Roberto Bisconti : " Je suis incontestablement un veinard. Grâce au football, j'ai pu obtenir les maillots de deux joueurs sacrés Ballon d'Or par le magazine français France Football. Le premier, qui est aussi celui qui me tient le plus à c£ur, est celui de l'ancien attaquant bulgare du FC Barcelone, Hristo Stoïchkov. Je l'ai obtenu avant une joute amicale disputée avec le Standard, en 1996, contre le Barça. Nous avions, à l'époque, réalisé un partage (2-2) face aux Blaugrana, avant de nous imposer lors de l'épreuve des tirs au but. Plus tard, toujours avec les Rouches, j'ai troq...

Roberto Bisconti : " Je suis incontestablement un veinard. Grâce au football, j'ai pu obtenir les maillots de deux joueurs sacrés Ballon d'Or par le magazine français France Football. Le premier, qui est aussi celui qui me tient le plus à c£ur, est celui de l'ancien attaquant bulgare du FC Barcelone, Hristo Stoïchkov. Je l'ai obtenu avant une joute amicale disputée avec le Standard, en 1996, contre le Barça. Nous avions, à l'époque, réalisé un partage (2-2) face aux Blaugrana, avant de nous imposer lors de l'épreuve des tirs au but. Plus tard, toujours avec les Rouches, j'ai troqué ma vareuse contre celle d'un autre avant de renom : le Libérien George Weah, alors actif à l'AC Milan. C'est d'ailleurs sous les couleurs des Rossoneri que Mister George fut sacré meilleur joueur au monde par vos confrères. Dans ma carrière, à l'occasion du traditionnel échange des maillots, j'ai le plus souvent jeté mon dévolu sur un attaquant ou un milieu offensif. Je ne cache pas qu'il m'aurait plu de récolter la tunique de Diego Maradona, qui reste à tout jamais mon footballeur préféré. Malheureusement, je n'ai jamais eu la chance de croiser sa route. C'est dommage, car je possède bon nombre de choses qui le concernent : des cassettes, ainsi que le livre qui lui a été consacré par le journaliste français Michel Di Tria. Mais la cerise sur le gâteau, à savoir une vareuse du Pibe de Oro, je ne l'ai pas et je ne la posséderai sans doute jamais. A défaut, je me suis rabattu sur celle du meilleur ami du génial Argentin : Claudio Caniggia, qui défendait les couleurs des Rangers Glasgow au moment où j'évoluais en Ecosse, à Aberdeen. Je me souviens que sur le terrain, à Ibrox Park, soucieux de glaner son beau maillot bleu roi, je m'étais adressé à lui en italien, une langue qu'il avait apprise auparavant au contact du Calcio, à Vérone et à l'Atalanta Bergame et il s'était juré de s'exécuter au terme du match. Malgré sa rentrée prématurée au vestiaire, il vint lui-même frapper à la porte de notre vestiaire sitôt la rencontre terminée et il me remit son maillot. La grande classe, franchement ! Je n'ai qu'un regret aujourd'hui, la trentaine passée : celui de ne pas avoir entamé ma collection plus tôt. Et pourtant, les opportunités n'ont pas manqué. Mais j'étais encore trop timide à l'adolescence. Vous me croirez ou non mais j'ai eu un jour l'occasion de sympathiser, non loin de la gare des Guillemins, avec Roberto Baggio avant le quart de finale de la Coupe des Coupes entre le FC Liège et la Juventus en mars 91. Il ne me serait toutefois pas venu à l'idée, en ce temps-là, de lui quémander un autographe et, encore moins, une vareuse. Pourtant, Roby était de très bonne composition et j'aurais pu obtenir n'importe quoi de lui ce jour-là. Des cas pareils, j'en ai vécu plusieurs en début de trajectoire sportive. Et je râle de ne pas avoir été plus entreprenant. Aujourd'hui, la plupart de mes reliques font le bonheur de mes deux fils, Julian et Hugo. J'espère pouvoir encore leur offrir l'une ou l'autre vareuses de joueurs célèbres. Mais comme ils s'intéressent aussi à d'autres sports, le basket et la F1 entre autres, je vise aussi un maillot de Michael Jordan et un casque de Michael Schumacher. Si quelqu'un a un tuyau pour moi, il est le bienvenu ". par Bruno Govers