Lancée en grande pompe par Roland Louf, directeur marketing et communication de l'Union Belge, la campagne We Believe a dû composer avec une nouvelle actualité négative pour la Maison de Verre : affaire Tchité plus règlement de comptes entre Jean-Marie Philips et Michel Sablon,... De quoi déjà mettre en péril cette tentative de lifting ?
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Lancée en grande pompe par Roland Louf, directeur marketing et communication de l'Union Belge, la campagne We Believe a dû composer avec une nouvelle actualité négative pour la Maison de Verre : affaire Tchité plus règlement de comptes entre Jean-Marie Philips et Michel Sablon,... De quoi déjà mettre en péril cette tentative de lifting ? Les premières réactions par rapport à la campagne sont assez négatives. Les gens disent qu'ils attendent des résultats pour croire à nouveau dans le football belge et ceux qui le dirigent.. . Roland Louf : Le message de We Believe n'est pas exclusivement lié au concept des Diables Rouges. Par cette campagne, nous voulons promouvoir la candidature pour la Coupe du Monde 2018, la formation des jeunes, rendre de la visibilité à nos sponsors... Le but n'est pas de récupérer des points d'image ou de la notoriété mais de susciter l'enthousiasme. Autre projet : redonner un public fidèle à l'équipe nationale via la création du fan club des Red Devils. Pour en revenir aux Diables Rouges, tous les consultants affirment que nous avons une génération de grands talents et si on ne peut pas commencer à y croire maintenant, on ne le fera jamais. On dépeint l'immobilisme des gens de la Fédération et quand celle-ci lance un projet positif, on trouve encore à y redire. Comment l'UB est-elle parvenue à débourser 600.000 euros alors que le budget global a été plusieurs années de suite déficitaire ? Le message est mal passé. Grâce à des accords avec nos sponsors médiatiques, nous avons à notre disposition des supports qui ne nous coûtent rien. Belgium Posters nous fournit un réseau d'affichage, des quotidiens nous offrent des espaces publicitaires. Et donc, sur les 600.000 euros, à savoir la valeur de la campagne, l'Union Belge doit seulement sortir de sa poche environ 25.000 euros pour la confection des spots radio-télé, des visuels,... Croyez-moi : si l'UB avait 600.000 euros, c'est vers un plan de formation des jeunes qu'elle aurait destiné cette manne. Autre critique : le choix des légendes. Des figures comme Marc Wilmots ou Michel Preud'homme n'ont pas été retenues ! Il fallait agir rapidement et certaines personnalités n'étaient pas disponibles au moment voulu. Mais le nombre de douze légendes est purement symbolique. La Legends Foundation va s'atteler à rassembler d'autres figures et, qui sait, faire monter ce nombre à 50 ou 100 ! Des activités vont être organisées, comme des soirées impliquant les légendes.