En arrivant l'été dernier du Standard, où il avait connu une expérience très enrichissante de T2 de Dominique D'Onofrio, José Riga (48 ans) découvrit un club en plein doute.
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En arrivant l'été dernier du Standard, où il avait connu une expérience très enrichissante de T2 de Dominique D'Onofrio, José Riga (48 ans) découvrit un club en plein doute. " De nombreux joueurs de la saison dernière étaient toujours à Mons et j'ai directement senti que le vestiaire était traumatisé. Ces gars-là n'avaient pas encore éliminé les séquelles de la descente. Ils y avaient cru jusqu'au bout, si bien que c'était encore plus dur à avaler pour eux. Ma première mission a été de rendre de la vie à ce groupe. C'était urgent, d'autant que tout le monde nous attendait au tournant. Avant même le premier match de la saison, Mons était déjà déclaré champion ! Pourtant, tout le monde sait que c'est extrêmement difficile de remonter directement après avoir basculé. J'ai dû faire un tri. J'avais une trentaine de joueurs : c'était beaucoup trop. Je me suis limité à un groupe de 20 têtes, dont deux gardiens. J'ai opté pour un vrai mélange : des garçons qui avaient connu la descente, des jeunes qui étaient réservistes dans des clubs de D1, des gars formés à l'Albert. Il y avait des profils fort différents et une dizaine de nationalités. Ma plus belle réussite a été de créer un vrai collectif avec des gens aussi différents. La période de préparation m'a donné certains apaisements. Nous n'avons pas perdu un seul match amical. J'avais chassé le goût de la défaite, c'était une... première victoire ! Parallèlement, c'est tout le club qui a montré des signes de redressement. Toutes les cellules se sont mises à revivre, le sang coulait à nouveau dans les veines de l'Albert. Les nouvelles infrastructures d'entraînement ont été terminées en septembre, c'était une étape importante dans la progression de ce club. Nous avons joué la tête du classement pendant tout le premier tour, puis le mercato d'hiver a été un nouveau tournant : nous n'avions pas le droit à l'erreur et nous ne nous sommes pas trompés. Nous avons fait venir trois joueurs : trois coups dans le mille. Mohamed Dahmane, Emmanuel Coquelet et Alberto Malusci ont été directement rentables. Nous avons vite refait le petit retard que nous avions sur Overpelt-Lommel puis nous avons carrément pris le commandement des opérations. C'était très bien parti, la montée se rapprochait de semaine en semaine, puis il y a eu cet amoncellement de pépins. Roberto Mirri, qui avait déjà été blessé au premier tour, a été victime d'un hématome dans la région des reins : une blessure très rare. Coquelet a été touché par un staphylocoque : pas banal non plus. Dare Nibombe s'est occasionné une fracture de fatigue : pas de chance. Et pour couronner cette série noire, il y a eu cette décision de l'Union Belge de nous retirer les points pris contre Beringen-Heusden-Zolder. Rien ne nous a été épargné. Mais nous avons maintenu le cap ". PIERRE DANVOYE