De passage au Mambourg samedi soir, Henri Depireux a peut-être parfaitement résumé la situation actuelle du Sporting de Charleroi, battu par le Germinal Beerschot (0-1). " Oufti, ce n'est pas un entraîneur qu'il faut ici ; c'est Dieu ", lâcha le Liégeois. Il est clair que, si on doit se baser sur ce qu'on a vu dans ce match, les Zèbres sont mûrs pour la D2. On a eu droit au pire : passes approximatives, manque d'initiatives, ratés monstr...

De passage au Mambourg samedi soir, Henri Depireux a peut-être parfaitement résumé la situation actuelle du Sporting de Charleroi, battu par le Germinal Beerschot (0-1). " Oufti, ce n'est pas un entraîneur qu'il faut ici ; c'est Dieu ", lâcha le Liégeois. Il est clair que, si on doit se baser sur ce qu'on a vu dans ce match, les Zèbres sont mûrs pour la D2. On a eu droit au pire : passes approximatives, manque d'initiatives, ratés monstrueux, perte totale de confiance,... Le coach n'a pas essayé de faire croire n'importe quoi. Robert Waseige : J'ai beau chercher, je ne parviens pas à trouver des motifs de satisfaction. Si ce n'est, peut-être, le fait qu'Adekanmi Olufade ait de nouveau tenu le coup pendant plus d'une heure. C'est à peu près tout. Après nos défaites précédentes, j'avais pu mettre l'accent sur l'une ou l'autre éclaircie. Sur de petites choses qui pouvaient me laisser penser que cette équipe allait mieux. Mais, cette fois, rien de tout cela. Tout le monde a vu que nous n'avions pas de force de percussion, devant. Mais, pour que les attaquants puissent être dangereux, il faut encore leur amener de bons ballons. Sur une heure et demie, Charleroi n'a envoyé qu'un tir cadré et a placé une reprise de la tête. C'est évidemment beaucoup trop peu. Enfin bon, le point positif, c'est que nous n'avons perdu que trois points. Parce que, si j'en crois mon confrère anversois, le Germinal Beerschot méritait d'en prendre au moins quatre... Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : notre adversaire nous a bien neutralisés et sa victoire ne se discute pas. Certains avaient peut-être un peu froid... Il doit y en avoir quatre ou cinq qui ont fait correctement leur boulot. C'est tout. A côté de cela, j'ai vu des choses inquiétantes. Des gars chevronnés devenus très fébriles. Un match pareil doit leur rappeler qu'il est dangereux de se prendre au sérieux. J'ai aussi vu un réserviste qui n'avait pas ses protège-tibias au moment où il allait monter au jeu. A la limite, ça devrait nous faire rire ! C'est incompréhensible. Cette semaine, nous avions consacré deux entraînements entiers à la répétition des phases arrêtées. Vous avez vu ce que ça a donné en match. C'est le genre de choses qui doivent exaspérer les spectateurs. (P. Danvoye)Propos recueillis par Pierre Danvoye