Il y a les bêtes de concours et les élèves moyens qui avancent sans brio. En 2010-2011, les Standardmen ont longtemps mérité le bonnet d'âne avant de réussir spectaculairement leur session d'examens de fin de saison, de dynamiter les PO1 et de gagner la Coupe. Cette saison, les Rouches sont en panne de succès depuis le début des PO1 après une première moitié de saison intéressante. Les faits importants de la campagne 2011-2012 constituent des éléments à charge et à décharge d'un coach à propos duquel une question est désormais posée : oui ou non a-t-il les épaules de l'emploi ?

NON: Il a trop souvent changé de système de jeu

En début de saison, José Riga a insisté sur la nécessité de jouer au ras du sol. Mémé Tchité était le seul homme de pointe et il n'a pas manqué d'exprimer son mécontentement à propos de sa solitude au c£ur des défenses adverses et de ses courses inutiles. Après des tâtonnements et le retour de Cyriac, Riga a opté pour un 4-4-2 qui fit merveille à Poltava en Europa League. En octobre et en novembre, le Standard navigua avec la même formation : Bolat ; Goreux, Kanu, Felipe, Pocognoli ; Bia, Vainqueur, Van Damme, Seijas ; Cyriac et Tchité. Seijas était l'homme de la création et des idées au c£ur du jeu. Les consultants ont tous souligné les équilibres de cette équipe qui impressionna face au Club Bruges. La blessure de Van Damme, d'abord, le premier arrêt de Tchité, avant celui de Cyriac, ont enrayé la mécanique et le profil tactique de l'équipe a changé.

Même si le désir de jouer haut était maintenu, la ligne médiane a progressivement perdu le fil de ses projets. Riga a essayé le 4-2-3-1 et la compo de la ligne médiane réservait une ou deux surprises chaque semaine. A la fin de la phase classique, le bilan de Riga (4e : 51 points, 43 buts pour, 33 contre) était pourtant meilleur que celui de Dominique D'Onofrio un an plus tôt (6e : 49 points, 50 buts pour, 38 contre). La tendance s'est inversée durant les PO1. Après cinq journées en 2010-2011, le Standard comptait 5 succès, 12 buts pour, 5 contre. Actuellement, les Liégeois désolent avec trois nuls et deux défaites, 4 buts pour, 8 contre.

Pourquoi le Standard a-t-il grandi durant les PO1 en 2010-2011 et s'y écroule-t-il cette saison ? Avec l'aide de Sergio Conceiçao, DD s'est comporté en chef de guerre poussant sans cesse ses troupes. Riga s'énerve moins mais la vraie différence réside ailleurs. En 2010-2011, les Rouches ont sorti leur portefeuille en automne et en hiver pour acheter Jelle Van Damme et Kanu. Leur apport a été considérable pour une équipe qui, de plus, n'avait pas de programme européen. Et Roland Duchâtelet n'a pas été aussi généreux que Luciano D'Onofrio !

Cette saison, le Standard ne s'est pas renforcé durant le mercato alors que les problèmes de la ligne médiane et de l'attaque se précisaient. Une injection de maturité et de fraîcheur aurait fait du bien. Il fut question de Maicon, l'attaquant brésilien de Volyn Lutsk, un club ukrainien. L'affaire ne se fit pas : Michel Preud'homme ne se serait pas contenté du jeune Imoh Ezekiel, aurait hurlé et Maicon serait venu. Riga se tait et paye poliment la note : son effectif est sur les genoux après 54 matches de compétition qui ont usé les organismes (nombreux blessés) et il bricole avec ou sans Nacho Gonzalez, beau joueur mais qui est incapable de jouer deux matches par semaine. Dominique D'Onofrio tentait des coups et a parfois été servi par la chance.

