 45 millions de francs pour une rencontre amicale, elle a dû revoir ses prétentions à la baisse et accepter de jouer contre la Thaïlande pour 13,5 millions. Autres données attestant cette baisse d'intérêt : les chutes des taux d'écoute télévisés et du nombre de spectateurs. S'ils étaient 71.000 en moyenne à assister aux rencontres en 1994, ils sont à peine plus de 30.000 actuellement. Si le Pérou ne possède pratiquement plus aucune chance de se qualifier, il n'en a pas moins joué franchement sa chance. L'égalisation arrachée à la 78e par Pajuelo était totalement méritée. En effet, à la mi-temps voyant que les Brésiliens éprouvaient de grosses difficultés à se dépêtrer de la toile tissée au milieu du jeu, le coach péruvien Uribe décida de lancer dans la bagarre deux attaquants Pizarro, qui évolue à Brême, et Mendoza. C'est surtout ce dernier qui obligea le gardien adverse, Rogerio Ceni, à multiplier les parades pour éviter une défaite dramatique.