La Coupe du Monde est terminée et le Brésil l'a heureusement remportée, faisant prévaloir le jeu créatif. Il a rappelé à point nommé que l'inspiration restait plus importante que l'organisation. Bien sûr, il faut penser à sa défense, mais pour le reste, il faut surtout donner vie au ballon. Une fois qu'il est conquis, il doit devenir une menace pour l'adversaire. Tout le monde n'a pas des Ronaldo (qu'est-ce qu'on est content pour lui!), Rivaldo et Ronaldinho dans son équipe mais pour marquer, il faut toujours jouer avec des attaquants sinon adios l'esprit de conquête. Les Diables Rouges ont le plus mal joué avec deux milieux défensifs et le mieux quand ils pensaient à la percussion, notamment en donnant sa chance à ...

La Coupe du Monde est terminée et le Brésil l'a heureusement remportée, faisant prévaloir le jeu créatif. Il a rappelé à point nommé que l'inspiration restait plus importante que l'organisation. Bien sûr, il faut penser à sa défense, mais pour le reste, il faut surtout donner vie au ballon. Une fois qu'il est conquis, il doit devenir une menace pour l'adversaire. Tout le monde n'a pas des Ronaldo (qu'est-ce qu'on est content pour lui!), Rivaldo et Ronaldinho dans son équipe mais pour marquer, il faut toujours jouer avec des attaquants sinon adios l'esprit de conquête. Les Diables Rouges ont le plus mal joué avec deux milieux défensifs et le mieux quand ils pensaient à la percussion, notamment en donnant sa chance à Sonck.Cela dit, on a été éliminé par les champions du monde sur le même score que celui de la finale. C'est bon signe. Et les Diables ont également été gratifiés du prix du fair-play, une magnifique récompense que tout le monde doit mettre en valeur.Avant le début de la Coupe du Monde, le plus grand magazine sportif du monde, l'hebdomadaire américain Sports Illustrated, avait regretté la présence de la Belgique en Asie: "L'équipe la plus ennuyeuse au monde, dommage que son voisin hollandais n'y aille pas à sa place". On a fait mentir cette appréciation et le monde entier a parlé du goal injustement annulé de Marc Wilmots contre les futurs champions. Ah, Willie! On ne parvient pas à croire qu'il arrête définitivement. Je veux bien parier que s'il est en pleine forme la saison prochaine, il reviendrait si on faisait appel à lui. C'est un passionné. Il a déjà dit non puis oui aux Diables...Et ce n'est pas parce que le néo-Montois Cédric Roussel peut-être surnommé le "nouveau Wilmots" qu'il remplacera le vrai Willie. La Belgique a rendez-vous avec la Bulgarie le samedi 7 septembre prochain pour son premier match de qualification de l'EURO 2004. On verra déjà si Aimé Anthuenis, le successeur de Robert Waseige, sera fidèle à sa réputation d'entraîneur conservateur, partisan de la prudence et de l'organisation. Avec lui, on sait ce que ça veut dire... Après l'annonce du départ de Waseige pour le Standard, Roger Vanden Stock, le président d'Anderlecht et vice-président de l'Union Belge, avait dit qu'il était toujours très content de son Aimé. "Le meilleur entraîneur de Belgique", avait-il prétendu. Mais il ne pensait déjà qu'à le refiler à la Fédération en faisant sa pub. En réussissant dans son entreprise, le président anderlechtois souligne avec force tout le pouvoir qu'il a pris dans le football belge. Anthuenis n'est sans doute pas un mauvais choix pour les Diables, mais encore un meilleur pour Anderlecht qui -avec Hugo Broos- devrait enfin abandonner le bleu de travail imposé par Anthuenis pour un peu de foot samba. Il y a trop de talent à Anderlecht pour ne pas montrer de plus jolies choses et -surtout- laisser tant de bons joueurs dans l'ombre. Broos aura fort à faire, évidemment, et il devra se montrer très courageux. Avec Mouscron, dernièrement, il a parfois eu tendance à se montrer un peu trop prudent avant de rectifier le tir et d'être audacieux. Il a aussi beaucoup trop critiqué l'arbitrage belge; notamment après la finale la coupe perdue contre Bruges au lieu d'engueuler ses joueurs inattentifs. Mais bon, Broos est un excellent choix pour Anderlecht: le meilleur possible actuellement. Le bonhomme est calme à côté du terrain et a toujours donné du cachet à ses équipes. Avec Bruges, il a gagné deux titres et deux coupes. Le vrai problème à affronter concerne le personnel joueurs qu'il a découvert et qui correspond surtout aux désirs d'Anthuenis. Mais il aurait tort de faire la fine bouche: Anthuenis a n'a pas utilisé tout le monde et le potentiel mauve reste le meilleur du pays. Evidemment, le défi est clair: être champion en mai 2003 et briller en coupe d'Europe. Hé ho, on parle d'Anderlecht ici et pas de Mouscron.En ce qui concerne les Hurlus, pourquoi ne pense-t-on jamais à Philippe Saint-Jean comme coach? John Baete