Rodrigo, comment jugez-vous la saison actuelle ?

Je la séparerai en deux temps. Il y a pour l'instant les classiques flamandes qui se finiront avec Paris-Roubaix. Tom Boonen et Fabian Cancellera sont pour l'instant en forme. Si on y ajoute Sagan et le jeune Sep Vanmarcke, nous avons quatre acteurs intéressants. Les classiques ardennaises qui suivront seront plus vallonnées. J'ai plus de craintes pour Philippe Gilbert. Il devra affronter la concurrence de Sagan qui est, se...

Je la séparerai en deux temps. Il y a pour l'instant les classiques flamandes qui se finiront avec Paris-Roubaix. Tom Boonen et Fabian Cancellera sont pour l'instant en forme. Si on y ajoute Sagan et le jeune Sep Vanmarcke, nous avons quatre acteurs intéressants. Les classiques ardennaises qui suivront seront plus vallonnées. J'ai plus de craintes pour Philippe Gilbert. Il devra affronter la concurrence de Sagan qui est, selon moi, impossible à battre. Je tiens aussi à l'oeil le champion du monde Costa et le Polonais Kwiatkowski. Mais j'ai quand même un coup de gueule à adresser. Je trouve dommage qu'on doive attendre La Flèche brabançonne pour voir Gilbert en Belgique. Je respecte son choix mais je suis surpris qu'il fasse l'impasse sur les classiques pavées. Maxime Monfort est de retour dans une équipe belge mais il ne roulera pas dans notre région avant le Tour de Wallonie. C'est la 100e édition de Liège-Bastogne-Liège. Si le départ du 100e Tour de France était donné à Londres, je ne pense pas que Mark Cavendish ferait l'impasse. J'ai effectivement commencé en 1990, après la retraite de Théo Mathy en octobre 1989. Les chiffres sont un peu mon dada. De plus, j'ai 50 ans et c'est la 100e édition de Liège-Bastogne-Liège ! Une série de capsules historiques sont en train d'être diffusées dans Le Week-end Sportif. Cette année, nous prendrons l'antenne plus tôt. Nous serons à Bastogne, dans la fameuse côte d'Houffalize où nos amis photographes prennent de merveilleux clichés. Ce sera un procédé technique assez compliqué mais nous tenions à mettre en évidence Bastogne, qu'on ne montre jamais alors que ce lieu donne son nom à la classique. Le temps de rentrer du Brésil et le Tour sera fini. Ce sera Laurent Bruwier derrière le micro. Il a déjà commenté le Tour plusieurs fois. Le Mondial est particulier car il se déroule dans un pays où je maîtrise la langue. Or, beaucoup de gens au Brésil ne parlent même pas l'anglais. Je pense donc pouvoir être utile dans l'équipe s'il y a des problèmes à régler. PAR SIMON BARZYCZAK" Je suis surpris de ne pas voir Philippe Gilbert en Belgique avant La Flèche brabançonne. "