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Robinho, d'un point de vue purement technique, fait réellement partie du gratin mondial. Tous ses gestes sont réalisés avec une facilité exceptionnelle qui donne l'impression que toutes les parties de son corps agissent comme un aimant par rapport au cuir. Les ballons les plus difficiles à contrôler sont amortis et maîtrisés sans donner l'impression qu'il force son talent.
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Robinho, d'un point de vue purement technique, fait réellement partie du gratin mondial. Tous ses gestes sont réalisés avec une facilité exceptionnelle qui donne l'impression que toutes les parties de son corps agissent comme un aimant par rapport au cuir. Les ballons les plus difficiles à contrôler sont amortis et maîtrisés sans donner l'impression qu'il force son talent. Le joueur de l'AC Milan est un dribbleur fou et le roi du passement de jambe. Que ce soit à l'arrêt, au ralenti ou en pleine course, il réalise tous ses grigris avec une dextérité phénoménale. Il est capable de faire tourner en bourrique les défenseurs les plus expérimentés. Ceux-ci doivent absolument se concentrer sur le ballon car, s'ils regardent ses déhanchements, ils se font systématiquement embarquer sur une mauvaise voie. L'international brésilien est doté d'une excellente vitesse de démarrage. Grâce à sa souplesse dans les hanches, il se retourne comme l'éclair, ce qui le rend insaisissable pour ses adversaires. Cette accélération est surtout remarquable ballon aux pieds car il donne l'impression d'aller plus vite que ses adversaires sans ballon. La frappe de balle fait également partie des grandes qualités du Carioca. Il utilise toutes les surfaces pour frapper au but et, qui plus est, des deux pieds. La puissance de ses tirs dépend plus de sa technique hors du commun que de sa force musculaire. Il est aussi capable d'imprimer au ballon les trajectoires les plus surprenantes. A l'image d'un Lionel Messi, il fait partie du gratin mondial pour provoquer ses opposants dans le 1 contre 1. Il raffole de se lancer dans des slaloms, même dans les espaces les plus réduits. Il a parfois tendance à exagérer ses arabesques, ce qui peut lui donner l'image de quelqu'un qui aime se moquer de l'adversaire, principalement quand il est à l'arrêt et qu'il met le pied sur le ballon. A 27 ans, le numéro 70 des Rossoneri possède un solide background. Il a passé trois saisons en équipe première du FC Santos avant de débarquer, à 21 ans au Real Madrid. Son passage à Manchester City (de 2008 à 2010) et son arrivée à Milan, lui confèrent un vécu dans trois des plus grands championnats au monde. Sans oublier qu'il a déjà évolué 94 fois en Seleçao ! Sans être un véritable buteur, étant plus un préparateur qu'un finisseur, Robinho est très adroit devant le but, avec plus d'une centaine de buts inscrits au plus haut niveau. Il garde son sang-froid face au gardien et enroule ses frappes avec énormément de facilité. Sur coup franc direct axial, il se montre également très performant. Le meilleur joueur et buteur de la Copa America 2007 possède une excellente vision du jeu et évolue, le plus souvent, tête levée. De plus, c'est quelqu'un de totalement imprévisible pour ses adversaires, mais, malheureusement, aussi pour ses partenaires. Avec son mètre 72 et ses 60 kilos, le natif de Sao Vicente est d'un gabarit léger. Son poids l'empêche d'être performant dans les duels corps à corps. Avec sa course aérienne, il évite le plus possible les contacts. Sa vivacité et sa technique lui permettent aussi de masquer ce défaut. Il est rétif quant à son implication dans un schéma tactique strict. Il est préférable de le laisser dans un rôle libre sur le terrain pour lui permettre de donner la pleine mesure à son esprit créatif. Ce constat fait de lui un joueur susceptible de mettre en péril l'équilibre de toute une équipe. Il fait preuve, par moments, d'un excès d'individualisme. Il raffole se lancer dans des dribbles au milieu d'une forêt de jambes, alors qu'une simple passe aurait pu prendre à revers tous ses adversaires. C'est d'autant plus dommage qu'il possède une très bonne analyse de la situation, mais il est tellement amoureux du ballon ! Son volume de jeu n'est pas extraordinaire car c'est un joueur qui a tendance à ne se mettre en mouvement que quand il est en mesure de pouvoir recevoir le ballon. Il fait rarement des appels de balle pour créer l'espace pour un partenaire, ce qui le rend statique quand il n'est pas concerné par la phase. Son travail en perte de balle est carrément réduit à néant. Il se contente de rester à l'affût d'une éventuelle perte de balle adverse plutôt que de se lancer dans un pressing éreintant voire de se repositionner pour le bien du collectif. Pour un joueur avec un tel potentiel, Robishow est quelqu'un qui manque clairement de constance. Il évolue par à-coups et ses prestations, même brillantes, le sont rarement 90 minutes durant. Sa remise en question, par rapport aux matches moins importants ou en tout cas moins excitants, est loin d'être évidente. Par contre, il répond souvent présent dans les grands rendez-vous. O Principe (le prince), comme on le surnomme aussi, n'est pas quelqu'un qui adore être servi dans la profondeur. Il préfère jouer en décrochage et recevoir le ballon dans les pieds pour ensuite provoquer l'adversaire en filant vers le but. A sa décharge, il évolue souvent dans des équipes qui dominent où les joueurs de contre-attaques sont moins importants. NÉ EN 1963, ÉTIENNE DELANGRE JOUA COMME DÉFENSEUR AU STANDARD DE 1981 À 1992 (267M EN D1 ET 6B, CHAMPION EN 82 ET 83). EX-CHARGÉ DE COURS À L'ÉCOLE DU HEYSEL, IL COACHA DE LA P1 À LA D1 (CHARLEROI). PAR ÉTIENNE DELANGRE