Riga n'a pas la même veine, cela s'est vu à Genk. En PO1, le Standard méritait de battre Anderlecht et le Club Bruges mais ne récolta que deux nuls. A Genk, par la force d'événements extraordinaires, il a été incapable de préserver le 0-2 acquis au repos. La blessure et le retrait de Tchité ont été décisifs mais n'expliquent pas tout. Une équipe bien en place ne vole pas en éclats suite au retrait d'un ses joueurs, aussi important soit-il. Le Standard savait que Genk tenterait de renverser la vapeur. La ligne médiane a cédé et les cadres de sa défense (qui ne manquent pas de maturité) sont passés par la fenêtre en deuxième mi-temps. Ils ont offert les trois buts à Genk. Le Standard a la plus mauvaise attaque des PO1 et seul Courtrai a encaissé plus de buts. C'est forcément le reflet d'une qualité de jeu en chute libre. Un stratège doit trouver les solutions à tous les problèmes qui se posent au cours d'un match. A Genk, Riga l'a été durant 45 minutes.

En interne, on entend que Riga est un bon entraîneur mais qu'il n'a pas la carrure du Standard. Ces voix affirmaient-elles la même chose en début de saison ? Pas sûr mais l'heure des prix, c'est maintenant. A Genk, Riga était particulièrement accablé.

NON: Il n'a pas cerné son potentiel joueurs en été

C'était certes après le houleux passage de témoins entre les anciens et les nouveaux patrons de Sclessin, mais c'est une période essentielle pour un coach qui entend développer ses idées. Il est évident que le clan D'Onofrio influençait encore pas mal de joueurs en été mais ce danger n'a-t-il pas été exagéré ? Le dégraissage de l'effectif a écarté les pro-D'Ono mais privé le coach de quelques belles cartes.

Quand le Club Bruges s'est séparé de Nabil Dirar, Christoph Daum a exprimé son mécontentement dans les médias. Le transfert de Christian Benteke vers Genk n'a pas déclenché la même colère dans le chef de Riga. Est-il trop gentil ? Le coach a mis ce départ au passif de l'ancienne direction en affirmant que l'attaquant, déçu par le sort qui lui était réservé après chaque prêt, voulait partir.

La réalité a des teintes diverses. Riga a dit en début de saison qu'il fallait sans cesse répéter les mêmes choses à Benteke, utile en Coupe d'Europe puis snobé en championnat. Riga ne misait pas sur Benteke, son troisième ou quatrième attaquant. Dans le cas contraire, il l'aurait convaincu de rester. Il a signé à Genk pour 1.250.000 euros. Anderlecht courtise cet attaquant qui vaut désormais entre 3 et 4 millions d'euros. Même s'il a dû patienter avant de faire son trou à Genk, on comprend désormais tout ce que Benteke aurait pu apporter à la division offensive du Standard, dévastée par les blessures, en panne sèche comme le Sahara.

Riga a probablement estimé qu'il était paré offensivement sans Benteke : ce n'est pas le cas. D'autres joueurs évacués auraient pu rendre des services : Pape Camara, Franck Berrier, Mbaye Leye, Aloys Nong. Il fallait les garder sous la main et s'en défaire en fin de saison. Valenciennes a acquis Camara pour une croûte de pain : 400.000 euros. Or, il a un abattage supérieur à celui de Yoni Buyens et il aurait certainement pu remplacer William Vainqueur quand ce dernier a commencé à tirer la langue.

QUI: Le travail de transition ne peut pas être sous-estimé

Il y a un an, à l'occasion du cinquième match des PO1, le Standard aligna le 11 suivant au Club Bruges : Bolat ; Opare, Kanu, Mangala, Pocognoli ; Carcela, Camara, Witsel, Van Damme ; Nong, Tchité. Si les blocs défensifs sont comparables, il ne faut pas oublier le départ de Mangala. Mais le gros du problème se situe dans la ligne médiane. On ne remplace pas Carcela, Camara, Witsel et Defour du jour au lendemain. Personne ne peut en douter et Riga a composé une ligne médiane dans l'urgence en changeant de style de jeu, d'occupation du terrain, de circulation du ballon. Et ce n'était pas rien car le temps était compté. Zurich a tremblé avant de barrer la route des poules de la Ligue des Champions au Standard.

