Le plus important, c'est le déplacement de prestige aux Pays-Bas ou bien la venue de l'Estonie dans la course à la qualification ?

Si nous étions après le dernier mondial, j'aurais dit que l'enjeu sportif par rapport à l'Estonie était compensé par l'intérêt footballistique lié aux Pays-Bas, demi-finaliste à l'époque. Mais les Néerlandais sont dans la même situation que nous après 2002. C'est donc une simple rencontre amicale. Cela reste les Pays-Bas, avec ce lien historique très fort : les Néerlandais qui venaient jouer chez nous dans les années 70-80 (souvent p...

Si nous étions après le dernier mondial, j'aurais dit que l'enjeu sportif par rapport à l'Estonie était compensé par l'intérêt footballistique lié aux Pays-Bas, demi-finaliste à l'époque. Mais les Néerlandais sont dans la même situation que nous après 2002. C'est donc une simple rencontre amicale. Cela reste les Pays-Bas, avec ce lien historique très fort : les Néerlandais qui venaient jouer chez nous dans les années 70-80 (souvent pour des raisons fiscales), les Belges (notamment les jeunes) qui ont ensuite inversé la tendance, etc. Mais, même s'ils auront l'occasion de répéter leur système, les Diables ne prendront aucun risque en vue de l'Estonie, surtout que la Grèce pourrait perdre ses premiers points. Il faut être prudent mais le contexte est différent. Nous étions à un an de l'EURO, les Français évoluaient dans le stade destiné à la finale, etc. En cas de résultat positif à Amsterdam, ne soyons pas trop euphoriques. Mais recevoir l'Estonie n'est pas la même chose qu'aller à Cardiff. A moins de remonter dans les années 60, je ne me souviens pas d'un groupe de qualifications aussi faible. Passer le Pays de Galles et défier le Portugal en demi-finale aurait été génial. Mais, sincèrement, la page est tournée. Ce qui est génial dans ce métier, c'est que, foot ou encore cyclisme, on passe vite à autre chose. En France. Nous sommes sortis à Lille, presque à domicile, dans un tableau favorable, face à une équipe individuellement moins forte et avec deux ans d'expérience de plus qu'au Brésil. Au mondial, l'Argentine était la meilleure équipe sud-américaine. Si Di Maria et Agüero n'avaient pas été blessés, elle aurait pu battre l'Allemagne en finale. Mais bon, comme je l'ai dit, j'ai tourné la page et, grâce au travail de Michel Lecomte, l'histoire de la RTBF avec les Diables continue. Je pense déjà à 2018. Depuis le mondial 2006, je suis impliqué dans la logistique (nombre de commentateurs à gérer, répartition des matches, etc.). Et la Russie n'est pas la France ou la Suisse. Hors de question. Il n'y aucune raison d'évoquer ce retour. PAR SIMON BARZYCZAK" La page de l'EURO est tournée et je pense déjà à la planification de 2018 " - RODRIGO BEENKENS