La romance avait mal débuté. Persuadé d'avoir signé pour le fastueux Chelsea, Robinho se retrouva chez le " modeste " Manchester City dans les dernières heures du mercato d'été 2008. Le génial Brésilien était alors l'atout charme numéro un de la politique ambitieuse et financièrement généreuse des nouveaux propriétaires des Citizens. Dix-huit mois plus tard, l'homme aux 42 millions d'euros (record pour un club anglais) n'a que trop peu fait rêver les Îles. Quatorze buts en Premier League pour sa première saison, d...

La romance avait mal débuté. Persuadé d'avoir signé pour le fastueux Chelsea, Robinho se retrouva chez le " modeste " Manchester City dans les dernières heures du mercato d'été 2008. Le génial Brésilien était alors l'atout charme numéro un de la politique ambitieuse et financièrement généreuse des nouveaux propriétaires des Citizens. Dix-huit mois plus tard, l'homme aux 42 millions d'euros (record pour un club anglais) n'a que trop peu fait rêver les Îles. Quatorze buts en Premier League pour sa première saison, des chiffres qui masquèrent le peu d'emprise sur le jeu d'un City middle-class bouclant l'an dernier au 10e rang. Mais c'est surtout cette saison que cela s'est gâté pour Robinho. L'arrivée de Carlos Tevez et d' EmmanuelAdebayor chez les Skyblues l'a d'abord éclipsé médiatiquement. Et puis, plusieurs pépins physiques l'ont régulièrement écarté du onze de Mark Hugues. Enfin, l'arrivée du coach Roberto Mancini en décembre a définitivement mis un terme à l'idylle, du moins pour cette année. Car si O Principe évolue aujourd'hui à Santos, il appartient toujours à City qu'il l'a prêté pour six mois... Très vite, on put deviner que le tacticien italien ne portait pas le dribleur brésilien en haute estime. Comme en témoigne son remplacement à l'heure de jeu le 16 janvier dernier à Everton, alors qu'il avait fait son apparition à la 9e minute. La semaine dernière, le petit Pelé n'a pas hésité à tacler Mancini en retour : " Il a un mode de fonctionnement différent. Au Brésil, les entraîneurs respectent les caractéristiques de leurs joueurs... " Pour justifier ses problèmes à Madrid, Robinho avait déjà sorti l'alibi du coach (" Capello n'aimait pas les Brésiliens "). A Manchester, on a un autre son de cloche pour expliquer son rendement trop irrégulier. " J'estime juste que, physiquement, il n'a pas su être au niveau de la Premier League ", a pointé Mark Bowen, le manager assistant des Citizens. Ce retour à Santos, chez lui, où il multiplia les prouesses entre 2002 et 2005 s'inscrit dans une optique de relance à l'approche de la Coupe du Monde. Robinho, élément clef de la sélection d'un Dunga pourtant peu souple avec les artistes, ne veut pas laisser passer sa chance de briller en AfSud. Ce come-back au pays est d'ailleurs à la mode chez les stars auriverde déchues. Adriano a retrouvé la joie de jouer à Flamengo, Ronaldo est redevenu Fenomeno à Corinthians, où il a été rejoint par Roberto Carlos. A Santos, Robinho est resté une icône. Arrivé en hélicoptère pour sa présentation avec Pelé à son bras, il ne peut décevoir d'autant que le club paulista doit payer son salaire (130.000 livres par semaine !). Pour rassurer tout le monde, il a donné la victoire à ses couleurs pour son retour face à Sao Paulo sur une talonnade acrobatique géniale. Dans le pur style " robinhien " qui a fait sa gloire sur Youtube. THOMAS BRICMONT