Le lundi de Pentecôte, il y aura exactement un an que Roberto Martinez s'est vraiment imposé. Il a écarté Radja Nainggolan de sa sélection pour la Coupe du monde, alors que de grands clubs européens faisaient la file à l'AS Rome pour lui ravir le médian, vanté par de grands entraîneurs. C'était là un bizarre dualisme. Martinez a dû affronter l'ire de quasi tout le pays. Il a fait preuve d'un grand courage en ramant à contre-courant, sachant qu'en cas de moins bonne prestation, le public réclamerait Nainggolan.
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Le lundi de Pentecôte, il y aura exactement un an que Roberto Martinez s'est vraiment imposé. Il a écarté Radja Nainggolan de sa sélection pour la Coupe du monde, alors que de grands clubs européens faisaient la file à l'AS Rome pour lui ravir le médian, vanté par de grands entraîneurs. C'était là un bizarre dualisme. Martinez a dû affronter l'ire de quasi tout le pays. Il a fait preuve d'un grand courage en ramant à contre-courant, sachant qu'en cas de moins bonne prestation, le public réclamerait Nainggolan. Aujourd'hui, les quelques doutes entourant Roberto Martinez se sont dissipés. Le Catalan a conduit cette génération tant vantée à la troisième place du Mondial. Le quart de finale contre le Brésil a sans doute été le match le plus remarquable de l'histoire des Diables Rouges. Martinez possède suffisamment d'empathie pour prendre la température du groupe. Il prône la clarté tout en étant ouvert au dialogue. Il veut que ses joueurs réfléchissent et il ne les étouffe pas sous toutes sortes de règles. Jamais il n'a laissé percer le moindre signe de mauvaise humeur, y compris dans ses rapports avec la presse. Un an plus tard, Roberto Martinez est toujours le même, si ce n'est que son étoile brille plus fort. Il avait déjà été cité au Real Madrid et, la semaine passée, on affirmait que le Barça voyait en lui le parfait successeur d' Ernesto Valverde. Entre-temps, la rumeur a été démentie par les faits. Roberto Martinez se plaît au sein de la fédération belge de football. Il s'occupe de nombreuses choses. Son ardeur au travail contraste singulièrement avec celle de la plupart de ses prédécesseurs. Samedi, l'équipe nationale poursuit sa route vers l'EURO, avec un match contre le Kazakhstan puis, trois jours plus tard, contre l'Écosse. L'EURO est le prochain rendez-vous. Avec une équipe toujours brillante. Ensuite, le contrat de Martinez arrive à terme. Plus personne ne parle de Nainggolan en équipe nationale, bien qu'il ait signé un excellent second tour de compétition avec l'Inter Milan. Le Real a remporté la Ligue des Champions 2018, face à Liverpool. À l'issue du match, on avait pu voir Simon Mignolet enlacer et consoler le gardien allemand Lorius Karius, qui avait gaffé. Cette fois, les joueurs de Liverpool ont fait la fête et Divock Origi s'est à nouveau distingué. Ce titre est une récompense pour Jürgen Klopp, qui a pu investir 180 millions en transferts cette saison et a transmis sa passion à son noyau. Un pressing élevé, qui enferme l'adversaire, la conquête du ballon dans des duels acharnés, c'est le football qu'il veut voir. Les joueurs ont dû s'adapter au rythme de travail de Klopp qui, comme Mauricio Pochettino, l'entraîneur des Spurs, dispense des séances lourdes et accorde rarement un jour de congé. Liverpool va maintenant édifier une statue à l'Allemand. Comme Dortmund. Genk va bientôt entamer la préparation de la saison suivante avec un nouvel entraîneur : Felice Mazzù. Celui-ci est un homme chaleureux, qui convient bien à ce club et qui, fils de mineur, connaît bien l'ADN de la région. Nul ne doute de sa compétence. Ce n'est pas un hasard si le nom de Mazzù a déjà circulé au Standard, au Club Bruges et à Gand. Mazzù ne parle pas néerlandais et n'a jamais travaillé parmi l'élite absolue. Il part à la découverte de ses limites. Mais la question la plus essentielle est ailleurs : avec quelle équipe le champion va-t-il entamer la saison ? Qui va partir et comment le Racing va-t-il combler ces brèches ? Les réponses à ces questions seront déterminantes pour la poursuite du conte de fées.