Les amours d'été sont parfois surprenantes. Celui de Daan Heymans avec les filets adverses a commencé comme un coup de foudre, prenant la forme de deux buts pour faire tomber Courtrai dans l'anonymat d'un samedi soir à huis clos. Malgré les roses qui s'accumulent, pour former un bouquet de six au bout des huit premières sorties de la saison, l'attaquant de Waasland-Beveren reste à l'abri des radars. Un peu comme sur les terrains, où il brille dans l'art de sortir de l'ombre au bon moment.
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Les amours d'été sont parfois surprenantes. Celui de Daan Heymans avec les filets adverses a commencé comme un coup de foudre, prenant la forme de deux buts pour faire tomber Courtrai dans l'anonymat d'un samedi soir à huis clos. Malgré les roses qui s'accumulent, pour former un bouquet de six au bout des huit premières sorties de la saison, l'attaquant de Waasland-Beveren reste à l'abri des radars. Un peu comme sur les terrains, où il brille dans l'art de sortir de l'ombre au bon moment. Depuis le début de saison, Nicky Hayen a installé Heymans derrière l'attaquant. À l'abri des muscles des charnières centrales adverses, où son manque de puissance et de vitesse le priveraient forcément d'exister. Là, entre les lignes, le jeune Anversois peut faire parler son sens de la brèche, une qualité que développent souvent ceux qui doivent se faire une place au soleil par la ruse plutôt que par la force. Comment passe-t-on du flair de l'espace à celui des filets ? La métamorphose des chiffres de Daan Heymans impressionne. L'an dernier, ses rares apparitions (259 minutes) n'avaient débouché que sur trois tirs au but, sans jamais forcer le gardien à se retourner. Même en D2, entre Lommel et Westerlo, il n'était pas parvenu à franchir la barre des quatre buts au bout d'une saison. Quelle recette a donc trouvé Nicky Hayen ? La position, d'abord, dans le sillage d'un hyperactif Joe Efford qui multiplie les appels, souvent vers les côtés, et libère la zone offensive dans laquelle Heymans peut s'engouffrer. Des contre-attaques, ensuite, puisque les pensionnaires du Freethiel affichent une moyenne de 44% de possession de balle, et en profitent pour s'offrir plus d'espace sur les reconversions. Et des centres, enfin. Car ce sont eux qui permettent vraiment à Daan Heymans de se frayer un chemin dans la surface adverse, où il est capable de s'infiltrer au bon moment pour, très souvent, se créer une opportunité. En seize ballons touchés dans la surface depuis le début de saison, il a frappé à onze reprises. En plus, Heymans vise souvent juste. Le Belge s'est créé cinq big chances, et a trouvé la faille à trois reprises sur ces grosses opportunités. Une moyenne de 60% qui fait de lui la référence nationale, le seul avec Marius Noubissi à afficher des stats supérieures à 50% parmi ceux qui se sont créés au moins cinq big chances en huit journées. Le signe d'un joueur qui, après avoir longuement cherché le chemin des filets, semble avoir trouvé sa voie, en carburant à l'abri des volumineuses carrosseries généralement installées en défense centrale.