Assistera-t-on une nouvelle fois à une domination espagnole sans partage ? Cela fait trois ans que les Espagnols occupent à eux seuls le podium. Levi Leipheimer fut le dernier étranger dans le top 3 en 2001 et JanUllrich le dernier vainqueur en 1999. L'an dernier, ce furent même 18 coureurs espagnols qui terminèrent dans le top 20. Cette année, la Vuelta figure au calendrier du Pro Tour et les 20 meilleures équipes doiv...

Assistera-t-on une nouvelle fois à une domination espagnole sans partage ? Cela fait trois ans que les Espagnols occupent à eux seuls le podium. Levi Leipheimer fut le dernier étranger dans le top 3 en 2001 et JanUllrich le dernier vainqueur en 1999. L'an dernier, ce furent même 18 coureurs espagnols qui terminèrent dans le top 20. Cette année, la Vuelta figure au calendrier du Pro Tour et les 20 meilleures équipes doivent donc prendre le départ. Mais on doute que cette nouveauté changera vraiment la donne. Les équipes du top ne prendront pas le départ avec leurs meilleurs coureurs. Il s'agira au mieux de candidats aux prochains championnats du monde à Madrid, dont la Vuelta empruntera le parcours lors des derniers kilomètres et qui aura lieu exactement une semaine après l'arrivée. Ou alors des déçus du Tour de France, au rang desquels on retrouve Dennis Menchov (Rabobank), Santiago Botero ou Floyd Landis (tous deux Phonak). Il est déjà acquis que les grands noms comme Tom Boonen, Alessandro Petacchi ou Thor Hushovd rentreront chez eux une fois que les étapes de montagne pointeront à l'horizon. Pourtant, les organisateurs n'ont pas ménagé leurs efforts pour rendre le parcours moins espagnol ou en tout cas moins exigeant. Ils ont prévu neuf étapes de plat contre six l'an dernier ; trois étapes chronométrées totalisant à peine 84 km (contre 128 l'an dernier dont 29 km de montée vers la Sierra Nevada) et plus de contre-la-montre par équipes, après la démonstration d'US Postal l'an dernier. Les Espagnols sont donc toujours favoris et parmi eux Roberto Heras (31 ans, Liberty Seguros), trois fois vainqueur et dont la 45e place au Tour n'a pas eu trop d'influence négative. Il peut compter sur une équipe solide. Ensuite, Aitor Gonzalez, le Basque imprévisible de l'équipe Euskaltel vainqueur en 2002. TerminAitor n'a pas roulé au Tour de France après sa victoire au Tour de Suisse et la concurrence interne est quasi absente : Haimar Zubeldia a déclaré forfait et Iban Mayo a perdu beaucoup de crédit lors de la Grande Boucle. L'équipe Illes Baleares compte sur Francisco Mancebo en partance pour AG2R la saison prochaine. Les autres prétendants seront Carlos Sastre (CSC), Oscar Sevilla (Kelme), Constantino Zaballa (Saunier Duval-Prodir). Bref, Pro Tour ou pas et sauf surprise, le podium se disputera sans doute une nouvelle fois entre Ibériques. Loes Geuens