" Il y a... 50 ans, le 4 octobre 1959, un phénomène disputait le dernier de ses 47 matches (21 buts) en équipe nationale : Rik Coppens. Après une dégelée (9-1) subie face aux Pays-Bas, il avait quitté le terrain avec le sourire aux lèvres. L'Union Belge ne lui pardonna pas ce trait d'humour anversois. Cet artiste, originaire du Kiel, a cassé la baraque au Beerschot où on ne vit plus jamais un tel talent avant l'éclosion de Juan Lozano. Si je me souviens bien, je l'ai croisé sur les terrains de D1 alors qu'il évoluait au Crossing de ...

" Il y a... 50 ans, le 4 octobre 1959, un phénomène disputait le dernier de ses 47 matches (21 buts) en équipe nationale : Rik Coppens. Après une dégelée (9-1) subie face aux Pays-Bas, il avait quitté le terrain avec le sourire aux lèvres. L'Union Belge ne lui pardonna pas ce trait d'humour anversois. Cet artiste, originaire du Kiel, a cassé la baraque au Beerschot où on ne vit plus jamais un tel talent avant l'éclosion de Juan Lozano. Si je me souviens bien, je l'ai croisé sur les terrains de D1 alors qu'il évoluait au Crossing de Molenbeek, rue de Normandie, après un passage à l'Olympic de Charleroi. Coppens était le Diego Maradona belge des années 50. Des milliers de spectateurs se pressaient dans les stades rien que pour le voir à l'£uvre. Cet attaquant de petite taille, solide sur pattes, inventait mille et un trucs et dribbles balle au pied. Lui prendre le cuir était quasiment impossible. Son sens de l'esquive serait dû, ai-je lu, à sa passion pour le hockey sur glace quand il était jeune. Rik se serait tourné vers le football sur les plages de Sète, dans le sud de la France, en 1940, où sa famille s'arrêta après l'exode suscité par le début de la deuxième guerre mondiale. Son humour anversois était décapant et la presse se régalait de ses bons mots et de ses fantastiques histoires. C'est toujours un showman et il narguait souvent ses opposants sur le terrain. Ce fut le cas lors d'un Belgique-Islande en 1957 (8-3) quand il demanda à un autre clown génial, Popeye Piters, du Standard, de botter un penalty de façon très spéciale. Le Liégeois glissa le ballon sur la droite pour Rik, parti des 16 m, et qui n'était pas en position hors jeu au moment de la passe, lequel se fit un plaisir de marquer. C'était et c'est toujours autorisé mais on n'avait jamais vu cela en Belgique. Rik fut aussi le héros d'un grand Belgique-Angleterre (4-4) durant la Coupe du Monde 54. Il marqua aussi un but cette année-là lors d'un match amical de légende, à Bruxelles, contre l'Allemagne (2-0, Pol Anoul du FC Liégeois signa l'autre goal). On n'imagine pas le retentissement que ces deux succès eurent. En 1954, l'Angleterre n'avait été vaincue que par la Hongrie, en match amical à Londres. Coppens était alors au sommet de son art. L'Anversois (79 ans) ne remporta qu'un Soulier d'Or, le premier, en 1954. A l'époque, on ne pouvait obtenir qu'une fois ce trophée. Sans cela, son armoire serait remplie de Souliers d'Or. Il coacha Berchem, le Club Bruges et le Beerschot mais ce métier-là lui convenait moins que celui de star des pelouses. "né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing). coppens face à l'angleterre en 1954propos recueillis par pierre bilic