En Europa League, les Liégeois ont sorti Helsingborg avant de survoler leur groupe (Copenhague, Hanovre, Poltava) et d'éliminer Cracovie. En huitièmes de finale, Hanovre fut plus fort. Si les chiffres comptent en championnat, ils sont intéressants aussi sur la scène européenne : 14 matches, deux défaites. Et sur ce théâtre-là, Riga a signé des coups à Helsingborg ou à Hanovre. C'était du grand art avec une équipe entreprenante, contrôlant la circulation du ballon, toujours bien groupée. Les distances entre les lignes étaient réduites. Peu de coaches auraient réussi à changer de cap en aussi peu de temps. Vainqueur s'est fondu tout de go dans la ligne médiane. Tous les témoins ont souligné l'esprit de corps, l'organisation, le mental et la qualité du jeu européen des Liégeois. Riga était dans le bon sur ces scènes-là. Capable de se sublimer en Coupe d'Europe, le Standard a accusé le coup sur la scène belge à partir du mois de janvier.

Les PO1 tournent mal mais on ne peut pas nier le bon bilan européen. Cette campagne européenne ne s'explique pas par le hasard. Mais elle a eu un prix : la surcharge de travail. Vainqueur, Seijas, Buyens ou Gakpé n'ont jamais vécu à un tel rythme. Même de vieux roublards comme Van Damme et Tchité y ont laissé des plumes.

QUI: Il est l'homme d'un nouveau projet

Le Standard entend exploiter pleinement son centre de formation et Riga a fait confiance à des promesses comme Bia ou Batshuayi. Ce dernier dégouline de talent mais, à Genk, on a vu tout ce qui le différencie pour le moment de Tchité. Avec lui, la défense limbourgeoise a paniqué, commis des erreurs et le Standard aurait probablement remporté cette rencontre haut la main.

Le banc n'était pas à la hauteur : le coach n'est pas le seul à l'indiquer du doigt. Cela dit, il reste cinq matches : mais comment réagir avec un effectif aussi affaibli. Riga n'a pas le choix : il doit tenter un baroud d'honneur sans un attaquant de métier. Dur, dur...

PAR PIERRE BILIC

Au mercato d'hiver, Duchâtelet n'a pas été aussi généreux que D'Onofrio : Riga paye la note.

Le Standard a la plus mauvaise attaque des PO1.

