Après Monza, le Liégeois vit sa deuxième expérience à l'étranger: à Aberdeen, dans le championnat d'Ecosse.
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Après Monza, le Liégeois vit sa deuxième expérience à l'étranger: à Aberdeen, dans le championnat d'Ecosse.Roberto Bisconti: Je revis complètement. Aberdeen a une bonne presse en Ecosse, c'est un club sympa qui essaye de jouer au football. Ce n'est pas le cas de toutes les équipes, évidemment. Et ce n'est pas facile de soigner le spectacle car les adversaires laissent très peu l'occasion de jouer. On est directement pressé. Vous passez pour un joueur fragile: comment supportez-vous les incessants contacts du championnat d'Ecosse?La grande différence avec la Belgique, c'est qu'il faut être totalement au point physiquement pour jouer ici. Si vous n'êtes qu'à 80%, n'essayez même pas de monter sur la pelouse car vous serez bouffé. Alors qu'en Belgique, un joueur en petite forme peut encore avoir son mot à dire. Les Ecossais vont au duel, ne comptez pas sur eux pour retirer le pied. Aussi bien à l'entraînement qu'en match. Et notre coach danois, Ebbe Skovdahl, entretient cet état d'esprit.Est-ce facile de vivre dans l'ombre des deux grands de Glasgow?Evidemment, on peut retirer l'échelle après le Celtic et les Rangers. Mais la compétition derrière ces deux géants est intéressante et Aberdeen joue la tête dans cette espèce de D2. Nous avons une moyenne de 13.000 spectateurs à domicile, et l'ambiance dans notre petit stade est toujours phénoménale.Vous visiez un championnat plus relevé quand vous avez décidé de quitter Charleroi, non?J'avais des touches sérieuses en Angleterre et en Espagne. Il ne restait pour ainsi dire plus qu'à signer le contrat. Mais les scouts des deux clubs concernés auraient voulu me revoir une dernière fois en match avant de prendre une décision définitive. Malheureusement, je n'ai plus pu jouer avec le Sporting, à cause des rumeurs nées suite au fameux match à Alost. Je suis persuadé que mon éviction m'a privé d'un plus beau transfert. Mais bon, je dois être honnête et reconnaître que je garde de très bons souvenirs de ma saison à Charleroi. Seul le dernier mois a été pourri.Gand était aussi intéressé par vos services, en fin de saison passée.C'est vrai, mais je voulais quitter la Belgique. J'en avais marre qu'on me pointe systématiquement du doigt dès qu'il y avait un problème dans le club. Cette réputation, j'en avais plein les baskets... Gand a entre-temps acheté Verschuere et n'a pas à s'en plaindre: tout le monde est content. (P. Danvoye)