Romans Vainsteins a remporté au sprint la sixième étape de Tirreno-Adriatico, marquée par la chute, à 500 mètres de la ligne, du leader du classement général, Sergei Ivanov. Victime d'une commotion et de coupures, celui-ci a dû abandonner, laissant ainsi la victoire à Davide Rebellin.
...

Romans Vainsteins a remporté au sprint la sixième étape de Tirreno-Adriatico, marquée par la chute, à 500 mètres de la ligne, du leader du classement général, Sergei Ivanov. Victime d'une commotion et de coupures, celui-ci a dû abandonner, laissant ainsi la victoire à Davide Rebellin. La Course des Deux Mers est une épreuve qui réussit bien à Romans Vainsteins, un Letton né le 3 mars 1976 à Talsi. C'est en effet cette course qui l'a révélé au grand public, voici deux ans, lorsqu'il a remporté la première étape au nez et à la barbe de deux compagnons d'échappée: Laurent Jalabert et Michele Bartoli. Il aurait même pu remporter l'épreuve s'il n'avait pas commis une erreur sur le parcours final. Vainsteins a onze ans lorsqu'il commence à rouler à vélo. Quatre ans plus tard, il part à l'école spéciale pour sportifs de Murjani, près de Riga, où il entame une carrière de pistard. A 18 ans, il passe aux courses sur route.A 17 ans, il visite l'Europe et décide de s'installer à Gand, où il séjourne pendant six ans. Il porte le maillot de l'équipe nationale lettonne et remporte des courses comme le Circuit Franco-Belge ou Gand-Wervik. Il termine également deuxième du Championnat d'Europe pour -23 ans, derrière l'Italien Mirko Celestino, et participe aux Jeux Olympiques d'Atlanta. En 1997, il s'établit en Italie, à Bergame, et commence à courir pour la formation amateur For Tre. Il est notamment sacré champion du monde militaire. A la fin de l'année, il est engagé comme professionnel au sein de l'équipe Kross Selle Italia. En 1999, il passe chez Vini Caldirola. Outre deux victoires partielles à Tirreno-Adriatico, il s'impose dans une étape du Giro et remporte Paris-Bruxelles. En 2000, il remporte à nouveau une étape de Tirreno-Adriatico et fait bonne figure au Tour de France ainsi que dans plusieurs classiques de la Coupe du Monde, dont il termine troisième au classement général, derrière Zabel et Tchmil, avant de rétrograder à la cinquième place. Mais son heure de gloire reste à venir: le 15 octobre 2000, il est sacré champion du monde à Plouay. Deuxième du classement UCI, il rompt son contrat chez Vini Caldirola et est engagé chez Domo-Farm Frites.