Il y a les bêtes de concours et les élèves moyens qui avancent sans brio. En 2010-2011, les Standardmen ont longtemps mérité le bonnet d'âne avant de réussir spectaculairement leur session d'examens de fin de saison, de dynamiter les PO1 et de gagner la Coupe. Cette saison, les Rouches sont en panne de succès depuis le début des PO1 après une première moitié de saison intéressante. Les faits importants de la campagne 2011-2012 constituent des éléments à charge et à décharge d'un coach à propos duquel une question est désormais posée : oui ou non a-t-il les épaules de l'emploi ? En début de saison, José Riga a insisté sur la nécessité de jouer au ras du sol. Mémé Tchité était le seul homme de pointe et il n'a pas manqué d'exprimer son mécontentement à propos de sa solitude au c£ur des défenses adverses et de ses courses inutiles. Après des tâtonnements et le retour de Cyriac, Riga a opté pour un 4-4-2 qui fit merveille à Poltava en Europa League. En octobre et en novembre, le Standard navigua avec la même formation : Bolat ; Goreux, Kanu, Felipe, Pocognoli ; Bia, Vainqueur, Van Damme, Seijas ; Cyriac et Tchité. Seijas était l'homme de la création et des idées au c£ur du jeu. Les consultants ont tous souligné les équilibres de cette équipe qui impressionna face au Club Bruges. La blessure de Van Damme, d'abord, le premier arrêt de Tchité, avant celui de Cyriac, ont enrayé la mécanique et le profil tactique de l'équipe a changé. Même si le désir de jouer haut était maintenu, la ligne médiane a progressivement perdu le fil de ses projets. Riga a essayé le 4-2-3-1 et la compo de la ligne médiane réservait une ou deux surprises chaque semaine. A la fin de la phase classique, le bilan de Riga (4e : 51 points, 43 buts pour, 33 contre) était pourtant meilleur que celui de Dominique D'Onofrio un an plus tôt (6e : 49 points, 50 buts pour, 38 contre). La tendance s'est inversée durant les PO1. Après cinq journées en 2010-2011, le Standard comptait 5 succès, 12 buts pour, 5 contre. Actuellement, les Liégeois désolent avec trois nuls et deux défaites, 4 buts pour, 8 contre. Pourquoi le Standard a-t-il grandi durant les PO1 en 2010-2011 et s'y écroule-t-il cette saison ? Avec l'aide de Sergio Conceiçao, DD s'est comporté en chef de guerre poussant sans cesse ses troupes. Riga s'énerve moins mais la vraie différence réside ailleurs. En 2010-2011, les Rouches ont sorti leur portefeuille en automne et en hiver pour acheter Jelle Van Damme et Kanu. Leur apport a été considérable pour une équipe qui, de plus, n'avait pas de programme européen. Et Roland Duchâtelet n'a pas été aussi généreux que Luciano D'Onofrio !Cette saison, le Standard ne s'est pas renforcé durant le mercato alors que les problèmes de la ligne médiane et de l'attaque se précisaient. Une injection de maturité et de fraîcheur aurait fait du bien. Il fut question de Maicon, l'attaquant brésilien de Volyn Lutsk, un club ukrainien. L'affaire ne se fit pas : Michel Preud'homme ne se serait pas contenté du jeune Imoh Ezekiel, aurait hurlé et Maicon serait venu. Riga se tait et paye poliment la note : son effectif est sur les genoux après 54 matches de compétition qui ont usé les organismes (nombreux blessés) et il bricole avec ou sans Nacho Gonzalez, beau joueur mais qui est incapable de jouer deux matches par semaine. Dominique D'Onofrio tentait des coups et a parfois été servi par la chance. Riga n'a pas la même veine, cela s'est vu à Genk. En PO1, le Standard méritait de battre Anderlecht et le Club Bruges mais ne récolta que deux nuls. A Genk, par la force d'événements extraordinaires, il a été incapable de préserver le 0-2 acquis au repos. La blessure et le retrait de Tchité ont été décisifs mais n'expliquent pas tout. Une équipe bien en place ne vole pas en éclats suite au retrait d'un ses joueurs, aussi important soit-il. Le Standard savait que Genk tenterait de renverser la vapeur. La ligne médiane a cédé et les cadres de sa défense (qui ne manquent pas de maturité) sont passés par la fenêtre en deuxième mi-temps. Ils ont offert les trois buts à Genk. Le Standard a la plus mauvaise attaque des PO1 et seul Courtrai a encaissé plus de buts. C'est forcément le reflet d'une qualité de jeu en chute libre. Un stratège doit trouver les solutions à tous les problèmes qui se posent au cours d'un match. A Genk, Riga l'a été durant 45 minutes. En interne, on entend que Riga est un bon entraîneur mais qu'il n'a pas la carrure du Standard. Ces voix affirmaient-elles la même chose en début de saison ? Pas sûr mais l'heure des prix, c'est maintenant. A Genk, Riga était particulièrement accablé. C'était certes après le houleux passage de témoins entre les