Cet aménagement, c'est du jamais vu, non ?

A ma connaissance, c'est une première. Le seul précédent date de 1957, du temps de la RTB, lors de la finale de la Coupe Davis en zone européenne entre la Belgique de Washer/Brichant et l'Italie. Le duel était commenté en radio par Luc Varenne et il avait usé de son influence pour qu'on supprime les journaux parlés.
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A ma connaissance, c'est une première. Le seul précédent date de 1957, du temps de la RTB, lors de la finale de la Coupe Davis en zone européenne entre la Belgique de Washer/Brichant et l'Italie. Le duel était commenté en radio par Luc Varenne et il avait usé de son influence pour qu'on supprime les journaux parlés. C'est difficile à estimer, surtout avec la multiplication des écrans géants. J'admire ces gens capables de calculer des audiences avec un taux d'erreur réduit. Ce qui est certain, c'est que la mobilisation va être importante. Il y a quatre ou cinq ans, soit on regardait le match tout seul dans un coin et on hésitait à le dire, soit on...ne le regardait pas ! Quand j'avais quatre places à donner, personne n'en voulait. Aujourd'hui, les gens veulent vibrer. Mon gamin de 19 ans m'a dit qu'il irait voir le match avec ses copains d'unif. Avec les écrans géants, ce qui est particulier c'est que, quand un Belge marque, c'est tellement la fête que le public n'entend pas ce que je raconte dans les 30 secondes qui suivent ! On a tendance à l'oublier mais cette foule était déjà présente lors de l'Euro espoirs 2007. Le public comptait beaucoup de jeunes qui n'avaient pas connu les dernières bonnes années de notre équipe nationale. Certains auraient préféré plus tard pour l'audience. Mais mieux vaut commencer à 18 h et être certain d'être au Brésil après ! Des gens rentreront peut-être plus vite à leur domicile. Nous, on s'adapte. Marc Wilmots a eu son mot à dire et il est content de pouvoir rentrer assez tôt en Belgique. Je le vois plutôt comme la partie d'un ensemble. En juin dernier, on se disait qu'on était dans l'obligation de gagner ou de prendre un point. Désormais, nous avons notre sort entre les mains. Jusqu'à leur défaite contre l'Ecosse, les favoris du groupe étaient les Croates, ne l'oublions pas ! Si nous avions été obligés de gagner vendredi, le contexte aurait été difficile car, là-bas, l'ambiance est hostile. Les données ont changé. Maintenant, il est vrai qu'il ne faut pas oublier la mésaventure de la France en 1993 qui perd ses deux derniers matches ! Finalement, le duel le plus important sera peut-être celui contre le Pays de Galles. PAR SIMON BARZYCZAK" Avant, quand j'avais des places pour les Diables, personne n'en voulait. "