La décision d' Albert Cartier d'aligner tous ses jeunes face au Club Bruges, lors de la 27e journée de championnat, aura quelque peu contrarié les plans d' Olivier Guilmot. Après 26 journées, il était le dernier joueur de champ de notre compétition à totaliser 100 % de temps de jeu. Secrètement, il espérait sans doute atteindre la 34e journée sans la moindre interruption. L'initiative de Cartier l'en aura privé mais, quoi qu'il en soit, la saison d'Olivier est déjà une grande réussite. Désormais titulaire à part entière, il est incontestablement une des révélations de ce championnat. Au cours des deux saisons précédentes, Olivier avait comptabilisé 23 apparitions en équipe fanion. Cette saison, il n'avait pas encore raté la moindre minute de jeu. ...

La décision d' Albert Cartier d'aligner tous ses jeunes face au Club Bruges, lors de la 27e journée de championnat, aura quelque peu contrarié les plans d' Olivier Guilmot. Après 26 journées, il était le dernier joueur de champ de notre compétition à totaliser 100 % de temps de jeu. Secrètement, il espérait sans doute atteindre la 34e journée sans la moindre interruption. L'initiative de Cartier l'en aura privé mais, quoi qu'il en soit, la saison d'Olivier est déjà une grande réussite. Désormais titulaire à part entière, il est incontestablement une des révélations de ce championnat. Au cours des deux saisons précédentes, Olivier avait comptabilisé 23 apparitions en équipe fanion. Cette saison, il n'avait pas encore raté la moindre minute de jeu. A l'analyse, le parcours d'Olivier m'apparaît singulièrement bien géré. Je dirais même maîtrisé et toujours guidé par le bon sens et donc le bon choix. Affilié à Ath, il n'a que 16 ans lorsqu'il devient titulaire en 1re Provinciale puis en Promotion. Roland Louf le repère et lui propose de le rejoindre, en D3, chez les Francs Borains dont il est le manager. Pour Olivier, cette proposition lui permet de franchir un nouveau palier dans sa progression sportive sans pour autant mettre en péril la licence universitaire qu'il a entamée à la FUCAM. Quand, quatre ans plus tard, Roland Louf, devenu entre-temps manager de La Louvière, reviendra à la charge pour la deuxième fois, Olivier, lui, détient un diplôme d'ingénieur commercial. Il ne lui reste plus qu'un mémoire de fin d'études à rédiger, alors pourquoi ne pas tenter sa chance en D1... Ce qui est remarquable c'est qu'à chaque étape de son ascension sportive, les décisions sont prises par lui seul, sans agent, sans parents, en tête à tête avec Louf ou un autre. Preuve d'une maturité et d'une lucidité responsables. Privilégiant à chaque fois des clubs à sa mesure et dont le caractère familial lui assure plus de chances réelles de jouer. La convergence de tous ces facteurs favorables ne peuvent pas être que le fruit du hasard. Il y a derrière tout cela une énorme capacité de se prendre en charge, un sens des responsabilités inhabituel chez la plupart de nos footballeurs, et surtout beaucoup de volonté. Il semble avoir toujours choisi les bons clubs, qu'il y soit arrivé au bon moment, qu'il y ait rencontré les entraîneurs qui lui convenaient et qu'il ait pu parfaire son apprentissage au côté de joueurs expérimentés comme GeorgesArts, Thierry Siquet et GeoffrayToyes.Son apprentissage de la D1 semble presque planifié tellement il sera parfaitement dosé et progressif. Les qualités de base étaient là : jeu de tête, vitesse, tacle, anticipation, montée au pressing. Il s'agissait dorénavant d'améliorer le placement et la relance. Avec Ariel Jacobs d'abord et Albert Cartier ensuite, c'est le luxe : Guilmot s'offre les deux post-formateurs idéaux. Guilmot est devenu, à ce jour, un des défenseurs les plus techniques du championnat. Chaque duel est gagné à la régulière. Pas besoin de recourir à l'arsenal des fautes dites professionnelles pour maîtriser son adversaire. Une carte jaune en 26 rencontres ! C'est rarissime pour un défenseur axial. Et lors du récent match de coupe contre Bruges, il a même réussi à jouer 90 minutes sans commettre la moindre faute. Comme il a considérablement amélioré son analyse des situations de jeu, son placement lui permet désormais d'anticiper, de couper les trajectoires et d'éviter au maximum les contacts. D'ailleurs il n'est jamais blessé... S ilvio Proto, son voisin de vestiaire, est en admiration devant son calme et son flegme. " Et puis il sait tout sur tout " ajoute-t-il, admiratif. Moi aussi je suis en admiration devant la réussite de ce dernier universitaire du foot belge. Je crois qu'il devra figurer au palmarès des révélations de l'année. A 26 ans en juillet, l'éclosion est d'autant plus spectaculaire que tardive. Presque programmée !nAndré RemyEn admiration devant la réussite de ce DERNIER UNIVERSITAIRE DU FOOT BELGE