anciens et les nouveaux patrons de Sclessin, mais c'est une période essentielle pour un coach qui entend développer ses idées. Il est évident que le clan D'Onofrio influençait encore pas mal de joueurs en été mais ce danger n'a-t-il pas été exagéré ? Le dégraissage de l'effectif a écarté les pro-D'Ono mais privé le coach de quelques belles cartes. Quand le Club Bruges s'est séparé de Nabil Dirar, Christoph Daum a exprimé son mécontentement dans les médias. Le transfert de Christian Benteke vers Genk n'a pas déclenché la même colère dans le chef de Riga. Est-il trop gentil ? Le coach a mis ce départ au passif de l'ancienne direction en affirmant que l'attaquant, déçu par le sort qui lui était réservé après chaque prêt, voulait partir. La réalité a des teintes diverses. Riga a dit en début de saison qu'il fallait sans cesse répéter les mêmes choses à Benteke, utile en Coupe d'Europe puis snobé en championnat. Riga ne misait pas sur Benteke, son troisième ou quatrième attaquant. Dans le cas contraire, il l'aurait convaincu de rester. Il a signé à Genk pour 1.250.000 euros. Anderlecht courtise cet attaquant qui vaut désormais entre 3 et 4 millions d'euros. Même s'il a dû patienter avant de faire son trou à Genk, on comprend désormais tout ce que Benteke aurait pu apporter à la division offensive du Standard, dévastée par les blessures, en panne sèche comme le Sahara. Riga a probablement estimé qu'il était paré offensivement sans Benteke : ce n'est pas le cas. D'autres joueurs évacués auraient pu rendre des services : Pape Camara, Franck Berrier, Mbaye Leye, Aloys Nong. Il fallait les garder sous la main et s'en défaire en fin de saison. Valenciennes a acquis Camara pour une croûte de pain : 400.000 euros. Or, il a un abattage supérieur à celui de Yoni Buyens et il aurait certainement pu remplacer William Vainqueur quand ce dernier a commencé à tirer la langue. Il y a un an, à l'occasion du cinquième match des PO1, le Standard aligna le 11 suivant au Club Bruges : Bolat ; Opare, Kanu, Mangala, Pocognoli ; Carcela, Camara, Witsel, Van Damme ; Nong, Tchité. Si les blocs défensifs sont comparables, il ne faut pas oublier le départ de Mangala. Mais le gros du problème se situe dans la ligne médiane. On ne remplace pas Carcela, Camara, Witsel et Defour du jour au lendemain. Personne ne peut en douter et Riga a composé une ligne médiane dans l'urgence en changeant de style de jeu, d'occupation du terrain, de circulation du ballon. Et ce n'était pas rien car le temps était compté. Zurich a tremblé avant de barrer la route des poules de la Ligue des Champions au Standard. En Europa League, les Liégeois ont sorti Helsingborg avant de survoler leur groupe (Copenhague, Hanovre, Poltava) et d'éliminer Cracovie. En huitièmes de finale, Hanovre fut plus fort. Si les chiffres comptent en championnat, ils sont intéressants aussi sur la scène européenne : 14 matches, deux défaites. Et sur ce théâtre-là, Riga a signé des coups à Helsingborg ou à Hanovre. C'était du grand art avec une équipe entreprenante, contrôlant la circulation du ballon, toujours bien groupée. Les distances entre les lignes étaient réduites. Peu de coaches auraient réussi à changer de cap en aussi peu de temps. Vainqueur s'est fondu tout de go dans la ligne médiane. Tous les témoins ont souligné l'esprit de corps, l'organisation, le mental et la qualité du jeu européen des Liégeois. Riga était dans le bon sur ces scènes-là. Capable de se sublimer en Coupe d'Europe, le Standard a accusé le coup sur la scène belge à partir du mois de janvier. Les PO1 tournent mal mais on ne peut pas nier le bon bilan européen. Cette campagne européenne ne s'explique pas par le hasard. Mais elle a eu un prix : la surcharge de travail. Vainqueur, Seijas, Buyens ou Gakpé n'ont jamais vécu à un tel rythme. Même de vieux roublards comme Van Damme et Tchité y ont laissé des plumes. Le Standard entend exploiter pleinement son centre de formation et Riga a fait confiance à des promesses comme Bia ou Batshuayi. Ce dernier dégouline de talent mais, à Genk, on a vu tout ce qui le différencie pour le moment de Tchité. Avec lui, la défense limbourgeoise a paniqué, commis des erreurs et le Standard aurait probablement remporté cette rencontre haut la main. Le banc n'était pas à la hauteur : le coach n'est pas le seul à l'indiquer du doigt. Cela dit, il reste cinq matches : mais comment réagir avec un effectif aussi affaibli. Riga n'a pas le choix : il doit tenter un baroud d'honneur sans un attaquant de métier. Dur, dur... PAR PIERRE BILIC Au mercato d'hiver, Duchâtelet n'a pas été aussi généreux que D'Onofrio : Riga paye la note. Le Standard a la plus mauvaise attaque des PO1.