" La caïpirinha prend un goût de trappiste ", mention du philosophe Nietzsche lors de l'historique Brésil-Allemagne... Vos interventions ont marqué le public lors du Mondial. C'était préparé ou improvisé ?

C'est un mélange de tout. Au Brésil, j'ai souvent été seul et j'ai vécu avec la population. Il y avait une ambiance particulière et je me suis senti envoûté, ensorcelé. J'ai été en immersion totale et j'ai découvert une richesse inestimable. Dans mon travail, il y aura toujours une part d'improvisation et de préparation. La préparation devient de l'impro quand on sent le moment où il faut placer l...

C'est un mélange de tout. Au Brésil, j'ai souvent été seul et j'ai vécu avec la population. Il y avait une ambiance particulière et je me suis senti envoûté, ensorcelé. J'ai été en immersion totale et j'ai découvert une richesse inestimable. Dans mon travail, il y aura toujours une part d'improvisation et de préparation. La préparation devient de l'impro quand on sent le moment où il faut placer l'anecdote. Il y a parfois des choses qu'on note mais qu'on ne dit jamais. Je suis allé manger avec Roger Laboureur qui m'expliquait qu'il n'avait jamais réussi à sortir son Kim " Couillonne " au Mondial 1990. Sur Philippe, tout a été dit par Michel Lecomte. Je suis content de poursuivre avec lui pour deux raisons : sa compagnie est très agréable et c'est un porte-bonheur. Les Diables n'ont jamais perdu quand nous les commentions. Et comme on est tous un peu superstitieux... En football, on retient les résultats. Au Brésil, j'ai vu des équipes qui ont bien joué mais qui sont reparties trop tôt à la maison. Je suis rentré en Belgique deux jours après la finale et j'ai ressenti un contraste incroyable entre l'énergie positive au Brésil et le négativisme systématique qu'on trouve chez nous. Je suis parti en vacances en France et au Portugal et je n'ai reçu que des éloges. Attention, je ne dis pas que tout a été parfait : beaucoup de journalistes ont fait leur métier et il y a eu des critiques justifiées. Ce négativisme dépasse le cadre de la presse, il est à la fois général et en interne. J'ai le sentiment qu'on ressent le besoin de chercher des poux même quand cela va bien. C'est pareil à tous les niveaux : art, culture,... Cela m'énerve. Je ne sais pas si une nouvelle série de victoires changera la donne. Mon intuition me dit que, si cette atmosphère perdure, Wilmots va en avoir marre. Dans ce contexte, même si c'est un patriote, il risque de partir plus vite qu'on ne le croit... PAR SIMON BARZYCZAK" Les Diables n'ont jamais perdu avec Philippe Albert et moi aux commentaires. "